Business-Model-Canvas&Lean-Canvas

Innover avec un business model

« Innover, c’est facile. La difficulté, c’est de transformer une innovation en vrai business. »
Michael Dell, fondateur de Dell

En d’autres termes, c’est bien beau d’innover, mais si cette innovation n’est pas profitable et ne vous rapporte pas de revenus, ça ne sert à rien ! Il faut donc une organisation et un modèle économique autour ce produit innovant ; et c’est dans cette optique que l’on vous parle aujourd’hui du Business Model Canvas et du Lean Canvas.

Business Model

Innover, c’est facile ?

Vous l’avez peut-être remarqué, nous parlons beaucoup d’innovation sur notre blog. Nous vous expliquons comment développer votre créativité et vous engager dans un processus d’innovation. Il en ressort que, toute entreprise – et tout le monde est capable d’innover. C’est vrai, mais il ne s’agit pas de créer dans son coin et d’être content de son innovation, sans qu’elle ne rapporte rien. Tout concept innovant se doit d’apporter une valeur ajoutée à la société, et surtout d’augmenter votre chiffre d’affaires et vos profits.

C’est dans ce sens qu’il est impératif de tracer le business model (ou modèle économique) liée à cette innovation. Et c’est là que les concepts de Business Model Canvas et Lean Canvas vous seront utiles. En fait ce sont là, d’une part, des outils similaires car ils visent un objectif commun qui est de définir le modèle économique de l’innovation que vous souhaitez mettre sur le marché.

D’autre part, ce sont deux méthodes complètement différentes car leur modélisation se focalise sur des facteurs distincts. En effet, le Business Model Canvas analyse la viabilité globale du produit pendant que le Lean Canvas valide la commercialisation de ce produit.

Qu’est ce que le Business Model Canvas?

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C’est un outil imaginé par le suisse Alexander Osterwalder, consultant en business et management, auteur et consignataire d’un livre en collaboration avec son directeur de thèse, le belge Yves Pigneur, à l’université de Lausanne (Suisse), Business Model Generation, 2008. Il a mis au point cette matrice à neuf composantes afin de formaliser à vue d’œil l’ensemble des éléments entrant en ligne de compte dans le processus d’innovation, en une seule page !

Le Business Model Canvas dresse un état des lieux synthétique du modèle économique d’une entreprise ou d’un projet d’innovation. Ainsi, dans un tableau à neuf blocs, vous pouvez voir votre business plan de neuf perspectives distinctes, mais non moins complémentaires :

  • Segments de la clientèle : Quels sont les clients potentiels ? Quels sont leurs besoins et leurs ressentis ? Qui sont les clients les plus importants ? Ce bloc permet de définir clairement la clientèle cible, ceux qui vont payer pour pouvoir consommer votre produit ou utiliser votre service innovant, à savoir si vous vous adressez à une clientèle de niche, un marché de masse ou une population variée…
  • Propositions de valeur : Qu’est ce que vous apportez au consommateur ? A quels besoins client répondez-vous ? Quelle est la valeur ajoutée de l’innovation ? Ici, vous évaluez l’apport qualitatif et quantitatif de votre produit. Ce sont les points forts et les plus de votre produit, susceptibles de provoquer l’effet « Wow » chez vos clients.
  • Canaux : Via quels canaux allez-vous promouvoir votre innovation ? Quels sont les plus rentables ? Les plus efficaces ? Il faut prendre en considération les canaux qui s’intègrent le mieux à votre produit et à vos clients. Cela permet de décider comment le produit sera vendu et acheminé au client final.
  • Relation client : Comment interagirez- vous avec vos clients ? Quels types de relation pour chaque segment de clientèle ? Via quels supports ? Ce bloc répertorie les moyens à utiliser pour communiquer avec vos clients, les fidéliser et répondre à leurs demandes. Là encore, en fonction de la clientèle cible, vous choisirez le meilleur support (email, assistance en ligne 7/7j, téléphone, magasins, etc. ?).
  • Sources de revenus : Pour quels services ou avantages complémentaires paieront vos clients ? Quelle sera votre méthode de commercialisation (vente direct, abonnement, forfait, prix fixes, …) ? Pour faire simple, vous énumérez tous les flux de rentrée d’argent possibles pour votre innovation et comment souhaitez-vous gérer le mécanisme des prix et de sa commercialisation ?
  • Ressources clés : Quelles sont les différentes ressources (humaines, financières ou matérielles) nécessaires au lancement de votre projet ? Cette composante reprend toutes les ressources indispensables au fonctionnement de votre produit ou service, celles sans lesquelles, vous ne pourrez pas  » faire tourner » votre business.
  • Activités clés : Quelles sont concrètement les activités indispensables au projet ? Quelles sont les plus importantes pour les autres composantes du business model canevas ? Il s’agit d’évaluer l’impact des activités inhérentes à votre entreprise et de mettre en avant les activités indissociables de votre produit.
  • Partenariats clés : Qui sont vos partenaires stratégiques et pourquoi en avez-vous besoin ?
    Dans ce bloc, vous jugez de la pertinence de travailler avec tel fournisseur ou tel sous-traitant. Vous décidez des critères de construction de votre réseau, du bien fondé des alliances avec la concurrence…
  • Structure des coûts : Qu’est-ce qui coûte cher à l’entreprise ? Quels sont les principaux coûts et dépenses ? Sont-ils variables ou fixes ? Cette composante aide à calculer tous les coûts liés à votre projet d’innovation, ceux intrinsèques à votre entreprise, les plus importants, etc. Cela vous aidera notamment à comprendre si votre business model est axé sur les coûts ou sur la valeur.

Exemple pratique : le business model canvas de Skype

Skype-Business-Model

Source : Businessmodelinc.com

Le Lean Canvas d’Ash Maurya

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Même si certains le confondent avec le Business Model Canvas, le Lean Canvas est un outil à part, inspiré il est vrai par le premier. Son créateur, Ash Maurya, entrepreneur et consultant américain, reconnaît avoir adapté le canevas du suisse Osterwalder aux principes du Lean Startup (approche spécifique de démarrage d’activité économique et de lancement de produit).

Le Lean Canvas de Ash Maurya propose des hypothèses relatives au business model de l’entreprise, en rajoutant les problèmes (et donc les solutions potentielles) qui émaneront du projet d’innovation. Sa nouvelle matrice garde les neuf cases, mais sépare le produit en lui-même du marché dans lequel évoluera l’entreprise dans des blocs parallèles.

Produit

  • Problème (top 3 des problèmes utilisateurs à résoudre). Identifiez également les alternatives existantes.
  • Solution (top 3 des fonctionnalités de votre produit résolvant le problème)
  • Indicateurs clés : statistiques et autres mesures de progrès du produit
  • Structures de coûts
  • Proposition de valeur unique (UVP) qui doit aboutir à un concept de haut niveau à mettre sur le marché

Product_Market

Marché

  • Segments de clients. Prenez également en considération les « early adopters » ou « premiers utilisateurs, bêta testeurs ».
  • Avantage concurrentiel de votre produit (ce qui ne sera pas facilement copié par les autres)
  • Canaux de distribution
  • Sources de revenus et de gains.

Le Lean Canvas se veut être une approche moins générique et beaucoup plus orientée entrepreneurs et startups là où le Business Model Canvas s’adresserait plus aux entreprises et aux stratégies de management et de marketing.

Business Model Canvas vs Lean Canvas : ce qu’il faut savoir

Attention! Le but, ici, n’est ni d’opposer les deux outils, ni de dire lequel est le meilleur, mais de vous présenter les subtilités de chaque matrice. Le site canvanizer.com (en anglais) spécialisé en téléchargement de matrices et de canevas de gestion de projets ou de business plan donne d’ailleurs dans le tableau ci-dessous une idée plus claire des différences entre le Business Model Canvas et le Lean canvas.

Lean-Canvas-vs-Business-Model-Canvas

A vous de juger et de choisir lequel de ces deux canevas est le plus adapté à votre business model. Ce qu’il faut retenir principalement de ces deux outils, c’est vous donne sur une page, un aperçu synthétique du modèle économique de votre innovation. Alors, vous êtes plutôt Business Model Canvas ou Lean Canvas ?

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Creativity-process-&-Ideation-for-Innovation

L’idéation et la créativité au service de l’innovation !

« Trouvez de bonnes idées et soyez innovant ! » Voilà une phrase que l’on entend assez souvent, mais que beaucoup ne savent toujours pas comment prendre. En effet de nos jours, tout le monde cherche à innover puisque c’est le meilleur moyen de rester compétitif ou mieux encore, de distancer ses concurrents. Toutefois, cela n’est pas toujours facile, et ce, malgré les nombreuses méthodes et techniques qui ont déjà été proposées.

Parmi les plus fréquemment évoquées et utilisées, on peut citer à titre d’exemple la technique de la fleur de lotus, la technique de concassage SCAMPER, le Dodécaèdre de Roger Von Oech, la méthode des 6 chapeaux de Bono, le Brainstorming et bien d’autres encore. Bien que ces différentes techniques soient dans l’ensemble très efficaces, force est de constater que beaucoup d’entre nous ont encore du mal à bien les appréhender et à les appliquer comme il faut. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons dans cet article de repartir à la source et de redécouvrir les principes de l’idéation et de la créativité, deux concepts essentiels et qui doivent être considérés dans tout processus d’innovation. Avant de rentrer dans le vif du sujet, commençons tout d’abord par définir ces deux concepts.

L’idéation, c’est quoi ?

John_Stuart_Mill_by_London_Stereoscopic_Company,_c1870
John Stuart Mill

Comme vous avez dû vous en apercevoir, le terme « idéation » a comme racine le mot « idée ». Ce dernier est ici appréhendé comme l’élément de base de la pensée. Elle peut être sensorielle, concrète ou encore abstraite en fonction de notre mode d’appréhension.

Néanmoins, il est bon de préciser ici que telle n’est pas la vraie origine du mot idéation. En effet, ce terme est un anglicisme tiré du mot « ideation », lequel a été inventé par le philosophe, logicien et économiste britannique John Stuart Mill.

L’idéation est avant tout un processus créatif ! C’est le processus qui est à l’œuvre dans la création, la production, le développement et la communication de nouvelles idées. Dans la pratique, elle consiste surtout en la génération, l’évaluation et le tri d’idées. Dans ce cas de figure, l’idéation doit passer par trois étapes essentielles.

La première consiste à explorer un espace de solutions larges et de dépasser toutes les limites possibles. Le but est ici de générer un maximum de nouvelles idées d’une grande diversité. Une fois cela fait, il faudra ensuite évaluer ces idées et en concevoir des prototypes à tester auprès des utilisateurs. C’est seulement après que doit intervenir le tri afin de retenir les idées jugées innovantes et réalisables.

