Learning by doing

Innovation : mettez la main à la pâte avec le "Learning by doing" !

 

« Si quelqu’un vous donne une incroyable opportunité mais vous n’êtes pas sûr de pouvoir y arriver, dîtes oui ! Puis vous apprendrez comment y parvenir plus tard ! » Cette citation de Richard Branson, fondateur de groupe Virgin, résume à elle-seule la philosophie du « Learning by doing« , que l’on peut traduire en français par « apprentissage par l’action« . Mais en fait, en quoi cela consiste ?

 

Un bon vieux concept

Apprendre par la pratique, cela n’est pas un concept nouveau. Déjà dès l’antiquité, Aristote disait que « ce que nous devons apprendre à faire, nous l’apprenons en le faisant. » Et au fil des évolutions et révolutions industrielles et technologiques, l’Homme a construit et innové par la pratique, les tests, les échecs … Sont ainsi nés beaucoup d’innovations et de produits de notre quotidien.

Comme le laisse entendre son nom, l’apprentissage par la pratique consiste à se servir de ses propres expériences et de ses propres actions plutôt que de s’appuyer sur de la pure théorie. Elle englobe plusieurs idées tournant autour de « essayer pour voir », « tester pour savoir », « apprendre de ses erreurs« , l’amélioration continue, l’expérience pratique, etc.

Dans la vie de tous les jours nous essayons tous d’appliquer toutes les informations et les théories que nous recevons par la formation, la lecture, etc. Mais, une chose est d’écouter quelqu’un nous enseigner une méthodologie en nous disant que « ça marche »; et une autre est d’appliquer ces connaissances théoriques à une situation de la vie réelle, de réellement vérifier par nous mêmes si ce qui a été appris fonctionne vraiment.

Children learning by doing
Source : Warren County Schools

Aussi, ce concept ancien a aussi été appliqué et a servi l’évolution industriel (automobile, aviation etc.) , et notamment par Henry Ford au cours du siècle dernier, améliorant à chaque fois le cycle et le coût de production de sa Ford T. Toujours au début du siècle dernier, le « Learning by doing » aura été appliquée dans l’éducation via la pédagogie par l’expérience aux États-Unis par John Dewey ou en Europe par Maria Montessori au travers de la pédagogie Montessori.

Il faudra attendre les années 80 pour voir la théorie du Learning by doing « méthodisée » et réellement utilisée pour expliquer des tendances économiques, voire comme méthode de stratégie de business, encourageant l’entrepreneuriat et l’innovation, notamment par des économistes tels Kenneth Arrow ou Robert Lucas.

 

Learning by doing et innovation

Les principes premiers de l’apprentissage par l’action font intervenir, entre autres, l’intelligence collective, les méthodes d’idéation collaborative, la pratique et l’action en groupe, etc. ; que nous avons abordés dans nos précédents articles.

Favorisant l’entrepreneuriat et le fait de « mettre la main à la pâte », ce concept est parfaitement compatible avec tous les types d’innovation. Autres atouts du Learning by doing en rapport avec l’innovation : la pluridisciplinarité, l’entraide, la flexibilité. Elle se centre sur l’humain, s’articule autour du produit, s’intègre dans le design et l’économie circulaire.

 

Intelligence Collective : Pour rappel, c’est la capacité d’un groupe à collaborer efficacement ensemble.

Développer la créativité en utilisant des outils de collaboration, en écrivant les idées, dessinant des prototypes ou des schémas, etc. L’apprentissage par l’action peut ainsi intervenir dans le visual management.
C’est par la visualisation et l’expérience qu’on imagine et évalue les projets d’innovation.

 

La pratique et l’action en groupe : Revenons ici sur le hackathon et les Fab Labs.

  • Le premier concept, le hackathon, est souvent défini comme le marathon de l’innovation. En effet, le temps d’une à deux journées, des personnes de différents backgrounds et compétences se retrouvent pour travailler sur des produits innovants, souvent en rapport avec la technologie ou l’informatique, mais pas seulement. Développer des idées, créer un prototype, tester sa viabilité, l’améliorer, etc. Tout cela en un court temps. Le hackathon favorise le Learning by doing : on apprend de ses erreurs, des bugs de son application, etc., et on en fait une nouvelle version, améliorée, et dépouiller des faiblesses et dysfonctionnements initiaux.
  • Les Fab Labs, eux, vont encore plus loin. Ce sont des laboratoires prônant le Do It Yourself et le prototypage ; en d’autres termes de véritables ateliers de fabrication (Fabrication Laboratory). Créés et cadrés par la MIT (Massachusetts Institute of Technology) et sa Fab Foundation, ils sont un lieu de création, de prototypage et de production.
Fab lab
Source : Fablabtulsa

Les Fab Labs, tout comme les Makerspaces, sont des espaces donnant accès à des outils technologiques et industriels (ordinateurs puissants, imprimantes 3D, outils de modélisations, logiciels open source, etc.) à des entrepreneurs, à des particuliers ou des startups. Ces derniers peuvent ainsi produire et donner vie à leurs idées et leurs produits. De cette manière, il est plus facile de faire des démonstrations et des essais qui permettront de noter les imperfections afin de les améliorer rapidement dans une prochaine version.
Le principal avantage de lieux comme les Fab Labs est surtout l’économie de coûts de production et de tests d’un produit.

 

Apprendre des résultats

Comme dit l’adage, « on apprend tout le temps » ou encore pour encourager la prise de risques « seuls ceux qui ne font rien, ne font pas d’erreurs ». Le Learning by doing promeut l’amélioration continue des compétences et des connaissances. Une entreprise dont le produit ou le service est performant et prospère ne s’endort pas sur ses lauriers mais recherche par différents moyens d’apporter des améliorations, même subtiles. L’apprentissage par la pratique passe par 4 étapes qui s’imbriquent de manière circulaire : Expérimentation, Compréhension, Planification, Action.

Learning by doing stages
Source : Audreyjammes

Néanmoins, si l’apprentissage par la pratique et l’expérience peut s’avérer payant dans de nombreux environnements, on ne peut pas dire que ce soit la panacée. Si vous souhaitez innover dans un secteur qui a déjà vu passer des concepts et des idées similaires, avant de passer directement à l’action, prendre en considération l’expérience des autres ne serait pas de trop. Apprendre par la pratique et sa propre expérience, c’est bien, mais se servir aussi des expériences d’autrui, c’est mieux. En effet pourquoi répéter les erreurs déjà commises avant vous ?
Enfin, un moyen pertinent de mesurer l’apport de l’apprentissage par l’action est l’analyse de la progression des résultats. Quels ont été les résultats obtenus lors du premier test ? Quels sont les résultats maintenant ? Pouvons-nous améliorer les résultats la prochaine fois ? Comment optimiser les résultats ? Etc. Autant de questions qui doivent servir de mesure du Learning by doing.

De manière générale, les résultats sont la réelle mesure de ce que nous faisons dans la vie. Et ces résultats peuvent avoir une signification à des degrés divers pour différentes personnes. Cela peut être gagner plus d’argent, améliorer la performance, la productivité, réduire les coûts de production -ou de distribution-, établir son image de marque, etc.

Ces résultats tendent à être plus concrets dans des situations réelles et influencent les décisions stratégiques à prendre ensuite. Ils permettent ensuite de réorienter la stratégie de management. C’est donc une raison supplémentaire d’apprendre par l’action : guider notre apprentissage et nos actions futures.

 

En conclusion, les erreurs sont inévitables lorsqu’on entreprend, et dans la plupart des cas de figures, les grands hommes d’affaires ont réussi en partant de pas grand choses. Leurs connaissances théoriques étaient incomplètes. Aussi, il ne faut pas hésiter à adopter l’état d’esprit du Learning by doing car comme le schématise bien Richard Branson « On n’apprend pas à marcher en suivant des instructions ; mais en effectuant la démarche, en tombant, puis en recommençant« . Learning by doing, oui mais intelligemment.

Niko Nado

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Circular Design Ideo

Innovez durablement avec le Design Circulaire d'Ideo !

 
Le design circulaire est basé sur le concept du design thinking, concept de management et d’innovation s’appuyant sur la collaboration et la co-créativité des acteurs d’un produit ou d’un service, incluant l’utilisateur final. Cette méthodologie a été développée par IDEO, entreprise de design américaine avant-gardiste. Décryptage.

 

Le design thinking comme stratégie d’innovation

Élaboré dans les années 80 par Rolf Faste à l’université de Stanford, le design thinking est une méthode d’innovation basée sur l’humain, sur le consommateur. Elle se définit comme une approche d’innovation faisant la synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive. Si la première se base sur la logique, les analyses d’informations commerciales, scientifiques, opérationnelles ou encore technologiques, etc., la seconde se situe en dehors du rationnel, se base sur l’instinct.
Comment penser comme un designer ? Innover pour apporter une solution à un problème complexe ne consiste pas à se concentrer sur le problème, mais dans la tête du designer, on pense consommateur, on réfléchit à la solution parfaite. Souvent en dehors de toute logique, on fait appel à son intuition, à l’imagination : la créativité est poussée à son paroxysme. C’est seulement après que la solution est éprouvée pour définir son efficience, sa faisabilité ou pas.

Design Thinking Process

Comment appliquer le design thinking ? La méthodologie a été définie à l’origine en 7 étapes : définir, rechercher, imaginer, prototyper, sélectionner, implémenter, apprendre.
Elle a été réduite à 5 phases par la d.school de l’université de Stanford : définir, imaginer, synthétiser, prototyper, tester. C’est plus ou moins ce processus à 5 étapes s’enchaînant logiquement qui est le plus souvent décrit lorsqu’on parle de design thinking.
Depuis, la société IDEO, via son CEO, Tim Brown, l’a simplifié en 3 : inspiration, imagination, implémentation. Aujourd’hui, le design thinking est essentiellement associé à IDEO.

 

Du design thinking au design circulaire

Pour comprendre l’évolution du design thinking au design circulaire, arrêtons-nous un instant sur l’histoire d’IDEO. Née de la fusion de 3 entreprises en 1991, ses membres fondateurs sont connus pour avoir conçu le design d’un des premiers ordinateurs portables, mais surtout pour avoir « designé » la première souris d’Apple. Elle s’est fait connaître du grand public en 1999 lors d’un reportage de la chaîne américaine ABC présentant les méthodes de travail originales de cette entreprise de design.
Par la suite, la méthodologie IDEO a fait son chemin et a été appliquée au-delà du design des produits, pour la conception, entre autres, de services ou d’espaces. Le design thinking d’IDEO est même enseigné dans les écoles. Cette méthodologie est centrée sur l’humain, sur l’expérience des utilisateurs mais aussi des collaborateurs de l’entreprise : empathie, pluridisciplinarité, idéation, « learning by doing« , visual management, etc., font partie de la culture du design thinking.

Economie circulaire

La méthode innovatrice d’IDEO a évolué, en collaboration avec la fondation Ellen McArthur en intégrant le design thinking à l’économie circulaire. Par opposition à l’économie linéaire – Extraire, Fabriquer, Jeter -, l’économie circulaire n’encourage pas le gaspillage mais promeut dans ses principes, plutôt la préservation et l’optimisation des ressources, le développement d’un système vertueux ou encore la conception système, etc.

Economie circulaire2

Ainsi, en associant les deux notions est né le « design circulaire« . Son objectif est donc de concevoir des produits de sorte que les matériaux utilisés soient recyclables.

Le designer pense d’abord à l’évolution et à l’impact du produit dans son écosystème, dans l’environnement dans lequel le produit sera utilisé, avant de penser à son contexte de production : une innovation durable.

 

Décryptage du design circulaire

La méthodologie développée par IDEO et ellenmacarthurfoundation.org peut s’adapter à quasiment tous les secteurs qu’ils soient de service, industriels ou technologiques.

Ideo Circular DesignElle s’appuie sur quatre dimensions d’innovations circulaires : Understand, Define, Make, Release (Comprendre, définir, produire, publier).


Le schéma du design circulaire est disponible et explicité de manière détaillée par son concepteur dans son Circular Design Guide. Il peut être appliqué et utilisé sur mesure en fonction du business et de l’entreprise. Voyons donc les caractéristiques du design circulaire.

 

UNDERSTAND (COMPRENDRE)

Understand-Ideo-Circular_Design

Dans cette partie, le but est de comprendre comment le design circulaire peut être la solution à votre projet d’innovation. Comment passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire ? Comment se laisser inspirer par les catégories en dehors de son secteur d’activité ?