Idéation et créativité : ce qu’il faut retenir

Tel que nous l’avons suggéré plus haut, l’idéation se présente comme un processus créatif. En d’autres termes, il s’agit d’une étape incontournable par laquelle on doit nécessairement passer pour se lancer dans l’innovation.

Par ailleurs, si nous nous focalisons beaucoup plus sur le concept de « créativité », il est avant tout à retenir que ce terme est un calque de l’américain « creativity« . Ce mot a été inventé dans les années 40 et il a été utilisé pour la première fois en France dans les années 50 par certains psychologues et psychanalystes.

De manière générale et plutôt simpliste, la créativité est définie comme la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer et appliquer un concept neuf. Toutefois, une fois que ce terme a commencé à entrer dans le langage courant, beaucoup lui ont donné leur propre définition.

Henri Piéron
Henri Piéron

À titre d’exemples, on peut citer celle de Henri Piéron, dans son ouvrage Vocabulaire de la Psychologie, PUF, 1954, qui la définit comme une « Fonction inventive, d’imagination créatrice, dissociée de l’intelligence, que l’on explore avec divers tests spéciaux (comme de trouver le plus de solutions possibles à certains problèmes) et qui n’a avec les QI classiques que de faibles corrélations ».

Pour, le Trésor de la langue française informatisé, il s’agit quant à lui de la « Capacité, pouvoir qu’a un individu de créer, c’est-à-dire d’imaginer et de réaliser quelque chose de nouveau, et en particulier, en sociopsychologie (appelée aujourd’hui : psychosociologie et/ou psychologie sociale, les limites sont parfois difficiles à préciser) capacité de découvrir une solution nouvelle, originale, à un problème donné. »

Enfin, à partir de toutes ces définitions, il existe aujourd’hui différents types de créativité en fonction du domaine dans lequel elle est appliquée. Ainsi, il y a ce que l’on appelle la créativité artistique, la créativité de design, la créativité scientifique, la créativité stratégique, la créativité sociale, la créativité organisationnelle, la créativité littéraire, la créativité mathématique et bien d’autres encore. Tout cela pour dire que la créativité intègre de nos jours tous les domaines de la vie sociale et économique et qu’elle constitue notre meilleure arme pour sortir vainqueur de l’arène à l’intérieur de laquelle on se trouve.

Le processus créatif

Maintenant que vous savez à peu près tout sur l’idéation et la créativité, nous allons les aborder d’un point de vue pratique et analyser ce qu’est réellement le processus créatif. Bien sûr, comme il s’agit d’un processus dynamique, il existe quelques étapes à suivre et nous allons vous les exposer une à une afin que vous puissiez bien les appréhender :

1. La définition du problème

C’est la première chose qu’il convient de faire ! Vous devez absolument définir le problème auquel vous faites face. Pour ce faire, un recadrage successif peut s’avérer nécessaire afin de trouver le résultat ou la solution finale. C’est seulement après que vous pouvez passer à la prochaine étape.

2. La saturation

Maintenant que votre problème vous paraît plus clair et mieux défini, il vous faudra opérer ce que l’on appelle la saturation. Ce que vous devez faire ici, c’est de vous baser sur ce qui existe afin trouver et accumuler toutes les informations disponibles en rapport avec votre problème.

Bien sûr, vous avez de nombreux outils à votre disposition pour cela : Internet, les magazines spécialisés, les conférences, les débats, etc., tout peut vous aider à trouver une idée neuve et originale vous permettant d’innover et de faire mieux que vos concurrents.

3. L’incubation

Une fois que vous avez obtenu toutes les informations dont vous avez besoin, il ne vous reste plus qu’à les digérer et laisser libre cours à votre imagination. Laissez travailler votre cerveau et essayez de faire les liens entre les différents éléments que vous avez en main. N’hésitez pas non plus à les dépasser, cela vous permettra de donner naissance à de nouvelles idées qui peuvent vous mener vers l’innovation tant recherchée.

4. L’illumination

On ne peut pas appeler l’illumination comme une étape à proprement parler. Cependant, comme il s’agit d’un élément très important dans le processus créatif, nous préférons le mettre en exergue ici afin que l’on ne puisse pas l’oublier.

L’illumination intervient quand une solution inattendue nous vient brusquement à l’esprit quand on fait quelques choses de banales (ou pas). Cela apparait le plus souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Toutefois, il faudra être prêt à prendre un support pour la noter et qu’elle ne nous échappe plus.

5. La vérification

Enfin, désormais que l’on a entre les mains de nouvelles idées pour se lancer dans l’innovation, il faudra alors passer à l’acte et vérifier si les idées en question sont efficaces ou non. Aussi, il ne faut pas ici hésiter à faire le nécessaire pour corriger les imperfections et améliorer ainsi ses idées au fil du temps et du processus.

En conclusion, vous savez maintenant tout ce qu’il faut savoir sur l’idéation et la créativité. À tout moment, vous pouvez donc vous servir de ces savoirs pour vous lancer dans l’innovation. Essayez d’appréhender ces concepts comme il faut et appliquez ce processus créatif dans les règles. Les résultats ne vous décevront pas.

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Babypreneurs-innovation

Babypreneurs : innover est un jeu d'enfant !

“Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.” Pablo Picasso

En anglais, on les appelle les « babypreneurs« , les enfants entrepreneurs, ils nous démontrent qu’il n’y a pas d’âge pour avoir de bonnes idées, ni d’ailleurs pour entreprendre !

Intéressons-nous aux parcours surprenants de 15 enfants et adolescents qui ont trouvé une bonne idée, ont créé leur entreprise et ont rencontré le succès !

D’où viennent leurs idées ? Comment s’explique leur réussite ? Comment s’en inspirer pour innover ?

Les babypreneurs ont des profils variés : certains sont de véritables petits génies du développement informatique, d’autres du marketing, d’autres encore ont simplement eu une bonne idée ; tous ont la soif d’entreprendre, de porter leurs idées et de concrétiser leurs projets.

Pour une majorité, leurs idées innovantes viennent répondre à des problématiques auxquelles ils ont été directement confrontés et qui se rapportent donc souvent à l’univers des enfants et des adolescents. Preuve qu’on est souvent les mieux placés pour innover dans le monde dans lequel on évolue. 

Parallèlement, ces jeunes entrepreneurs nous enseignent les secrets de la créativité : avoir un regard naïf, exempt de contraintes et de barrières permet à la créativité de s’exprimer pleinement et d’atteindre les sommets.

 

Moziah Bridges, 8 ans

« Real men should tie their own ties ! » (Les vrais hommes portent leurs propres créations !)

Moziah Bridges

Moziah Bridges, surnommé Mo, est aujourd’hui le plus jeune entrepreneur aux Etats-Unis.

A seulement 8 ans, il a créé sa propre entreprise, Mo’s Bows (les noeuds-papillon de Mo), de conception de noeuds-papillon d’inspiration années 30 faits main.

Son histoire débute avec son goût prononcé pour la mode. Ne trouvant que des noeuds-papillons « unis et moches » sur le marché, il décide de concevoir ses propres créations avec l’aide de sa grand-mère qui lui apprend à coudre.

Le concept séduit, sa collection compte une vingtaine de modèles commercialisés dans des magasins de luxe. En 2015, son entreprise a généré un chiffre d’affaires de 140.000€.

 

Nick D’Aloisio, 16 ans

« My motivation has always been to do technology apps and companies, not making money. » (J’ai toujours été motivé par la création d’applications et de sociétés, pas par l’argent.)

Le britannique Nick D’Aloisio est sans doute l’exemple le plus connu de réussite d’un babypreneur.

En 2012, alors âgé de 16 ans, il développe l’application Summly qui génère automatiquement des résumés d’articles de presse grâce à un algorithme.

Un an plus tard, il vend son application à Yahoo pour la modique somme de 30 millions de dollars (27 millions d’euros), faisant ainsi de lui le plus jeune entrepreneur millionnaire de l’histoire !

 

Louison Dumont, 16 ans

« Je n’aime pas être seulement un consommateur, je veux créer de la valeur autour de moi. »

Louison DumontLe français Louison Dumont a commencé la programmation informatique à l’âge de 8 ans.

A 13 ans, il découvre la blockchain et les Bitcoins. Il investit dans cette devise virtuelle, spécule mais aspire à plus.

Animé par la volonté de créer de la valeur, il crée à 16 ans SugarDoc, une application mobile qui permet de trouver rapidement et de prendre rendez-vous avec un médecin à proximité. La même année, il lance Bitproof, un système de certification de documents digitaux basé sur la blockchain, évalué à 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros).

Aujourd’hui âgé de 18 ans, il s’est installé dans la Silicon Valley et s’est lancé dans l’intelligence artificielle en développant Peter, un avocat virtuel qui permet de donner des conseils juridiques aux entreprises. On ne peut douter que ce jeune entrepreneur nous réserve d’autres bonnes surprises à l’avenir.

 

Shubham Banerjee, 12 ans

« I think I’m doing something that could actually help people. » (« Je pense faire quelque chose qui peut vraiment aider les gens. »)

Shubham Banerjee_inventor of BraigoSelon l’Organisation Mondiale de la Santé, 285 millions de personnes sont malvoyantes dans le monde et 90% d’entres elles vivent dans des pays en voie de développement. Les premiers prix d’une imprimante en braille atteignent plus de 2.000 dollars.

Choqué par ces constats, Shubham Banerjee, un belge de 12 ans résidant aux USA et n’y connaissant rien au braille, décide de se lancer dans la fabrication d’une imprimante en braille low cost. Il choisit notamment de remplacer les matériaux de l’imprimante par des briques de Lego®. Son idée brillante permettrait de réduire les coûts de production de 75% à 82% ! En 2014, Shubham crée la société Braigo Labs Inc. Son invention remporte de nombreux prix et suscite l’intérêt d’Intel qui investit environ 100.000 dollars dans son projet pour aider à sa commercialisation.

Il lance également Braigo Platform, une application web gratuite qui vise à fournir un ensemble de solutions pour les malvoyants en offrant par exemple la possibilité d’extraire du texte à partir d’images et de photos.

 

Fraser Doherty, 14 ans

« For me, starting a business has never been about trying to get rich. » (Je n’ai jamais lancé un business dans le but de devenir riche.)

Fraser Doherty

Les recettes de nos grands-mères sont les meilleures ! L’écossais Fraser Doherty l’a compris très tôt puisqu’il n’avait que 14 ans lorsqu’il s’est lancé dans la commercialisation des confitures de fruits sans additifs et sans sucres ajoutés élaborées à partir de la recette de sa grand-mère.

Sa confiture 100% fruits SuperJam rencontre un franc succès et Fraser devient en 2007 le plus jeune fournisseur d’une chaîne de supermarché en signant un contrat avec Waitrose.

En 2009, il vend son affaire pour 1,2 millions de livres sterling (1,3 millions d’euros).

 

Harli Jordean, 8 ans

« The Marble King of United Kingdom » (Le roi des billes de Grande-Bretagne)

Harli Jordean - The Marble King of United Kingdom

A l’âge où l’on joue encore aux billes, le jeune londonien Harli Jordean a poussé le boulard un peu plus loin en se lançant dans la fabrication et la commercialisation de billes de collection !

Son idée, satisfaire la nostalgie des adultes pour ce jeu de leur enfance en commercialisant des billes rares et de grande qualité pouvant atteindre près de 600€ !

Fort de son succès, il a été surnommé The King’s Marbles (le roi des billes) et son business lui rapporte des milliers de livres sterling par an.

 

Jordan Casey, 13 ans

« I find app ideas solving problems. » (Je trouve des idées d’applications en essayant de résoudre des problèmes.)

Jordan Casey

Passionné de jeux vidéos, Jordan Casey est tombé dans la programmation informatique à l’âge de 9 ans et se met à créer ses propres jeux sur Internet.

En 2012, le jeune irlandais fonde sa première société, Casey Games qui commercialise des applications de jeux sur smartphone. Il est alors âgé de 13 ans et devient le plus jeune entrepreneur d’Europe !

Jordan continue de suivre une scolarité normale. Lorsque sa professeur perd le registre des absences de ses élèves, il a alors l’idée de créer une application capable de gérer ce type d’informations et en 2013, il créé TeachWare, une application destinée aux enseignants pour gérer les informations relatives à leurs étudiants.

Aujourd’hui âgé de 17 ans, ses entreprises lui rapportent plusieurs milliers d’euros par an et il a encore de nombreux autres projets à mener. Il participe également à des conférences dans le monde entier.

Conférence TEDx, Jordan Casey, 2013

 

Louis Haincourt, 15 ans

« Il n’y a rien à perdre, tout à gagner (mais bon, il faut garder une vie sociale quand même). »

Louis Haincourt

Le français Louis Haincourt, 15 ans, veut une coque originale pour son iPhone mais elles coûtent au minimum 30€ dans les magasins classiques. Il cherche alors sur Internet et découvre une offre chinoise d’un lot de 100 coques pour 125 dollars (110 euros). Le jeune homme les achète, en garde quelques unes pour lui et revend les autres de 3 à 4 euros à ses amis et sur le bon coin. La demande de coques originales et bon marché est forte et il se retrouve rapidement en rupture de stock. Il recommence alors l’opération et vend plus de 3.500 coques.

En 2010, il crée sa société de commerce de coques de smartphones et son site web, Dealerdecoque.fr. En 2013, il est l’un des premiers à se lancer dans la personnalisation de coques et travaille avec de grands comptes comme Danone, Vinci, la SNCF ou encore McDonald’s.

Il continue de développer sa société tout en innovant avec le « coque-truck », un camion nomade pour créer des coques personnalisées en moins de 10 minutes.

En 2014, le chiffre d’affaires de sa société s’élève à 82.000 euros.

 

Adam Hildreth, 14 ans

« A business is driven by what the customers want and need. Its what turns a start up into a successful business. » (Un business est régit par ce que veulent les clients et ce dont ils ont besoin. C’est ce qui transforme une startup en un business prospère.)

Adam HildrethEn 1999, Adam Hildreth, alors âgé de 14 ans, fonde avec 7 de ses amis, la société Dubit Limited, qui devient rapidement l’un des plus grands réseaux sociaux pour adolescents au Royaume-Uni.

Plus tard, sa société devient une « Youth Marketing Agency » (agence marketing spécialisée dans la jeunesse) qui conseille les grandes entreprises sur leurs produits destinés aux jeunes.

En 2005, il crée également Crisp Thinking, un logiciel pour protéger les enfants et les adolescents d’adultes mal intentionnés sur Internet et devient ainsi un pionnier dans ce domaine.

En 2014, sa fortune personnelle est évaluée à 24 millions de livres sterling (27 millions d’euros).

 

Catherine et David Cook, 15 et 16 ans

« If you’re not making mistakes, then you’re not making decisions. » (Si vous ne faites pas d’erreur, c’est que vous ne prenez pas de décisions.)

Catherine and David CookEn 2005, Catherine et David Cook, respectivement âgés de 15 et 16 ans arrivent dans un nouveau lycée et souhaitent faire la connaissance de leurs camarades de classe. Ils jugent le « yearbook » (trombinoscope) du lycée désuet avec des informations qui ne sont pas pertinentes. Ils commencent alors un brainstorming sur les informations qu’ils aimeraient y trouver. Le résultat de leurs réflexions : le site web de réseau social MyYearbook qui devient rapidement le troisième plus grand réseau social aux Etats-Unis après Facebook et MySpace.

MyYearbook a été renommé MeetMe et compte aujourd’hui plus de 5 millions de membres. La société est valorisée à 15 millions de dollars (13,7 millions d’euros).

 

Marie Burlot, 16 ans

« Ne trouvez plus d’excuses pour dire que vous n’êtes pas prêt, les grands entrepreneurs de ce monde n’ont pas commencé tout en haut de la montagne, ils ont dû la gravir à leurs risques et périls ! »

Marie BurlotUne autre jeune française s’est lancée à 16 ans dans l’entrepreneuriat en créant sa société, Ferret Dream Company, qui conçoit et vend en ligne des accessoires pour les furets via son site web, Ferretdream.com.

Marie Burlot, passionnée de furets, ne trouvait sur le marché que des produits peu attirants avec un rapport qualité/prix décevant. Elle mena alors une étude de marché et se rendit compte qu’en France la demande pour ce type de produits était relativement élevée et que les produits disponibles ne satisfaisaient pas les acheteurs.

Elle décide alors de se lancer dans la confection d’accessoires en apprenant la couture et la vente en ligne sur son site web.

Aujourd’hui, les accessoires sont fabriqués en France par des travailleurs handicapés.

Le chiffre d’affaires annuel de sa société atteint 45.000€.

 

Juliette Brindak, 16 ans

« Know your audience REALLY well! » (Connaît parfaitement ta cible !)

Juliette Brindak

La pré-adolescence et l’adolescence sont des périodes difficiles pour les jeunes filles. Beaucoup de changements interviennent, le corps qui change, l’entrée au collège, les responsabilités, les garçons, les parents…

Juliette Brindak, âgée alors de 16 ans connaît bien cela et cherche un moyen d’aider sa petite soeur à traverser cette période tumultueuse.

En 2005, la jeune américaine lance le réseau social Miss O And Friends, entièrement dédiée aux pré-adolescentes et aux adolescentes. L’objectif est de leur offrir un espace sécurisé pour jouer et échanger sur les sujets qui les concernent.

Le secret de sa réussite, connaître parfaitement son public, à savoir les jeunes filles !

Miss O And Friends se classe troisième des plus grands sites web dédiés aux filles et compte 5 millions de visiteuses uniques par mois.

Procter & Gamble a évalué le réseau social à 15 millions de dollars (13,7 millions d’euros).

 

James Murray Wells, 19 ans

« I have no formal business training — I just saw a gap in the market and an opportunity to provide an essential service at a good price. » (Je n’ai pas fait d’études de commerce, j’ai simplement vu une ouverture sur le marché et l’opportunité de fournir un service indispensable à un prix abordable.)James Murray Wells

James Murray Wells

Le britannique James Murray Wells a 19 ans lorsqu’il apprend qu’il doit porter des lunettes de vue. Surpris par les prix élevés des montures disponibles, il questionne différents fabricants et découvre que les coûts de production des lunettes sont bien inférieurs aux prix de vente pratiqués. En effet, des lunettes qui ne coûtent que 7 livres sterling à produire sont vendues 150 livres sterling, soit plus de 21 fois leur prix !

Inspiré, il fonde en 2004 la société Prescription Eyewear Limited et lance un site web de vente de détail de lunettes moins chères, GlassesDirect.co.uk. Il bouleverse ainsi le petit monde des opticiens, qui gardaient jusqu’ici la main mise sur ce marché lucratif.

Sa société devient leader de la vente en ligne de lunettes de vue en Europe et atteint un chiffre d’affaires annuel de 57 millions de livres sterling (64 millions d’euros).

En 2016, James Murray Wells vend sa société au français Essilor pour 120 millions de livres sterling (134 millions d’euros).

 

Zachary Marks, 11 ans

« There’s no safe social network that’s made for kids. » (Il n’existe pas de réseau social sécurisé dédié aux enfants.)

Zachary Marks

L’américain Zachary Marks a 11 ans lorsque ses parents lui interdisent d’accéder à son compte Facebook. En effet, il faut avoir au moins 13 ans pour détenir légalement un compte Facebook.

Frustré de ne pouvoir discuter avec ses amis et échanger des contenus en toute sécurité, Zachary se met à la recherche d’un autre réseau social mais ne trouve que des réseaux « enfantins et puérils ». Il se décide alors à créer son propre réseau social adapté aux jeunes de son âge.

Le réseau social « created By Kids For Kids » (créé par les enfants pour les enfants) Grom Social voit le jour en 2011. 2 ans après, le réseau social compte plus de 7.000 membres de 6 à 16 ans.

 

Leanna Archer, 9 ans

« In order to be successful you have to: Believe in Yourself, Your Ability & Your Business. » (Les clés du succès : Croire en soi, en ses capacités et en son entreprise.)

Leanna ArcherLeanna Archer, jeune américaine d’origine haïtienne n’avait que 9 ans quand elle a commencé à produire elle-même des soins capillaires 100% naturels à partir des recettes de sa grand-mère. Ses produits de qualité rencontrent rapidement un grand succès et la demande grandit. Elle lance alors son site web de vente en ligne de produits cosmétiques corporels et capillaires Leanna’s Essentials.

Elle crée également la fondation Leanna Archer Education qui vient en aide aux enfants défavorisés d’Haïti.

En 2015, ses produits se vendent dans le monde entier et sa société affiche un chiffre d’affaires de 500.000 dollars (459.000 euros).

 

Loin d’être motivés par la recherche de profit et donc sans s’imposer de contraintes ni de pression, la réussite de ces enfants nous montrent l’importance de l’ouverture d’esprit, de l’absence de barrières, en somme le pouvoir de la créativité !