Les 6 méthodes de cette phase sont :

  • Understand Circular Flows (Comprendre les flux circulaires) : Comprendre comment concevoir pour l’économie circulaire.
  • Regenerative Thinking (Pensée régénératrice) : Explorer les opportunités sociales, culturelles, naturelles et du capital humain.
  • Service Flip (Changement de service) : Réorienter votre pensée des produits vers les services au travers des besoins sous-jacents.
  • Insides Out (Voir de l’Intérieur) : Comprendre quels sont les matériaux qui sont utilisés dans les produits de tous les jours.
  • Inspiration: Digital Systems (Inspiration : Systèmes numériques) : S’inspirer de process efficaces dans le développement de logiciels.
  • Learn From Nature (Apprendre de la Nature) : S’inspirer de la nature pour résoudre les défis de design

 

DEFINE (DEFINIR)

Define_Ideo_Ciruclar_DesignIci, la méthode vous aide à exprimer les défis et challenges à explorer et définir les objectifs du projet d’innovation :

  • Define Your Challenge (Définir votre challenge) : Exprimer clairement le challenge circulaire que vous cherchez à résoudre.
  • Find Circular Opportunities (Trouver des opportunités circulaires) : Débuter avec une petite initiative atteignable qui peut être redimensionnée dans le temps.
  • Building Teams (Construire des équipes) : Construire des équipes multidisciplinaires dans un esprit de collaboration.
  • Circular Buy-In (Adhésions circulaires) : Comprendre vos intervenants et développer des stratégies d’engagement.
  • Circular Business Model (Business Model circulaire) : Développer votre business model en vous basant sur le design circulaire.
  • Create Brand Promise (Créer une promesse de marque) : Construire des propositions circulaires qui renforce la promesse de votre marque.

 

MAKE (PRODUIRE)

Make_Ideo_Circular_Design

Dans cette partie, la méthode du design circulaire aide à comprendre les besoins de tous les utilisateurs de votre chaîne, mais aussi à détecter les opportunités desquelles les idées seront approfondies et des concepts seront développés et choisis.
Passez au concret en construisant des prototypes et en s’améliorant via des tests réguliers :

  • User-Centred Research (Recherche orientée utilisateur) : Se concentrer sur les consommateurs et autres utilisateurs tout au long du process.
  • Circular Brainstorming (Brainstorming circulaire) : Faire du brainstorming d’idées autour du principe de circularité.
  • Embed Feedback Mechanisms (Intégrer des mécanismes de feedback) : Intégrer des mécanismes de feedback pour permettre une amélioration continue et précise.
  • Smart Material Choices (Des choix intelligents de matériaux) : Comprendre la répartition des matériaux qui composent (ou vont composer) votre produit.
  • Concept Selection (Sélection de concept) : Décider quels concepts circulaires prioritaires faire progresser.
  • Rapid Prototyping (Prototypage rapide) : Créer des prototypes approximatifs pour tester votre concept afin d’atténuer les risques.

 

RELEASE (PUBLIER)

Release_Ideo_Circular_Design

Dans cette étape de la méthode, il s’agit de mettre sur le marché le concept innovant, incluant des retours et feedbacks continus pour faire évoluer votre produit, service et business. Comment explorer de nouveaux partenaires et créer du changement dans votre entreprise.

  • Product Journey Mapping (Suivre l’aventure de votre produit) : S’assurer que votre produit est « utile » le plus longtemps possible.
  • Launch to learn (Payer pour apprendre) : Tester le concept avec toutes les ressources possibles.
  • Imagine New Partnerships (Imaginer de nouveaux partenariats) : Étudier de nouveaux partenariats qui pourraient améliorer l’efficacité du système.
  • Create Your Narrative (Créer votre récit) : Développer un récit fascinant autour de votre innovation.
  • Align Your Organisation (Ajuster votre organisation) : Appliquer les principes du design thinking pour faire évoluer votre entreprise.
  • Continuous Learning Loops (Cercle d’apprentissage continu) : Parcourir les prochaines étapes pour réitérer votre design et continuer à ajouter de la valeur.

Niko Nado

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Poka Yoke

Dites adieu aux défauts de production grâce au Poka-Yoke !

« L’erreur est humaine ! » Voilà une expression que l’on entend très souvent et qui constitue même une excuse fréquente pour certains individus de ne pas avancer. Bien sûr, on ne nie pas la véracité de cette expression ni le sens qu’elle véhicule. Toutefois, l’erreur ne doit pas être appréhendée ainsi. Elle ne doit pas nous empêcher d’avancer et d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

Au contraire, on peut s’en servir pour aller de l’avant et éviter les divers obstacles. D’ailleurs, il est bon de savoir qu’il existe bel et bien une méthode qui permet de prévenir les erreurs. Et c’est précisément de ce sujet que nous allons parler dans cette rubrique.

Baptisée Poka-Yoke, la méthode en question consiste en la prévention des erreurs et donc en l’amélioration de la qualité. Elle est aujourd’hui très utilisée aussi bien dans les entreprises que dans les industries. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a su faire preuve de son efficacité. Afin de vous permettre d’avoir une idée plus claire de ce qu’est exactement le Poka-Yoke, nous allons vous expliquer dans cette rubrique tout ce qu’il y a à savoir à son sujet.

 

Qu’entend-on exactement par Poka-Yoke ?

Shigeo Shingo
Shigeo Shingo

Le Poka-Yoke est une méthode quelque peu récente. Son invention remonte seulement à l’année 1986. Il a été créé par un ingénieur japonais du nom de Shigeo Shingo, employé chez Toyota, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a gardé ce nom. Poka-Yoke est en effet un terme japonais qui signifie anti-erreur.

Pour le désigner en français, on utilise souvent le terme « détrompeur » ou tout simplement système anti-erreurs. Tel que nous l’avons déjà évoqué plus haut, il s’agit d’un système de management de la qualité consistant à éviter les erreurs ou encore les défectuosités de façon mécanique. Le but est notamment ici d’améliorer et d’assurer une meilleure qualité au niveau de la production et d’arriver ainsi au « zéro défaut ».