Ils ont identifié des manques grâce à l’observation de l’environnement dans lequel ils évoluent, ce qui les a amenés à découvrir des opportunités de marché. Dans la résolution de ces problèmes, ils ont adopté naturellement une vision orientée utilisateur ce qui explique aussi le succès de leurs projets qui viennent véritablement répondre à un besoin.

Outre le soutien essentiel de leurs parents, l’essor et la démocratisation de l’informatique ont facilité la réalisation de leurs projets entrepreneuriaux en termes de création, de communication ou de canal de vente. L’une des forces de cette génération de digital natives est également de savoir utiliser le numérique comme un outil permettant de concrétiser leurs innovations.

Ces enfants nous donnent une belle leçon d’innovation et nous prouvent qu’innover est un jeu d’enfants ! Alors à vous de jouer !

Claire Rousseau

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Concept Knowledge CK

La théorie Concept-Knowledge pour booster sa créativité et innover !

Envie de se démarquer des autres et attirer plus de clients ? Il faudra tout d’abord penser à innover ! Il est important de sortir des sentiers battus et de se frayer un nouveau chemin qui puisse mener vers le succès. Néanmoins, comme vous le savez déjà probablement, ceci n’est pas une tâche facile. Tout le monde aimerait bien innover, mais ne trouve pas les moyens nécessaires pour aller dans ce sens. Il ne suffit pas tout simplement de vouloir et de rêver ! Il faudra aussi agir, mais comment ?

Qui dit innover dit avant tout créer ! La meilleure façon de passer à l’innovation est donc de commencer par booster sa créativité. Pour cela, plusieurs moyens et méthodes sont préconisés : on peut par exemple adopter la stratégie Océan Bleu, se servir de la méthode de créativité ASIT, user de la technique de la fleur de lotus, appliquer la technique de concassage SCAMPER, etc. Les méthodes et techniques ne manquent pas sur ce point ! Ce qu’il faudra faire, c’est de bien les appliquer afin qu’elles puissent produire les effets escomptés et conduire vers l’innovation.

Dans cette rubrique, nous allons vous parler d’une tout autre méthode qui a également fait ses preuves dans le domaine de la créativité. Pour être plus précis, il s’agit plutôt d’une théorie, mais sa pratique peut être d’une très grande utilité pour développer l’esprit créatif. On parle notamment ici de la théorie Concept-Knowledge. Ce que nous allons vous exposer ici vous permettra de mieux la comprendre et de l’appliquer avec une plus grande efficacité.

La théorie Concept-Knowledge, c’est quoi ?

Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, il s’agit avant tout d’une théorie sur le développement de la créativité. Elle a été esquissée en 1996 par le professeur Armand Hatchuel, lequel l’a encore consolidée par la suite en collaboration avec Benoit Weil. Les deux sont donc à l’origine de cette théorie que beaucoup utilisent de nos jours dans le cadre du management de l’innovation.

La théorie Concept-Knowledge (ou tout simplement CK) a notamment été développée sur la base de la théorie des ensembles. Elle se fonde sur un concept sur lequel le groupe de travail va ajouter des caractéristiques additionnelles qui mettront en évidence des lacunes dans les connaissances. Dans cette logique, c’est l’augmentation des connaissances qui amènera à la création de nouveaux concepts.

En bref, la théorie concept knowledge est une théorie de conception innovante. Elle se démarque un peu des autres dans la mesure où elle tente de mettre en liaison l’imagination créative et les connaissances en les divisant en deux espaces distincts représentés par les deux lettres C (pour concept) et K (pour knowledge ou connaissances). Cela permettra notamment une plus grande ouverture pour les concepts et un enrichissement des connaissances. Un processus qui favorisera alors l’inventivité et propulsera vers l’innovation.

Quels éléments constituent la théorie Concept-Knowledge ?

Les concepts et les connaissances sont les principaux éléments qui constituent la théorie concept knowledge. Ils sont ici exprimés en anglais, mais leur sens demeure exactement le même que dans notre langue. Toutefois, afin que vous puissiez mieux comprendre la portée et les significations de chacun de ces éléments, nous allons vous les développer ici un à un :

  • Les concepts : pour la théorie concept knowledge, il s’agit là du point de départ à prendre en compte dans tout processus de conception. C’est en effet à partir des concepts que l’on peut vraiment se lancer dans l’innovation et passer l’étape de la simple résolution de problèmes. À titre d’information, les concepts sont ici considérés comme une proposition sans statut logique dans l’espace des connaissances. Ils énoncent l’existence d’un objet qui n’est pas encore connue de tous, mais dont les caractéristiques sont celles voulues par leurs concepteurs. En suivant cette logique, les concepts sont donc des éléments essentiels dans le processus d’innovation et sans eux, on ne peut pas vraiment innover au sens strict du terme.
  • Les connaissances : contrairement aux concepts, les connaissances constituent l’ensemble des propositions qui bénéficient du statut logique. Il s’agit des éléments (objets et vérités) déjà acquis par les concepteurs à partir de leurs propres points de vue. De par cette caractéristique, les connaissances s’étendent et s’élargissent au fur et à mesure que le concepteur acquiert de nouvelles vérités. C’est ce qui contribue à faire avancer le processus de conception.

Pour la théorie concept knowledge, c’est à partir de ces deux éléments que le processus de conception et d’innovation va s’opérer. En effet, celui-ci est ici perçu comme le résultat des quatre opérateurs représentés par les schémas suivants :

  • K → C : l’opérateur de disjonction qui marque le début du processus de conception
  • C → K : l’opérateur de conjonction qui marque la fin du processus de conception
  • K → K : l’opérateur qui marque l’expansion de l’espace connaissances
  • C → C : l’opérateur qui marque l’ajout de nouvelles propriétés aux concepts et mène à la création de nouveaux concepts

Ici, comme nous l’avons déjà dit plus haut, la lettre C fait référence aux concepts et la lettre K aux connaissances.

C-K Theory Design_Square

Comment appliquer la théorie Concept-Knowledge

Maintenant que vous connaissez les divers éléments qui constituent la théorie concept knowledge, il ne vous reste plus qu’à l’appliquer comme il faut. Mais afin de vous donner un aperçu plus clair, nous vous proposons ici un exemple de mise en application de la théorie.

L’exemple que nous allons prendre s’insère notamment dans le processus d’innovation et il met en évidence les différentes étapes qu’il convient de suivre pour cela :

  • L’exploration des limites de ce qui se fait : ce qu’il faut faire ici, c’est d’essayer de comprendre les limites de ce que l’on a tendance à faire. Ainsi, il est important de bien s’informer sur ce que l’on fait et le domaine dans lequel on œuvre.
  • Le dépassement des limites : à chaque fois que vous êtes confronté à un problème qui semble impossible à résoudre, vous devez toujours vous efforcer de le dépasser. Passez au-delà des limites et tâchez de toujours trouver une solution. Ne pensez jamais à abandonner !
  • La recherche des connaissances au-delà des frontières habituelles : au cas où vous feriez face à un problème particulier, n’hésitez pas à sortir de votre espace de connaissances traditionnelles et côtoyer des spécialistes dans d’autres secteurs afin de trouver de nouvelles idées.
  • L’exploration et l’exploitation de nouveaux concepts désirables : vous venez d’imaginer un concept désirable, mais qui vous semble impossible à réaliser ? N’abandonnez surtout pas ! Exploitez-le, peu à peu il finira par vous mener plus loin que vous ne le pensez.
  • Le perfectionnement progressif de l’idée : vous avez fini par élaborer un concept ? Il ne vous reste plus maintenant qu’à l’affiner ! Pour ce faire, partez à la conquête de nouvelles connaissances qui contribueront à l’enrichir. Au fur et à mesure que vous faites des allers-retours entre votre concept et vos connaissances, vous finirez par le rendre réalisable et passer par conséquent à l’innovation.
CK_Diagram
Représentation graphique d’un process design utilisant la théorie Concept_Knowledge

Enfin, comme vous avez pu le constater, la théorie concept knowledge peut être d’une très grande efficacité dans le processus d’innovation. Elle vous permet de trouver de nouvelles idées et de les rendre utiles et réalisables. Toutefois, afin que cela puisse être efficace et atteigne les résultats attendus, tâchez de toujours respecter et suivre les étapes que nous avons détaillées ci-dessus.

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Ocean-Blue-Strategy

Sortez des eaux troubles de la concurrence avec la stratégie Océan Bleu !

La concurrence fait rage dans votre secteur et vous êtes à la recherche de solutions innovantes afin de sortir du lot ? Ne vous laissez plus noyer dans la masse et adoptez la stratégie Océan Bleu pour vous ouvrir de nouveaux marchés !

Métaphore marine pour analyser la stratégie d’entreprise

Renée Mauborgne et W. Chan KimLe principe de la stratégie Océan Bleu est un concept de stratégie d’entreprise dévoilé et explicité pour la première fois en 2005 dans le livre Stratégie Océan Bleu : Comment créer de nouveaux espaces stratégiques. Un best-seller du monde des affaires vendu à plus de 3.5 millions d’exemplaires et traduit en 44 langues – un record-, œuvre de Renée Mauborgne et W. Chan Kim, professeurs au Blue Ocean Strategy Institute à l’INSEAD.

Pour soutenir leur concept, ces deux éminents chercheurs ont étudié et décortiqué pas moins de 150 cas de décisions stratégiques d’entreprises dans une trentaine de secteurs d’activité dans le monde sur plus d’un siècle (de 1880 aux années 2000).

Il en ressort que les entreprises dominantes sont celles qui ont été capables d’innover et de créer des produits uniques générant un nouveau marché, l’océan bleu, donnant le rythme de la compétition, au lieu de se battre dans un marché concurrentiel saturé, l’océan rouge. Ces deux termes utilisés dans ce livre font désormais partie du jargon du business.

Comment passer d’un océan bleu à un océan rouge ?

Blue Ocean Red Ocean

Comme le décrivent clairement Mauborgne et Kim dans leur livre, les différences entre l’océan bleu et l’océan rouge sont nettes et sans équivoque :

  • L’océan rouge, c’est le marché existant. Les entreprises s’y affrontent pour conquérir de plus grosses parts de marché sur des produits, services ou activités connues, sans réels surprises. Acceptée par les divers intervenants, la concurrence est souvent sans pitié et sanglante.
  • L’océan bleu, par contre, représente le nouveau marché encore inconnu et pas tout à fait cerné. Ainsi, tout y est à définir et la demande est à créer auprès du consommateur ; de ce fait, les potentialités et les opportunités d’expansion et de croissance pour l’entreprise sont importantes.