Au début, cette méthode était dénommée Baka-Yoke, ce qui veut dire « à l’épreuve des idiots ». Une dénomination qui n’a bien sûr pas plu à tout le monde. C’est pourquoi on a décidé par la suite de changer son appellation en Poka-Yoke.

Dans la pratique, cette technique a déjà fait ses preuves et son efficacité a bien été vérifiée. Elle a même déjà été lancée dans des industries d’envergure telles que Toyota. Le système Poka-Yoke est dans son ensemble très sophistiqué et contrairement aux êtres humains, il est sans faille. Pour les entreprises, il s’agit donc d’un outil en or. Il peut être très efficace dans la démarche d’amélioration de la qualité. Il faudra tout simplement bien appréhender le concept afin de l’appliquer dans les normes. Pour ce faire, il est important de commencer par bien faire la distinction entre « erreur » et « défectuosité ».

Le premier a le plus souvent rapport avec l’humain et les erreurs fréquentes qu’il peut commettre : incompréhension, déconcentration, etc. En ce qui concerne la « défectuosité », elle est liée à la livraison du produit qui a pu passer par plusieurs postes sans vérification.

 

Les techniques d’inspection dans le Poka-Yoke

Pour qu’aucune erreur ne passe inaperçue dans le développement et la livraison d’un produit, le Poka-Yoke impose plusieurs types d’inspection. On en dénombre principalement trois :

  • L’inspection par jugement : l’inspection consiste ici en la vérification de l’ensemble des unités de chaque lot produit. Le but étant de pouvoir séparer les unités conformes des défectueuses.
  • L’inspection informative : après l’inspection par jugement, il faudra maintenant continuer par une analyse du comportement des différents processus en se basant sur les données collectées de la ligne de production. C’est aussi durant cette phase d’inspection que l’on corrige les erreurs s’il y en a après l’analyse. À noter que cette inspection peut s’effectuer de deux façons : l’inspection successive et l’auto-inspection.
  • L’inspection de source : ce dernier type d’inspection consiste à vérifier si toutes les conditions requises pour garantir la qualité sont réunies dans le processus de production. S’il y a une erreur, le système Poka-Yoke permettra de la détecter en un rien de temps. Et ici, soit il nous avertit, soit il stoppe tout simplement le processus jusqu’à ce que l’erreur soit corrigée.

 

Quand et où appliquer le Poka-Yoke ?

Comme nous l’avons déjà dit tout au long de cet article, le Poka-Yoke est nécessaire pour prévenir les erreurs et améliorer la qualité des produits. De par cette caractéristique, il permet d’intervenir dans de nombreux domaines. Pour commencer, on peut l’utiliser sur les sites de production afin d’éliminer les erreurs humaines dans la réalisation d’une tâche.

Dans le cas d’une usine d’assemblage, il est par exemple envisageable d’intégrer un Poka-Yoke qui empêche d’assembler deux pièces qui ne sont pas concordantes. Outre l’usine, le Poka-Yoke peut aussi s’appliquer aux produits vendus. D’ailleurs, on en retrouve de nombreux aujourd’hui dans divers produits comme les automobiles, les tondeuses, les bateaux à moteur, les prises électriques et bien d’autres encore. Le Poka-Yoke évite non seulement les erreurs, mais aussi les dangers qu’elles peuvent engendrer.

 

Quelques exemples de Poka-Yoke

Voici quelques exemples de Poka-Yoke qui peuvent vous aider à mieux le comprendre et ses fonctions :

  • Quand vous allez faire le plein dans une station essence, vous devez avant tout éteindre le moteur de votre véhicule. Dans le cas contraire, la trappe du réservoir ne pourra pas s’ouvrir et vous ne pourrez pas faire le plein. De son côté, la distribution du carburant intègre également un Poka-Yoke qui l’arrête automatiquement quand le réservoir du véhicule est plein. De cette manière, on évite tout débordement et tous les autres risques que cela peut provoquer.
  • Les tondeuses à gazon constituent également un exemple parfait de Poka-Yoke. De nos jours, celles-ci sont dotées d’une poignée. Son rôle est de mettre le moteur en marche quand on la serre. Et une fois qu’on la lâche, l’appareil s’éteint. Ce système garantit ainsi l’arrêt de la tondeuse en l’absence d’une action humaine pour la contrôler, permettant d’éviter les accidents.

Il ne s’agit là que de simples exemples, mais ils vous permettront certainement d’avoir une idée plus claire de ce qu’est vraiment un Poka-Yoke et quels sont ses bénéfices.

 

Maintenant que vous savez à peu près tout sur le Poka-Yoke, il ne vous reste plus qu’à l’utiliser pour éviter les erreurs et améliorer la qualité de vos produits. C’est là un point essentiel qu’il est important de tenir compte de nos jours si l’on souhaite mieux vendre et réussir. Cependant, afin que le Poka-Yoke soit efficace, il faudra s’assurer de bien le comprendre et l’appliquer comme il faut.

Eddy Andriamanalina

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Innovation

Comment s'entraîner à innover au quotidien ? Etude de cas : le stylo écrasé

Innovez ! Oui mais comment ? Comment trouver de bonnes idées qui donneront naissance à de véritables innovations ? Comme nous l’avons rappelé dans notre article Nous sommes tous des descendants de créatifs, innovateurs en puissance et capables d’avoir de bonnes idées ! En effet, l’histoire nous montre que l’Homme a su s’adapter à son environnement en innovant !

Ces innovations sont nées de la recherche de solutions à des problèmes identifiés ou encore de la sérendipité comme par exemple la découverte de la penicilline.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à l’innovation basée sur la résolution de problèmes. Il existe de nombreuses méthodes d’innovation et de créativité efficaces qui visent à résoudre des problèmes identifiés ; on peut citer par exemple le diagramme d’Ishikawa, la méthode QQOQCCP ou encore la roue de Deming.

Le but de notre exercice est d’adopter un comportement propice à l’innovation, aussi bien en termes d’identification que de résolution de problèmes pour que vous puissiez trouver de bonnes idées en toutes circonstances. Pour ce faire, je vous propose un petit voyage au coeur de notre quotidien qui, si on y prête attention, déborde de possibilités d’innover !

 

Comment trouver des problèmes pour s’entraîner à innover ?

La résolution de problèmes implique l’identification en amont d’une problématique ou d’un dysfonctionnement.

Il est vrai qu’on ne cherche généralement pas les problèmes… mais dans ce cas précis il nous seront bien utiles pour nous entraîner à innover donc un petit effort !

Je vous invite à adopter un regard neuf sur l’environnement qui vous entoure, empreint de curiosité et exempt de jugement. Autrement dit, observez pour identifier ce qui ne fonctionne pas !

Pour se plonger dans le bain de l’innovation et maximiser ses chances de trouver de bonnes idées, il est important d’évoluer dans un cadre propice, comme nous l’avons explicité dans notre article 4 points clés pour booster l’innovation dans votre entreprise :

 

Chacun d’entre nous est confronté à des incohérences ou des difficultés dans sa vie quotidienne, dans le cadre professionnel et personnel. Nous sommes par exemple confrontés à ces problèmes en utilisant un service ou un produit qui ne nous satisfait pas entièrement. Nous n’y prêtons pas forcément attention car la résolution de ces problèmes ne nous incombent généralement pas mais nous pouvons nous en servir pour nous entraîner à innover ! Utilisons ainsi notre capacité d’observation pour identifier les problèmes que nous rencontrons tous les jours.

 

Comment résoudre le problème ?

Afin de trouver une solution à notre problème, nous allons utiliser la méthode de résolution de problèmes QQOQCCP. Cette méthode consiste en une analyse approfondie du problème à partir des questions suivantes :

  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Où ?
  • Quand ?
  • Comment ?
  • Combien ?
  • Pourquoi ? Pour quoi ?

L’objectif est ainsi d’apporter le maximum d’informations sur le problème afin de trouver la solution la plus adéquate possible.

 

Quel est le problème ? De quoi s’agit-il ? 

Stylo mine écrasée La Poste

Prenons donc un exemple concret que vous avez sûrement déjà rencontré : les stylos à bille reliés à un socle par une chaîne mis à disposition dans les bureaux de poste.

A la recherche d’un stylo pour noter une adresse, combien ont trouvé un stylo dont la mine enfoncée le rend inutilisable ?

Nous partons là d’un constat, les stylos mis à disposition dans les bureaux de poste ont parfois (voire souvent) la mine enfoncée.

 

 

Pourquoi ce problème se pose-t-il ? Quels sont ses causes ?

La cause de cet enfoncement est que la plupart des usagers des-dits stylos ont tendance à exercer une forte pression sur la mine afin de créer une copie carbone de certains formulaires disponibles dans les bureaux de poste, comme l’indique d’ailleurs ces formulaires.

Colissimo

Un test effectué par un Youtubeur nous apprend qu’un stylo à bille classique peut écrire pendant 38h25mn. Il serait intéressant d’estimer la durée de vie moyenne d’un stylo dans un bureau de poste puisque la plupart des crayons dont la mine est enfoncée possèdent encore de l’encre. Leur cycle de vie n’est donc pas optimisé.

 

Qui est concerné par le problème ? Quels sont les responsables ?

Ces questions nous permettent d’identifier les acteurs du problème.

Ainsi, l’utilisateur du stylo, à savoir l’usager du bureau de poste est responsable de l’enfoncement de la mine.

Par ailleurs, le bureau de poste est directement concerné car c’est ce dernier qui fournit les stylos qui sont donc par définition à sa charge.

 

Où se passe le problème ?

Comme nous l’avons indiqué, le lieu est le bureau de poste et par extension ce problème concerne les 9254 bureaux de poste en France.

A cela on peut ajouter les 7289 points de contacts gérés en partenariat avec des collectivités locales et des commerçants qui, s’ils mettent également à disposition des stylos du même type, rencontrent ce problème.

On peut même s’interroger sur la possibilité de rencontrer ce type de problème dans d’autres lieux publics qui mettent à disposition ce type de stylos et qui proposent des formulaires comportant une copie carbone à remplir. On imagine ainsi que des mairies peuvent être également concernées. Néanmoins, nous allons limiter le champ d’étude de notre problème aux bureaux de poste.

 

Quand se déroule le problème ? A quelle fréquence ?

Comme nous l’avons vu dans les causes du problème, c’est donc l’utilisation « musclée » des stylos par les usagers du bureau de poste qui les dégrade.

On peut donc considérer que l’écrasement de la mine intervient aux heures d’ouverture des bureaux de poste et ce tout au long de l’année. C’est donc un problème récurrent et durable.

 

Comment s’opère le problème ?

On s’intéresse ici aux stylos ainsi qu’à leur approvisionnement par le bureau de poste.

Un entretien avec un agent de la poste nous apprend qu’en effet, les mines des stylos se retrouvent régulièrement enfoncée ce qui les rend inutilisables. Seule la mine du stylo est remplacée lorsque le corps du stylo, la chaîne et le socle de celui-ci sont intacts. Une vérification montre en effet que ces stylos se dévissent et qu’il est possible de remplacer la mine.

L’agent explique que les bureaux de poste s’approvisionnent en fournitures auprès d’un fournisseur, limitant ainsi le choix des produits.

 

Combien cela coûte ?

Il n’a pas été possible de connaître le coût exact d’une mine de stylo achetée par un bureau de poste.

Cependant, pour notre exercice, une rapide recherche sur Internet nous apprend qu’il existe des recharges de mines pour ce type de stylos dont le coût varie de 0,38€ à 1,26€.

A l’échelle d’un bureau de poste et étant donné le faible coût d’achat d’une mine de stylo, les pertes semblent faibles mais ramenées aux 9254 bureaux de poste en France et ce sur une année, ce coût peut atteindre des milliers d’euros.

Exemple : En partant du principe que le groupe postal a négocié des tarifs avantageux auprès de son fournisseur, estimons que chaque recharge de mine lui coûte 0,20€. Imaginons qu’un bureau de poste utilise en moyenne 2 recharges de mine par mois en remplacement des mines écrasées, soit un coût de 4,8€/an. Cela représenterait un coût cumulé de plus de 44.000€/an pour l’ensemble des bureaux de poste français et de près de 80.000€/an en intégrant les points de contact.

L’enjeu de notre exercice est donc ici de trouver comment faire des économies ou comment rationaliser l’utilisation des stylos.

 

Des idées ?

Après avoir bien défini le problème et pris connaissance des composantes de celui-ci, nous pouvons réfléchir à des solutions.