Blue Ocean Red Ocean

Quels sont les principes de la stratégie de l’Océan Bleu

Pour aider à découvrir des océans bleus, les auteurs Kim et Mauborgne explorent plusieurs pistes et proposent notamment de suivre ce qu’ils appellent la grille des quatre actions (qui répondent en fait à quatre questions) :

  • Exclure les éléments n’apportant aucune valeur au client (quels sont les éléments sur lesquels le marché – ou le secteur d’activité – a longtemps concouru qui doivent être éliminés ?)
  • Renforcer les éléments, peu ou pas exploités, qui donneraient de la valeur au produit (quels sont les éléments qui peuvent être placés largement au dessus des standards du marché ?)
  • Atténuer les éléments de surcoûts liés à la valeur élevée non perçue par le client (quels sont les facteurs qui peuvent être écartés ou réduits en dessous des standards du marché ?)
  • Créer une nouvelle source de valeur jamais offerte par le marché (quels sont les éléments qui n’ont jamais été proposés par le secteur ?)

Le but de cette grille est de briser le traditionnel compromis entre stratégie de différenciation et faible coût pour le consommateur et de définir et lui inculquer une nouvelle échelle de valeur.

Naviguer dans un océan de possibilités

Dans leur livre, Kim et Mauborgne insistent sur le fait que les entreprises devraient moins se soucier de leurs concurrents (par opposition aux stratégies génériques et aux Cinq Forces de Porter) et se focaliser plus sur de nouvelles alternatives et prospectives. La démarche stratégique de l’Océan Bleu introduit la notion d’innovation utile ou innovation-valeur et peut se résumer ainsi :

  • Redessiner les frontières du marché
  • Voir au-delà de la demande déjà existante
  • Réduire les coûts futiles pour l’entreprise
  • Augmenter la valeur utile pour le client

Innovation-valeur

Quand faut-il penser à une stratégie d’Océan Bleu ?

Six voies de réflexion peuvent être explorées :

1. Les solutions alternatives et différentes pour répondre à un même besoin
2. Les différents groupes stratégiques du secteur
3. Les produits et services complémentaires
4. Le contenu fonctionnel ou émotionnel
5. La projection des tendances à venir
6. La chaîne acheteur-utilisateur

Elles passent aussi et surtout par les étapes cruciales qui sont :

  • Étudier la concurrence et le marché
  • Définir la grille ERAC pour analyser les potentialités de l’innovation-valeur
  • Créer le canevas stratégique de l’Océan Bleu

Cela implique de vaincre les obstacles internes et idées préconçues du secteur, mais aussi de penser à la durabilité et au renouvellement des stratégies Océan Bleu.

Trois exemples de stratégie Océan Bleu

Le Cirque du Soleil, sans animaux !

Artists performs at Cirque’s show Eoloh on February 27, 2013 in Barcelona, Spain.Source : Christian Bertrand / Shutterstock.com

L’un des exemples fameux cité dans le livre est celui du Cirque du Soleil, formé au Canada au début des années 80. En s’appuyant sur l’originalité et la suppression de coûts, la compagnie rencontre un succès mondial, vue par plus de 200 millions de personnes sur les 5 continents.

Comment ?

– Pas de performance avec des animaux car trop coûteux à entretenir
– Introduction de musique et d’histoires s’inspirant du monde du théâtre et de l’opéra
– Focalisation sur la performance physique d’hommes et de femmes
– Création d’un nouveau marché et d’une nouvelle audience d’adultes et d’entreprises enclins à payer plus pour ce type de spectacle exceptionnel (par opposition au traditionnel public familial des cirques).

Apple, toujours aux pommes

420690_macintosh_makintosh_apple_yevolyuciya_1920x1080_www.Gde-Fon.comLa firme chère à Steve Jobs a souvent été pionnière et a su se renouveler en adoptant des stratégies d’Océan Bleu pour s’imposer, s’ouvrir de plus en plus aux consommateurs et retomber toujours sur ces pattes, une fois que son océan bleu commence à rougir :

– En commercialisant le MacIntosh, puis le MacBook pour rendre accessible l’ordinateur au plus grand monde
– En introduisant iTunes (et l’iPod) pour l’écoute et le téléchargement légal de musique en ligne, à bas prix, pour attirer tous ceux qui téléchargeaient illégalement de la musique sur Internet ou ceux qui ne trouvaient plus les Walkman très pratiques
– En révolutionnant la téléphonie mobile et en démocratisant les smartphones avec l’iPhone.

Nintendo Wii, la console pour tous

Wii-ConsoleDans un secteur concurrentiel et de niche, le constructeur japonais a surpris tout le monde en lançant en 2006 la Wii. Un exemple même d’innovation utile :

– Réduction des coûts d’une console avec un disque dur de grande capacité et des jeux avec des graphismes super pointus

– Introduction d’un stick et d’une manette sans fil permettant des fonctionnalités jamais vues auparavant telles que Wii Fit entre autres pour jouer à la console en famille, en plus large groupes sociaux, etc.

– Grâce au prix abordable de la Nintendo Wii, aux fonctions innovantes sur console et des jeux à objectifs différents : faire du sport chez soi, chanter et danser, etc., Nintendo avait réussi, à l’époque, à prendre de l’avance sur ses principaux concurrents (Sony, Xbox, etc.) et s’ouvrir un océan bleu.

Océan Bleu : une stratégie efficace !

Blue Ocean

Ces deux derniers exemples de l’iPhone et de la Nintendo Wii montrent toutefois que dans tous les cas, l’océan bleu ouvert attire la concurrence, qui, si elle réagit vite et bien, finit par faire virer votre océan tôt ou tard au rouge, engendrant de nouvelles questions et difficultés.

Ces questions sont abordées par nos deux experts Kim et Mauborgne dans une version actualisée de leur ouvrage sortie en 2015 : quand et comment renouveler la stratégie au fil du temps ? Quels sont les pièges des océans rouges et pourquoi les éviter ?

En définitive, l’histoire a montré que dans des secteurs différents, plusieurs acteurs ont réussi en adoptant une telle stratégie innovation-valeur, que ce soient de grandes entreprises reconnues dans une industrie ou de nouveaux arrivants dans un secteur activité. Et celles qui durent sont celles qui savent renouveler leur stratégie. De toute façon, il reste encore beaucoup à explorer dans l’immensité des profondeurs des océans… bleus…

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ASIT-method-and-TRIZ-theory

Concevez et innovez grâce à la méthode ASIT

Le monde d’aujourd’hui est centré sur le commerce ! Tout le monde cherche à vendre et déploie pour cela tous les moyens qu’il a en sa possession. Toutefois, comme la concurrence devient de plus en plus rude, il faudra se démarquer pour pouvoir mieux vendre. Et qui dit se démarquer dit avant tout innover. Cependant, cela constitue de nos jours l’un des problèmes fondamentaux des entreprises et organismes de tous genres.

On manque d’idées, de créativité et on ne sait plus quelles solutions proposées pour se distinguer de ses concurrents et attirer le maximum de clients. Et pourtant, il existe dans ce bas monde un grand nombre de méthodes permettant de booster sa créativité. On peut citer à titre d’exemple la technique de la fleur de lotus, la technique de concassage SCAMPER, le Dodécaèdre de Roger Von Oech et bien d’autres encore. Ce sont là autant de techniques de stimulation de la créativité qui peuvent se montrer efficaces si l’on respecte, bien sûr, les règles d’application.

Néanmoins, dans cet article, nous allons vous présenter une autre méthode de créativité largement reconnue et utilisée dans le monde des entreprises et de l’innovation : la méthode ASIT. Inspiré essentiellement de la théorie TRIZ, ce procédé se veut à la fois simple et efficace. Vous trouverez dans les paragraphes qui suivent tout ce qu’il faut savoir à propos de cette méthode. Mais afin que vous puissiez mieux la comprendre, nous allons tout d’abord faire un petit tour d’horizon sur la théorie TRIZ.

La théorie TRIZ, c’est quoi ?

TRIZ est avant tout l’acronyme de l’expression russe « Teorija Reshenija Izobretateliskih Zadatch ». En anglais, on le traduit par « Theory of Inventive Problem Solving » et en français, on parle de « Théorie de résolution des problèmes innovants ».

CAltshuller_Genrihomme vous pouvez déjà le voir à travers cette brève définition, TRIZ est une théorie. En d’autres termes, il ne s’agit encore que d’un ensemble d’idées et de concepts que l’on utilise pour décrire et expliquer un domaine ou un objet en particulier.

Cette théorie est née en URSS (Russie actuelle) durant les années 1950. Elle a été conçue et développée par l’ingénieur et auteur de science fiction russe Genrich Altshuller et a fini par s’étendre en occident à partir des années 1990.

Sa naissance fait notamment suite à l’analyse que ce dernier a réalisée sur des dizaines de milliers de brevets et qui lui a permis de dégager des analogies entre les différentes solutions appliquées dans la résolution de problèmes techniques. Et c’est d’ailleurs à partir de ce constat qu’il a mis en place le principal objectif de sa théorie qui est de résoudre des problèmes et de booster la créativité pour porter vers l’innovation.

Aujourd’hui, on connait surtout la méthode TRIZ comme la théorie à partir de laquelle a été fondée et développée la méthode ASIT (on en parlera dans un paragraphe spécial un peu plus bas).

Quelle est le rôle de la théorie TRIZ ?

Afin d’atteindre l’objectif qu’elle s’est posé, la théorie TRIZ s’appuie sur plusieurs concepts de base qui sont les suivants :

  • L’idéalité (résultat idéal final) : il s’agit du résultat idéal que le système se propose de réaliser. En suivant ce schéma, tout devrait se dérouler correctement ici (réalisation de toutes les fonctions utiles) et il ne devrait plus y avoir d’inconvénients. Bien sûr, un tel système ne peut exister, mais il assure quand même la fonction désirée.
  • Les contradictions : la TRIZ met en avant l’idée selon laquelle, une invention n’est que la résolution d’une contradiction. En effet, pour cette théorie, tous les problèmes relatifs à l’innovation affichent la même difficulté. Ils paraissent tous impossibles à résoudre et les acteurs préfèrent ainsi opter pour des compromis plutôt que de trouver des solutions capables de résoudre totalement les contradictions. La théorie TRIZ met notamment en avant trois principaux types de contradiction : les contradictions opérationnelles, les contradictions techniques et les contradictions physiques.
  • L’évolution : enfin, il existe 8 lois d’évolution qui régissent les systèmes. Les voici toutes :
    • Loi n° 1 : Intégralité des parties d’un système technique
    • Loi n° 2 : Conductibilité énergétique du système
    • Loi n° 3 : Coordination des rythmes des parties
    • Loi n° 4 : Augmentation du niveau d’idéalité
    • Loi n° 5 : Développement inégal des entités
    • Loi n° 6 : Transition vers le super système
    • Loi n° 7 : Transition vers le micro niveau
    • Loi n° 8 : Augmentation de la dynamisation et du niveau de contrôlabilité

Enfin, afin que la mise en œuvre de la théorie TRIZ puisse être efficace, on doit passer par plusieurs étapes, dont la modélisation, la lutte contre l’inertie psychologique et la résolution des contradictions.