La méthode QQOQCCP se concentre particulièrement sur les questions Pourquoi et Combien afin de donner une analyse des causes et des modalités à mettre en place pour obtenir une solution efficace.

Nous avons ainsi identifié que le coût des stylos est assumé par le bureau de poste, qu’il concerne potentiellement tous les bureaux de poste et que donc le groupe La Poste est concerné par ce problème et ce tout au long de l’année.

 

Agir sur les causes ? Sur les moyens ?

Intéressons-nous tout d’abord à l’éventualité d’une modification d’une cause dans la résolution du problème, à savoir dans ce cas le fait d’enlever les copies carbones des formulaires.

Ce fait impliquerait alors de devoir remplir plusieurs fois le même formulaire et donc une perte de temps pour l’utilisateur. Cette solution impose une régression du service qui n’est pas compatible avec la démarche d’innovation. Passons donc à autre chose.

On peut se demander pourquoi les bureaux de poste continuent de mettre à disposition ce type de stylos étant donné la propension de leur mine à s’écraser. On note ici l’inadaptation du stylo à son usage. En effet, ce stylo remplit bien sa fonction première d’écriture et de marquage sur la copie carbone mais sa durée de vie est directement impactée par son type d’utilisation. Il serait donc intéressant de réfléchir à un produit plus adapté à cette usage.

Rappelons-nous que les bureaux de poste mettent à disposition ces stylos reliés à un socle par une chaîne afin d’offrir un moyen d’écriture aux usagers tout en limitant les risques de vol du stylo. N’oublions pas non plus que le groupe postal s’approvisionne auprès d’un fournisseur unique.

On peut ainsi se demander si ce fournisseur (ou un autre) ne proposerait pas des stylos plus adaptés à un usage appuyé.

Bic CristalEn puisant dans nos connaissances et expériences, on finit par penser à un célèbre stylo à bille, le stylo Bic Cristal qui a la particularité d’avoir une mine se chargeant par l’avant du stylo. Cette particularité présente l’avantage d’une butée qui empêche l’enfoncement de la mine dans le stylo.

Existe-t-il alors des stylos à bille sur socle du même type ?

Réponse : après une rapide recherche sur Internet, on apprend que la société Bic commercialise en effet plusieurs références de stylos sur socle mais le mécanisme de ceux-ci est similaire aux autres et présente donc le même défaut.

Une solution serait donc de développer un stylo rechargeable relié à un socle par une chaîne et dont la mine se charge par l’avant sur une butée.

 

Notre petit exercice nous a ainsi mené à envisager un nouveau produit issue d’une innovation incrémentale appliquée à un produit existant. Dans notre cas, cette innovation se fait d’ailleurs par les fournisseurs et non par l’entité identifiée comme responsable.

L’objectif est de désacraliser l’innovation, de se rendre compte que chacun est capable d’innover et des possibilités infinies que cette dernière offre dans tous les domaines.

La finalité est également, à terme, de vous concentrer sur la recherche de problèmes dont la solution vous rendra directement service, soit en facilitant votre vie personnelle, soit en proposant des innovations concrètes dans le cadre professionnel.

Je vous invite donc à faire de même afin de développer votre acuité à discerner les problèmes, à les analyser et à trouver des solutions… en somme à innover au quotidien !

Claire Rousseau

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2D-3D-4D

L'innovation dans la stratégie d'entreprise : la chaîne de valeur (2D), l’écosystème (3D) et la prospective (4D)

 
Lorsque l’on parle d’innovation et de techniques pour innover, l’on pourrait tout de suite penser à des outils révolutionnaires ou des méthodologies complètement nouvelles. Néanmoins, innover, ce n’est pas seulement venir avec des idées nouvelles, c’est aussi adapter des stratégies existantes dans le monde des affaires, analyser les réalités de l’entreprise et adopter en parallèle de sa stratégie d’entreprise habituelle, une stratégie d’innovation.

 

2D, 3D ou 4D : Business stratégies et Innovation

2D 3D 4DLa question souvent posée dans les entreprises est « comment réussir le processus d’innovation ? ». Et en général, ce ne sont pas les techniques et les recommandations qui manquent pour innover : penser différemment, chercher en dehors de l’entreprise des concepts et des partenaires, établir différentes méthodologies de financement, chercher de nouveaux business, etc.

Le fait est que toutes les entreprises ne sont pas identiques, n’évoluent pas dans les mêmes environnements, n’ont pas les mêmes organisations, ne rencontrent pas les mêmes difficultés, une activité ou une fonction principale dans une entreprise peut être secondaire dans une autre, etc.

Nous allons aborder différentes « stratégies business » qui peuvent être adaptées et redéfinies pour réussir son innovation. Chacune d’entre elles abordent différents aspects qui peuvent être pris en considération pour réussir son processus d’innovation. Leur représentation se fait en 2, 3 ou 4 dimensions dans une logique qui, partant de l’organisation interne de l’entreprise, prend en considération des éléments externes, puis la fonction temporelle.

 

1. La chaîne de valeur de Porter

Michael PorterLe concept de chaîne de valeur a été décrit et publié par le professeur et consultant Américain, spécialiste en économie et en stratégie d’entreprise Michael Porter. Auteur de plusieurs ouvrages sur le thème de la stratégie d’entreprise, Porter publie en 1980 « Choix stratégiques et concurrence. Techniques d’analyse des secteurs et de la concurrence dans l’industrie« , dans lequel il décrit la chaîne de valeur.

En gros, la chaîne de valeur consiste en l’analyse de l’ensemble des activités clés d’une entreprise, ainsi que de ses fonctions supports afin de déterminer les domaines dans lesquelles l’entreprise excelle et où elle peut faire encore mieux, tant le but d’avoir un avantage concurrentiel.

Selon Porter, toutes les activités ajoute de la valeur au service et/ou au(x) produit(s) de la firme. Aussi, lorsque ces fonctions sont optimisées de manière efficiente, la valeur ajoutée sera forcément supérieure aux coûts déployés pour les implémenter/gérer.

Le schéma ci-après définit les activités impliquées dans la chaîne de valeur en deux dimensions (2D), toutes contribuant à créer de la marge et de la valeur pour l’organisation.

Chaine de valeur de Porter

  • Verticalement, les activités principales : Logistique – Interne et Externe -, Production, Marketing et ventes, Services.
  • Horizontalement, les activités de soutien : infrastructures, RH, R&D/ Développement technologique, Achats.

Si à la base, le concept développé par Porter ne parlait pas explicitement d’innovation, il est intéressant de constater qu’une innovation contribue à rajouter de la valeur si la stratégie est bien gérée. L’innovation peut passer par l’amélioration des process, du canal de distribution, de la communication avec les clients, etc. comme décrit plus en détail dans le diamant d’innovation.

Dans la chaîne de valeur de Porter, l’innovation a sa place, que ce soit dans les activités de base (logistique, fabrication, commercialisation et marketing, etc.), ou dans les activités de soutien (RH, infrastructure, processus achat, etc.).

Enfin, la chaîne de valeur peut servir de base à des stratégies d’entreprise pouvant déboucher sur des solutions innovantes en déterminant axes et activités à diversifier.

 

2. L’écosystème

L’économiste James F. Moore dans les années 1990 va transposer au monde des affaires, le concept d’écosystème écologique, définit comme « un système d’interactions entre les populations de différentes espèces vivant dans un même site et entre ces populations et le milieu physique ».

Dans son article « Predators and prey : a new ecology of competition » (Prédateurs et proies : une nouvelle écologie de la concurrence) dans la Harvard Business Review (mai-juin 93), explique que l’entreprise a des interactions avec le monde extérieur (clients, fournisseurs, concurrents, partenaires, institutions, etc.), dans des relations qui sont l’essence même d’un modèle économique.

Pour être financièrement performante, l’entreprise doit rajouter une troisième dimension (3D) à ses fonctions internes (abordées dans la chaîne de valeur), à savoir le « monde extérieur » : l’interconnexion entres ses activités principales et les acteurs externes.

Ecosystème

Un écosystème d’affaires regroupent ainsi tous les acteurs intervenant dans un domaine particulier ayant des relations économiques, quelque soit leur position et leur force dans cet espace. Comment innover dans un tel environnement ?

Pour réussir, ce qui va compter, c’est de réussir à tisser un réseau de liens entre les intervenants de son écosystème, ou encore plus fort, d’innover, en créant son propre écosystème.

Dans le premier cas, l’innovation dans un écosystème existant peut venir de différents intervenants : les employés de l’entreprise, les clients de l’entreprise (via des systèmes de communication et de remontées d’information), les partenaires et fournisseurs, la collaboration avec les concurrents ou innover pour s’adapter aux nouveautés de son écosystème.

Dans le cas de la création de son écosystème, l’exemple d’Apple est parlant. En créant et démocratisant le smartphone, la firme chère à Steve Jobs a contribué à la création de tout un écosystème : distribution et vente de l’iPhone, les applications via iTunes, les startups indépendantes créant des applications et/ou des accessoires compatibles iOS, sans parler de ses concurrents, etc.

Apple Business Ecosystem

 

3. La prospective

Il s’agit d’une business strategy consistant à se projeter dans le futur. Le concept est de se servir du passé et d’anticiper le futur afin de prendre des décisions stratégiques aujourd’hui. Cela permet de générer différentes possibilités de futurs afin d’entrevoir les possibles options stratégiques pour gérer les challenges et les risques possibles qui se présenteront. Tout cela contribue donc à bâtir la capacité à penser à long terme dans le but d’apporter des réponses proactives aux changements présents.

La prospective est un concept en 4 dimensions (4D), car il rajoute à l’écosystème présent des éléments temporels incluant le passé et surtout le futur. Son but est de passer de l’anticipation à l’action.

Manuel de Prospective stratégique-Michel GodetPlusieurs méthodes et approches ont été apportées par des experts en management d’entreprise tels Michel Godet dans son ouvrage « Manuel de Prospective stratégique« , pour l’analyse d’une stratégie prospective dans le monde des affaires.

Dans l’ensemble, la stratégie prospective passe par 3 étapes dans lesquelles plusieurs méthodologies ou outils peuvent être utilisés. Ces 3 étapes sont : Analyser l’environnement, Anticiper les risques, Élaborer des scénarios.

La stratégie prospective est parfaitement compatible avec l’innovation. Elle permet d’anticiper, d’identifier les opportunités, de prendre des risques, d’élaborer des scénarios, de créer du besoin, etc. Tout ce qui favorise l’innovation ! Et cela peut s’appliquer à n’importe quel type d’organisations.

 

Prospective

 

Business Strategy et Innovation, ça marche !

L’innovation doit faire partie intégrante d’une stratégie d’entreprise. Chaque entreprise ayant ses spécificités et l’innovation n’étant pas seulement technologique, elle peut intervenir sur n’importe quelle ligne d’une organisation.
Aussi, que ce soit en 2D avec la chaîne de Porter (Activités Principales et Activités annexes), en 3D avec l’écosystème (Chaines de Porter + Environnement externe) ou en 4D avec la stratégie prospective (Écosystème + Analyse du Futur), la stratégie d’innovation peut totalement se fondre dans n’importe quel type de stratégies d’entreprise.

Niko Nado

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Innovation Diamond

Le Diamant de l'innovation ou comment innover par la connaissance ?

 
“L’innovation est une alliance entre recherche, marketing, instinct, imagination, produit et courage industriel.” Antoine Riboud, président, fondateur de Danone.

Dans nos précédents billets, nous avons abordé différentes techniques et méthodes pour inciter à l’innovation ou pour mettre en place une stratégie d’innovation efficace. Mais avons-nous déjà défini ce qu’était l’innovation, comment elle était générée et quelles en étaient les composantes ? C’est ce qu’explique correctement le diamant de l’innovation, concept défini par Marc Giget.

 

Le Diamant de l’innovation : sortir des sentiers battus

Marc Giget
Marc Giget

L’outil « Le diamant de l’innovation » a été imaginé par Marc Giget afin d’apporter les points forts de l’innovation dans les services dans le domaine industriel. Marc Giget est un chercheur, consultant, docteur en économie internationale, spécialiste des questions économiques et des process d’Innovation.