La théorie TRIZ et la méthode ASIT

Comme nous l’avons évoqué dans les paragraphes précédents, la méthode ASIT est née de la théorie TRIZ. Il s’agit plus précisément d’une version améliorée et simplifiée de la méthode TRIZ. La méthode ASIT synthétise les 40 principes d’innovation de la théorie TRIZ en 5 outils ce qui la rend beaucoup plus adaptée à une mise en application.
Roni-HorowitzConçu et développé par Roni Horowitz, ASIT est l’acronyme anglais de « Advanced Systematic Inventive Thinking ». On le traduit en français par « réflexion inventive systématique avancée » et comme son nom l’indique clairement, il s’agit d’une méthode de résolution créative de problèmes.

La méthode ASIT véhicule l’idée selon laquelle les solutions simples sont celles qui sont les plus efficaces. Toutefois, afin que l’on puisse agir de la manière la plus efficiente possible, la méthode préconise une approche systématique de solutions créatives.

Comment appliquer la méthode ASIT ?

Comme pour tout autre type de méthode, la méthode ASIT doit également respecter certaines règles dans son application et suit une procédure bien particulière.

La méthode ASIT est une méthode de créativité convergente, contrairement au brainstorming qui est s’inscrit dans une démarche divergente (génération d’idées qui s’éloignent du problème). En effet, la méthode ASIT vise à générer des idées répondant à des critères précis.

Pour ce qui est des étapes à suivre, voici comment doit se dérouler la session :

  • Préparation : il faut lister les éléments du problème et de l’environnement du problème. Ensuite il faut reformuler le problème du point de vue de sa résolution en définissant l’objectif à atteindre.
  • Analyse du problème : lors de cette phase, on utilise 5 outils de résolution créative ASIT pour considérer le problème et ses éléments afin de le résoudre. En prenant les éléments identifiés à l’étape de préparation, on applique chaque outil et on formule une phrase simple visant à répondre à l’objectif.
    • L’unification : transposition des éléments du problème, optimisation de l’existant
    • La multiplication : utilisation d’éléments similaires aux éléments identifiés ou ajout d’éléments avec une contrainte pour ne pas s’éloigner du problème
    • La division : segmentation et réorganisation de l’existant
    • La rupture de symétrie : suppression des circonstances de temps, d’espace et de groupes
    • La suppression : suppression de plusieurs éléments pour favoriser la résolution du problème
  • Tri et sélection des idées émises

Exemple de résolution de problème avec la méthode ASIT

L’exemple le plus connu est celui des barrières de sécurité, utilisée lors de manifestations ou d’évènements. Le problème est que ces barrières sont facilement renversées lorsqu’il y a beaucoup de monde à les pousser. Le problème peut être formulé ainsi : « Plus il y a de manifestants à proximité de la barrière et moins elle est stable ». La solution recherchée par la méthode ASIT donne « Plus il y a de manifestants à proximité de la barrière et plus elle est stable ». Vous avez une idée ?

Une solution innovante consiste à fixer un plateau à la barrière de telle sorte que le poids cumulé des personnes présentes sur celui-ci renforce la stabilité de la barrière. Cette innovation est utilisée dans certains pays. Cette méthode se pratique seul ou en groupe et vous permettra d’apporter de vraies solutions à vos problèmes tout en innovant.

Toutefois, afin que votre démarche puisse se solder par un succès, tâchez de toujours respecter les règles et de suivre les étapes. Pour en savoir plus sur la méthode de créativité ASIT, vous pouvez consulter le site de SolidCreativity qui développe la méthode en Europe.

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Hackathon

Hackathon : le marathon de l'innovation !

Vous avez sûrement entendus parler des hackathons comme de concours de développeurs le temps d’un week-end. Néanmoins, distribuer des prix aux codeurs les plus innovants ou détecter les meilleurs talents n’est pas le seul but de ce type d’évènements… Le hackathon c’est bien plus que cela.

C’est quoi un hackaton ?

Hackathon2

Le terme hackathon est un anglicisme, contraction du verbe « to hack » (signifiant littéralement bidouiller ou bricoler ; terme en vogue dans l’informatique et avec Internet qui consiste à trouver rapidement une solution – souvent non conventionnelle – pour contourner un problème ou une restriction) et de « marathon ».

Il s’agit donc tout simplement d’un marathon de travail sans interruption de personnes professionnelles ou non sur un sujet donné (généralement en rapport avec le numérique et les nouvelles technologies) sur une période n’excédant pas deux jours en moyenne.

Pour une entreprise, organiser un hackathon est un moyen de sortir des schémas d’innovation classiques connus. Le format de ce type d’évènement permet de s’affranchir du temps d’études et d’analyse de projet et d’aller ainsi droit au but : la conception.

En offrant un lieu d’auto-expression et de créativité technologique au plus grand nombre, le hackathon favorise également la collaboration spontanée  – open innovation. Les équipes se forment et se réunissent autour d’une idée et travaillent sur une solution originale en partant de rien.

Le hackathon peut se dérouler sous différentes formes :

  • Idée ou problème unique où chaque équipe travaille sur sa propre solution avec ses moyens
  • Problème général réparti en sous-thèmes qui sont attribués à chaque équipe
  • Thématique large qui fait appel à la créativité des participants sous formes de concours ou de compétition d’innovation.
  • Etc.

Comment mettre en place un hackathon ?

Que ce soit en tant qu’évènement impliquant des acteurs internes à l’entreprise, des spécialistes du sujet ou des amateurs, le hackathon suit toujours une même logique et possède les mêmes caractéristiques. Il doit ainsi :

  • Être clairement défini : les projets doivent avoir un thème et un questionnement clair avec une proposition de solution raisonnable
  • Proposer des solutions atteignables : au vue du court temps (24h à 72h maximum) dont disposent les participants au hackathon, les projets doivent être faisable afin que des solutions (ou du moins des versions bêta) soient proposées à la fin du rassemblement ; évitant la frustration de se voir interrompre.
  • Faciliter l’intégration des équipes : un projet de type hackathon doit être organisé de sorte que chacun puisse se fondre dans le moule très rapidement quelque soit son niveau et ses compétences.
  • Être organisé et structuré : en créant des listes de tâches à suivre, par équipe ou de manière globale, tous les participants au hackathon ont une ligne directrice à suivre. Il est fortement conseillé de faire superviser, conseiller et cadrer les équipes ou les concurrents par un intervenant, expert dans le thème concerné.

Ainsi, cela évite de s’éloigner du thème initial ou de produire une solution ou un résultat totalement hors-sujet.

Hackathon3

Comment se déroule un hackathon ?

Les premiers hackathons ont eu lieu à la fin des années 90 aux États-Unis et se sont démocratisés dans le milieu des années 2000 un peu partout dans le monde. En fonction du domaine d’activité, le hackathon se présente sous différents formats mais conserve toujours l’esprit de compétition ouverte, d’émulation, de collaboration ou de contribution, en gardant la créativité et l’innovation comme leitmotiv :

  • Création d’applications ou softwares à usage spécifique : Exemple de l’application de messagerie GroupMe (depuis rachetée par Skype), qui est née de l’évènement hackathon « Disrupt »
  • Développement de logiciels en utilisant certains langages de programmations prédéfinis
  • Création de solution – technologique – innovante pour résoudre un problème particulier qui n’a pas de rapport avec la technologie. Ex : le hackathon de l’eau.
  • Implication d’un groupe spécifique de personnes : par exemple des femmes, des étudiants, etc
  • Amélioration ou création d’une solution unique Open source : on parle aussi dans ce cas de sprint
  • Hackathon interne à l’entreprise pour accélérer la créativité et l’innovation

En s’attardant sur ce dernier point, il est intéressant de constater que plusieurs exemples de marathons de l’innovation qui ont porté leurs fruits existent. L’entreprise stimule ses employés en leur suggérant de proposer ou de mettre en place un concept, un produit, une application ou une amélioration innovante qui bénéficiera à tout le monde. Cette méthode est particulièrement intéressante dans les entreprises du domaine digital ou pour des innovations numériques.

Sans surprise, les hackathons sont courants et populaires dans la Silicon Valley et au sein des entreprises du secteur informatique. On peut ainsi citer parmi les organisateurs de Hackathon internes des géants comme Facebook, Google, Netflix, Amazon ou encore Microsoft ou Yahoo, entre autres.

Hackathon : l’exemple de Facebook

Hackathon FacebookC’est l’une des fonctionnalités marquantes du réseau social fondé par Mark Zuckerberg, mais vous ne le saviez peut être pas. Le bouton « Like » (J’aime) a été imaginé et conçu lors d’un hackathon interne. En effet, depuis sa création en 2004, Facebook se nourrit d’hackathons pour apporter de nouvelles améliorations à son site et à ses applications. En plus du « Like », d’autres fonctionnalités telles que « tagguer quelqu’un dans un commentaire », le Facebook chat ou encore la Timeline y ont vu le jour…

La firme américaine organise des hackathons réguliers en interne (mais aussi en externe), en faisant appels à ses propres employés, avec pour règle du jeu pour ces derniers de ne pas plancher, lors des hackathons, sur les projets qui les occupent au quotidien. Le « hack » fait partie intégrante de la culture d’entreprise de Facebook.

Hackathon : l’exemple de Netflix

Deux fois par an en moyenne, Netflix organise également des Hack Day interne où tous les employés quelque soit leur département (et pas seulement le service IT) sont invités à prendre part durant 24h aux sessions d’innovation. Le groupe américain de diffusion en flux continu (streaming) sur Internet en ressort avec des idées et des propositions intéressantes pouvant être à terme (ou pas) intégrées à ses services.

Comment participer à un hackathon (en France) ?

Hackathon4

Il n’y a pas encore d’exemples probants en France de compagnies ayant « créé » ou « innové » suite à un hackathon interne.

Toutefois, de nombreuses compagnies telles qu’Axa, la Société Générale ou même la SCNF en ont organisé, toute comme l’école 42 qui en reçoit ou en organise régulièrement pour le compte d’autres entreprises.

Si vous souhaitez organiser un hackathon, que ce soit en interne ou en faisant appel à la créativité en externe, il existe en ligne, ici et , des conseils et des explications sur les étapes et le cahier de charges pour réussir, sans coups férir, votre futur hackathon.

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Roue-de-Deming-PDCA-method

Comment utiliser la roue de Deming ?

Au sein d’une entreprise, les problèmes auxquels sont confrontés les dirigeants sont nombreux et de diverses natures. Pour les résoudre, ces derniers font souvent appel à leur propre imagination et ne procèdent pas avec méthode. Bien sûr, cela n’apporte pas dans la plupart des cas des résultats satisfaisants et peut même contribuer à empirer les choses. C’est pourquoi nous vous présentons aujourd’hui une méthode encore peu connue de tous (surtout comparée à d’autres méthodes comme le QQOQCCP), mais qui justifie tout de même d’une grande efficacité si l’on se base sur les rapports des individus, groupes ou entreprises qui s’en sont déjà servis.

William Edwards DemingLa méthode dont on parle ici se nomme « la Roue de Deming ». Tel que nous l’avons dit précédemment, elle n’est pas encore très populaire. Toutefois, beaucoup d’entreprises et de groupes s’en servent de nos jours dans le cadre de la réalisation de leur mission et, surtout en ce qui concerne la résolution de problèmes. Le développement qui suit vous permettra de mieux connaître la portée de cette méthode et de mieux comprendre son intérêt.

La roue de Deming, c’est quoi ?

La roue de Deming est avant tout une démarche cyclique d’amélioration. En d’autres termes, elle permet d’améliorer une situation donnée afin qu’elle puisse répondre à ce que l’on cherche et aboutir aux résultats attendus.

Cette méthode tire son nom de son créateur William Edwards Deming, un statisticien américain qui a énormément contribué à populariser la méthode de gestion de la qualité PDCA (Plan, Do, Check et Act) durant les années 1950. D’ailleurs, la méthode qu’il a inventée s’apparente largement à cette dernière, si ce n’est une copie améliorée et très bien structurée.

Quel est le principe de la roue de Deming ?

Le principe de la roue de Deming est très simple ! Il s’agit de remettre en question les solutions et les actions que l’on vient de mener pour pouvoir les améliorer encore et toujours. Comme vous vous en doutez déjà probablement, son objectif est donc de trouver le meilleur scénario possible pour une situation ou encore la solution finale à un problème.

Pour ce faire, la roue de Deming suit un processus particulier qui consiste en le suivi de différentes étapes bien définies et bien structurées à savoir :

  • Plan que l’on peut traduire par préparer ou planifier ;
  • Do pour réaliser, développer et mettre en œuvre ;
  • Check pour vérifier et contrôler
  • Act pour agir, ajuster, réagir et améliorer.

Quelles sont les différentes étapes de la roue de Deming ?

Tel qu’il est dit plus haut, la méthode de la roue de Deming se structure en quatre étapes distinctes que ses utilisateurs doivent scrupuleusement suivre afin de trouver solutions à un problème ou des améliorations à une situation. Les voici toutes :

  • Plan : le travail consiste ici à planifier et préparer ce que l’on souhaite faire ou réaliser. L’objectif est notamment d’identifier le problème réel ainsi que ses sources afin d’ensuite mettre au point un plan d’actions à suivre pour le résoudre. L’élaboration d’un cahier de charges peut donc être nécessaire et les actions à réaliser doivent être établies suivant un certain ordre sur un calendrier. Ici, afin de vous faciliter la tâche, vous pouvez vous servir d’un grand nombre de méthodes dans chaque démarche d’identification et d’analyse des problèmes. Le QQOQCCP peut par exemple vous être d’une grande utilité au même titre que la méthode du Brainstorming ou encore de celle du Diagramme d’Ishikawa.
  • Do : après la planification, il convient notamment de passer à la mise en œuvre et à la réalisation des actions planifiées. L’objectif consiste donc en la mise en exécution du plan d’action précédemment défini et la mise en place des ressources nécessaires en vue de le réaliser. Le mieux serait ici de commencer par une définition de la zone d’expérimentation puisque toutes les actions doivent toujours être précédées d’un test. Il est donc nécessaire de définir un échantillon pour le test afin d’ensuite mettre en œuvre toutes les actions prévues dans le plan.
  • Check : après la mise en œuvre des actions définies dans le plan, il convient maintenant de mesurer et de vérifier les aboutissements des actions menées. Ici, on devrait donc pouvoir vérifier si les ressources déployées produisent bien les résultats attendus. Bien sûr, cela devra commencer par la vérification de ces résultats après la fin de l’étape précédente. Une fois que c’est fait, il faudra ensuite procéder à une comparaison des résultats obtenus face à la situation à partir de laquelle on est parti. Il suffira par la suite de déterminer et définir les causes des écarts qui se trouvent entre les actions réalisées et les prévisions de départ ou les objectifs posés.
  • Act : par rapport à ces écarts, il convient maintenant de mettre en place les correctifs nécessaires pour ajuster et réajuster la situation. Cela permettra de l’améliorer et d’atteindre peu à peu les résultats attendus ainsi que les objectifs posés durant l’étape de la planification. Plusieurs sont donc à voir ici. Il faudra tout d’abord déterminer les causes qui ont conduit à la non atteinte des objectifs. Ce qui mènera par la suite à définir de nouvelles actions correctives et à élaborer des systèmes anti-erreur. Une fois que l’on a atteint le niveau optimum des améliorations, il ne reste plus maintenant qu’à rendre ces solutions formelles et à les adopter au cas où des problèmes du même genre apparaitraient de nouveau. Bref, le cycle s’arrête là !

Comment faire une roue de Deming ?

Tout ce que nous avons vu dans le paragraphe précédent ne relève que de la partie théorique de la méthode de la roue de Deming. Afin de la mettre en œuvre dans la pratique, vous aurez besoin de certains outils capables de rendre la méthode tangible et donc plus efficace.

Ainsi, commencez par dessiner un cercle ou prendre un objet circulaire. Divisez-le en quatre parties égales et ajoutez dans chaque partie une lettre représentant chaque étape de la méthode soit le P, le D, le C et le A. A chacune des étapes, votre roue devrait donc avancer d’un quart de tour, ce qui signifie que vous progressez et que vous n’êtes pas loin de trouver les solutions à votre problème.

Aussi, une « cale » doit être prévue sous la roue de Deming afin de marquer l’enchaînement logique suivant lequel les étapes doivent être suivies et aussi afin de représenter l’étape où vous vous trouvez à tel ou tel moment. Si vous arrivez à bien respecter les étapes à suivre, tout devrait se dérouler comme il faut et vous aurez la possibilité de trouver les solutions aux problèmes auxquels vous ou votre entreprise est confrontée.

Enfin, maintenant que vous savez tout ce qu’il faut savoir sur la méthode de la roue de Deming, il ne vous reste plus qu’à la mettre en œuvre afin de mieux découvrir son intérêt et profiter de ses avantages. Toutefois, nous tenons toujours à vous préciser que seule le suivi de manière scrupuleuse de ces étapes est en mesure de vous offrir des résultats rapides et des améliorations nettes.

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Technique de la fleur de lotus

Cultivez votre créativité avec la technique de la fleur de lotus !

Lotus blossom

Inventée par le japonais, Yasuo Matsumura, consultant en management et directeur du Clover Research Center, la technique de la fleur de lotus, est une variante du brainstorming qui met l’accent sur la créativité et la génération d’idées innovantes. Cette technique est un moyen supplémentaire à la portée d’une entreprise pour aborder une variété de problèmes.

La méthode a été dévoilée en 1990 dans le livre de Sheridan Tatsuno, Created in Japan: From Imitators to World-Class Innovators.

Technique de la fleur de lotus, c’est quoi ?

De prime abord, la technique de la fleur de Lotus (ou Lotus Blossom, en anglais) peut paraître complexe avec son schéma très élaboré ; mais en réalité c’est une technique très simple et particulièrement efficace. En fait, à l’image une fleur de lotus qui éclot et déploie sa vingtaine de pétales, il s’agit de définir un problème – une idée, une opportunité, un thème, etc. – central, puis d’en générer des sous-idées ou des sous-thèmes directement reliés.

Par la suite, en reprenant ces sous-idées, on engendre de nouvelles ramifications dans de nouvelles pétales. Le process peut être ainsi répété avec chacune des pétales (au besoin), ouvrant des pétales supplémentaires, jusqu’à ce que le thème ou l’idée soit complètement exploré. Toutes les idées ou groupes d’idées ainsi conçues offrent plusieurs possibilités et alternatives qui élargissent le champ de la créativité.

Quand utiliser la technique de la fleur de lotus ?

Technique de brainstorming dynamique et faisant appel à l’interaction et à l’association d’idées, le Lotus Blossom peut être utilisé dans différentes situations en entreprise. Elle encourage l’innovation et la créativité ou encore aide à résoudre certaines problématiques pour lesquelles vous n’entrevoyez pas de solutions claires.

Ainsi, l’on vous conseille de pratiquer la technique de la fleur de Lotus lorsque vous :

  • souhaitez développer votre esprit créatif

Votre entreprise est en recherche d’idées novatrices pour améliorer un service ? Vous désirez créer un nouveau produit qui fera « le buzz » et qui boostera vos ventes ? Vous rencontrez d’autres situations qui nécessitent un peu de créativité et d’inventivité de votre part ? En partant d’un vague concept ou d’un projet initial, il est possible d’aboutir à des idées claires et concrètes à mettre en œuvre en utilisant la technique de la fleur de lotus.

  • rencontrez des problèmes qui génèrent de nouvelles notions

Idées innovation

Une nouvelle problématique survient et vous ne savez pas trop par quel bout la prendre et comment la décortiquer afin de trouver des solutions adéquates et pertinentes…

Déployez ainsi les pétales de votre lotus et répertoriez toutes les causes et raisons de ce problème jusqu’à ce que vous soyez en mesure de mettre le doigt sur la solution à retenir.

  • êtes pris au piège dans un seul mode de pensée

« On ne change pas une équipe qui gagne », dit l’adage qui pourrait être aussi traduit par « un concept qui marche ». En effet, lorsque l’on réussit avec une idée ou une manière de fonctionner, on a tendance à ne réfléchir que de cette manière.

A un moment donné, il devient difficile de sortir de cette routine de réflexion et d’un mode de pensée qui a pu être efficace.

Il ne faut surtout pas attendre d’aller dans le mur pour tenter quelque chose de nouveau. Ainsi, sortez de votre zone de confort et rassemblez votre équipe dans une session d’innovation et de créativité en utilisant la technique de la fleur de lotus.

  • voulez engendrer de nouvelles idées à partir d’une « bonne idée »

Après un meeting ou un brainstorming classique, vous sortez de votre imagination une bonne idée. Entre l’espoir qui en découle et la multitude d’idées qui en ressort, il est possible d’avoir du mal à s’y retrouver. Encore une fois, la technique du lotus intervient pour organiser toutes les sous-idées engendrées sous les pétales des idées initiatrices… En explorant votre thème en profondeur, tout devient plus simple pour avoir une base sur laquelle s’appuyer.

Comment mettre en place la technique de la fleur de lotus ?

Une chose est certaine, pour que la technique du lotus soit la plus efficiente possible, faites participer différents collaborateurs dans une séance de travail incluant au minimum 2 ou 3 personnes. La technique de la fleur de lotus se met en place en suivant néanmoins certaines étapes…

A l’étape 0, il faut préparer le côté logistique en posant les graines de votre fleur… Il est possible de télécharger en ligne un patron du schéma de la fleur de lotus. L’on peut également utiliser des post-it ou tout simplement « dessiner » les pétales de lotus sur des feuilles blanches ou sur un tableau… Le lotus central comportera en général huit « pétales ».

Par la suite, il faut :

1. Définir le problème ou le thème fondamental, au centre du lotus

De manière assez claire et concise, déterminez l’idée initiale ou le thème que vous souhaitez « brainstormer ». Écrivez-le lisiblement de sorte que tout le groupe de travail puisse l’avoir en vue. Prenons par exemple le sujet « Être créatif » pour lequel nous allons tenter de chercher quelques idées, qui sont ici représentées par les lettres de A à H.

Exemple-lotus-blossom

2. Développer l’idée à partir du centre de « la corolle », avec 8 idées directes

Pour une méthode efficace, entre 6 et 8 pétales dans le lotus sont suffisants. Placer les idées autour du thème d’origine permet de ne pas en perdre le fil conducteur. Dans notre exemple, nous listons donc 8 propositions pour être créatif, dans les cases de A à H comme suit :

Exemple-lotus-blossom2

3. Déplier la fleur de lotus, en reportant les 8 idées générées dans 8 nouveaux lotus

Une fois les huit premières idées énumérées, il va falloir les développer et les détailler en dépliant le lotus. Ainsi, faites apparaître huit autres lotus dont les centres reprendront les idées du lotus initial. Pour mieux comprendre? Suivez notre exemple :

Exemple-lotus-blossom-3

4. Élargir et concentrer la réflexion sur les nouveaux sous thèmes proposés

En ayant donc réécris au centre des autres lotus ainsi créés, les propositions découlant directement du thème initial, on réfléchit à des sous-idées en relation avec ces propositions. Il est possible de faire travailler votre panel par petits groupes et leur confier un ou deux sous-thèmes à explorer.

Ou encore, vous pouvez les faire tourner autour du lotus. Ainsi, une personne peut soumettre une idée secondaire dans un des sous-lotus puis passer au lotus suivant. Cela crée une danse des idées autour du lotus déplaçant la réflexion.

Idées cubisme

Cela peut vous amener à un foisonnement d’idées. Toutefois, vous n’êtes pas obligés de remplir chaque pétale ; si vous êtes à court d’idées, passez à autre chose. Néanmoins, si un thème semble vous conduire plus loin, vous pouvez ainsi répéter le process à l’infini

En fonction du temps et des ressources humaines dont vous disposez, vous pouvez choisir avec vos collaborateurs les idées jugées les plus intéressantes du premier lotus pour les déplier dans un nouveau lotus.

5. Étudier les idées prioritaires et les relier au thème central

Pour terminer, faites un bilan des nombreuses idées qui sont sorties de vos esprits créatifs et cherchez à les lier au problème initial, en les utilisant comme action concrète pour des solutions plus pratiques qui peuvent être mises en œuvre.

Vous devriez être ravis du résultat… en effet toute l’ingéniosité japonaise est définie dans cette technique esthétique et pratique.

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Méthode QQOQCCP

Analysez et résolvez tous les problèmes grâce à la méthode QQOQCCP !

Figurant parmi les outils d’analyse les plus utilisés, la méthode QQOQCCP permet à tous ceux qui s’en servent d’analyser sous tous les angles une idée ou une situation donnée et de prévenir par conséquent les éventuels problèmes qui pourraient se soulever au cours de la réalisation du projet. Bien sûr, cela peut vous paraître encore flou jusque là ! C’est pourquoi nous vous invitons à lire le développement qui suit afin de connaître les différents aspects de cette méthode et d’ainsi l’appliquer sans problème et de manière plus efficiente.

Méthode QQOQCCP, c’est quoi ?

Appelée également méthode du questionnement, la méthode QQOQCCP se présente comme un outil d’aide à l’analyse d’une situation ou à la résolution de problèmes. En effet, il s’agit du sigle d’une série de question permettant une analyse systématique et exhaustive d’une situation : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ?

Ce sont là les questions que le rhéteur grec Hermagoras de Temnos utilisait pour définir les circonstances d’une situation. Ce qui marque d’ailleurs l’origine de cette méthode que l’on utilise encore aujourd’hui. Cette série de question est notamment issue de la traduction des mots latins suivants : Quis ? Quid ? Ubi ? Quibus auxiliis ? Cur ? Quomodo ? Quando ? En répondant à ces différentes questions, on peut ainsi obtenir toutes les données nécessaires pour dresser et analyser l’état des lieux afin de mieux appréhender une situation, un problème ou un processus.

 De quoi est composée la méthode QQOQCCP ?

Tel que nous l’avons évoqué plus haut, la méthode QQOQCCP se compose des différentes questions suivantes : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? Voici un petit développement de ces divers éléments afin de mieux comprendre leur portée respective :

  • Qui ? Ce questionnement se rapporte aux différents acteurs concernés par la situation ou le problème : Qui est concerné ? Quels sont les acteurs et responsables ? Quelle est la fonction impliquée ? etc.
  • Quoi ? On cherche ici à savoir l’objet, l’action, la phase ou encore l’opération dont il s’agit. Plusieurs questions peuvent ainsi en découler : De quoi s’agit-il exactement ? De quoi parle-t-on ? Quels sont les divers éléments caractéristiques de la situation ou du problème ? etc.
  • Où ? Cette question se rapporte à toutes les interrogations en relation avec le lieu ou la distance. On se demande donc où la situation se déroule-t-elle ? Dans quel type de milieu ? A quelle distance ? Par où et vers où ? etc.
  • Quand ? On doit parler ici de tous les éléments qui se rapportent au temps c’est-à-dire le moment, le planning, la durée, la fréquence, etc. Certaines questions doivent par conséquent être posées : Quand se déroule la situation ? A quelle date ? Quelle est sa durée ainsi que sa fréquence ?
  • Comment ? On se questionne ici sur tous les moyens nécessaires (matériels, humains, financiers, etc.) ainsi que les procédures ou les manières dont s’opèrent les choses. Comment se passe la situation ? De quelle façon se déroule-t-elle ? Dans quelles conditions ? De quelle manière ? Avec quels outillages ? etc.
  • Combien ? On parle ici de tout ce qui concerne la quantité, les différentes mesures, le budget… A quelle dose ? Quelles sont les valeurs en cause ? Pour quel budget ? Dans quelle mesure ? etc.
  • Pourquoi ? et Pour quoi ? Il est ici question des causes, des facteurs de déclenchement, des motifs, de l’objectif, des finalités…

Pourquoi utiliser la méthode QQOQCCP ?

D’après ce que nous avons vu à travers ces différents éléments constitutifs, la méthode QQOQCCP ouvre la voie à de nombreux avantages. Son principal intérêt réside notamment dans le fait qu’elle peut être adaptée à différents types de problématiques.

Elle permet de recueillir un grand nombre d’informations tout aussi bien précises que complètes sur une situation donnée. Ce qui offre la possibilité de bien définir la situation en question et de voir par conséquent tous ses contours ainsi que les résolutions possibles. Bref, la méthode QQOQCCP se présente comme la solution idéale pour approfondir les connaissances sur un sujet en particulier.

Quand et comment utiliser la méthode QQOQCCP ?

La méthode QQOQCCP peut être mise en œuvre dans diverses démarches. On peut par exemple faire appel à elle pour la définition d’un processus ou la rédaction des procédures. Elle peut aussi être d’une très grande aide dans la préparation d’un rapport, la préparation d’un plan d’action, l’élaboration d’un diagnostic, l’animation d’un brainstorming et bien d’autres encore.

Toutefois, grâce aux multiples connaissances qu’elle permet d’obtenir, la méthode QQOQCCP demeure un outil indispensable avec la planification et la gestion d’un projet. En effet, en plus des autres méthodes, il s’agit là de l’un des moyens les plus efficaces pour collecter le maximum de données. Cependant, afin d’obtenir des résultats satisfaisants, il convient de bien l’appliquer :

  • Pour commencer, vous devez répondre à chacune des questions de manière générale et systématique.
    Une fois que vous avez réussi à assembler toutes les réponses, il faudra maintenant identifier les principaux problèmes qui se posent.
  • Ensuite, il est important d’analyser tous ces problèmes en posant de manière récurrente les questions « Combien » et « Pourquoi » à chaque stade de questionnement.
  • Au moment où tout vous parait clair, vous pouvez alors proposer des solutions et une fois encore, il peut être nécessaire de reposer la liste des questions du sigle QQOQCCP. Cela vous permettra de trouver les actions pertinentes et efficientes qui pourront être entreprises.

Exemples d’application de la méthode QQOQCCP

Tel que nous avons dit plus haut, la méthode QQOQCCP peut intervenir dans une grande variété de situations, mais aussi dans différents domaines. Afin de vous permettre d’avoir un aperçu plus clair de son utilité, voici quelques exemples des domaines et/ou activités dans lesquels on peut utiliser la méthode QQOQCCP :

  • Animation d’un brainstorming : ici également, la méthode QQOQCCP permettra à l’animateur de guider ses auditeurs à trouver les réponses aux questions qu’il convient de se poser et à se pencher là-dessus pour trouver des solutions aux problèmes.
  • Planification de projet : le QQOQCCP est ici important pour apporter une analyse approfondie du projet, notamment en ce qui concerne la durée, les moyens, les actions à réaliser, les acteurs, etc.
  • Les activités de prospection des clients : la méthode permettra ici de connaître et de comprendre les besoins de la situation et ceux des clients afin de mettre au point la bonne stratégie et les actions à entreprendre.

En conclusion, la méthode QQOQCCP est un outil simple et performant de résolution de problèmes grâce à l’analyse approfondie d’une idée, d’un projet, d’un processus ou d’une situation.

Particulièrement utilisée dans la gestion de projet pour sa capacité à résoudre rapidement les difficultés rencontrées, elle est également efficace pour évaluer la faisabilité d’une idée ou d’un projet.

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