Auteur de plusieurs articles et ouvrages sur ce thème, le Français est un expert des stratégies d’innovation, fondateur d’organismes tels que l’Euroconsult, l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation, le Club de Paris des Directeurs de l’Innovation ou d’évènements tels que les Mardis de l’innovation.
Il aborde le concept de « Diamant de l’Innovation » dans son livre « La dynamique stratégique de l’innovation » en 1998 qui examine les complexités des opportunités, ainsi que les challenges du projet d’innovation.
Définir cette notion de diamant de l’innovation, c’est l’art de faire communiquer entre elles les cinq fonctions clés dans une société par 10 axes de communication desquels peuvent émerger un projet d’innovation. Représentant la forme géométrique d’un diamant, ces interactions illustrent toutes les interactions entre ces éléments dans une entreprise quelle qu’elle soit, dans le but d’être plus innovant. Le diamant prend en considération tous les axes et les dimensions de l’innovation.

 

Interaction entre fonctions de l’entreprise

Selon Giget, les 5 fonctions majeures de l’entreprise qui représentent la base du diamant et qui doivent être systématiquement importants et analysés sont :

  • Recherche et développement (R&D)
  • Production (Prod)
  • Marketing et vente (M&V)
  • Ressources humaines (RH)
  • Ressources financières (RF)

 

Le diamant énumère 5 fonctions fondamentales : deux fonctions « ressources« , humaines et financières et trois fonctions techniques ou pratiques – souvent classiques – : production, marketing et vente, recherche et développement

En connectant ces fonctions entre elles, les axes décrivent toutes les lignes à prendre en compte systématiquement dans un projet d’innovation.

Dix faces Diamant de l'innovation
Le triangle formé par les processus classiques (R&D, Production et Vente) se transforme pour prendre en considération les finances et l’humain. Les interactions entre ces divers éléments sont importantes car elles définissent le bon fonctionnement du projet d’innovation. Aucun axe n’est prioritaire car l’innovation peut surgir de n’importe lequel.

 

Les dix faces du « Diamant de l’innovation »

Dix axes de communication sont définis dans le diamant de l’innovation et chaque axe relie une fonction de l’entreprise à une autre, ce qui permet au final à tous les acteurs d’interagir entre eux par divers moyens. Ces 10 axes de communication formant le diamant sont donc :

  1. Innovation de produit (Entre la R&D et le marketing) : le pôle recherche et développement travaille avec le marketing et vente pour créer et imaginer un produit.
  2. Autogestion, participation et intéressement (RH <-> RF) : la connexion entre les ressources financières et humaines permet de gérer le type d’investissement le mieux adapté au projet d’innovation.
  3. Innovation dans la gestion des personnels de recherche (RH <-> R&D) : ce type d’innovation découle de l’interaction entre le staff et le pôle recherche et développement.
  4. Innovation au niveau des forces de vente (RH <-> M&V) : promouvoir l’innovation au niveau de la force de vente qui passe par l’axe de communication entre le pôle RH et celui du marketing et de la vente.
  5. Innovation de financement des ventes (M&V <-> RF) : cet axe est généré par le mix des fonctions d’innovation Financier et Vente.
  6. Innovation de financement de la R&D (R&D <-> RF) : dans la même logique, le financement de la Recherche et développement passe par l’interaction entre les services R&D et les ressources financières de l’entreprise.
  7. Innovation de process (R&D <-> Prod) : dans une relation classique, l’innovation des process provient de la synergie entre les processus R&D et Production.
  8. Innovation sociale et d’organisation (RH <-> Prod) : innover pour améliorer la productivité et climat social, en termes d’organisation notamment se fait par la combinaison des pôles RH et Production.
  9. Innovation de distribution (RH <-> RF) : réduire ou minimiser les coûts de distribution nécessite l’optimisation des ressources financières et humaines.
  10. Innovation de financement de la production (Prod <-> RF) : innover dans le financement de la production passe par le rapprochement des ressources financières et du processus de production.

Diamant de l'innovation

 

Faire briller son diamant de l’innovation

Ce diamant met en évidence de nombreux aspects qui permettent d’utiliser toutes les options possibles pour stimuler la créativité et la prise de risque nécessaire pour innover, du moment que cela ne se réduit pas uniquement à l’innovation technique ou technologique des produits. Il permet ainsi de prendre en considération tous les éléments intervenant dans un processus d’innovation.

Par exemple, un service fourni à un utilisateur donné étant jugé de manière globale – qualité et efficacité -. Aussi, toute innovation affectant ne serait-ce qu’un élément de ce service devra être également évalué d’un point de vue global. Par conséquent, dans le cas où une entreprise qui fournit un service décide d’innover, elle veillera à inclure de manière cohérente les divers éléments intervenants dans la prestation de ce service.

Plus concrètement, appliquer le diamant de l’innovation de Marc Giget, c’est faire un compromis entre innover, valoriser et optimiser : réduire les coûts, améliorer les performances, apporter du changement, créer de nouveaux services/produits, nouvelles méthodes d’investissements, prise de risque des managers, liberté de créativité accordée aux salariés ou collaboration interne/externe, etc. , avec une ouverture de la réflexion à tous les corps de métier de l’entreprise.

Innovation

Selon Marc Giget, la connaissance doit être le moteur de l’innovation car tout le monde peut avoir une idée et peut proposer. L’échange et la diversité des idées peuvent engendrer des innovations basées sur la connaissance plutôt que sur la technologie et la recherche scientifique uniquement (souvent des innovations produit).
Nous pouvons ainsi lister comme autres types d’innovations : l’exemple de Tupperware et ses clients relais (innovation de distribution), le crowdfunding – ou financement participatif – (innovation de financement), la Grameen Bank et la micro-finance en général (innovation sociale), le e-commerce , Airbnb ou Uber (innovation de process), le marketing -ou vente- direct-e- ou encore le sponsoring (innovation des forces de vente), etc.

 

En conclusion, s’il est certain que la technologie joue un rôle important dans l’innovation et lui est souvent associée, il ne faut pas oublier qu’à la genèse de tout changement, il y a une idée. Cette idée naît d’un besoin, d’une envie, d’une volonté d’améliorer ou d’apporter une solution nouvelle, etc. Pour réussir à bien appliquer un projet d’innovation par la connaissance, trois étapes importantes sont à respecter globalement : la génération d’idées (comment définir le besoin, être créatif, etc.), la conceptualisation (intégration des éléments de connaissance, technologie, coûts, services, etc.), la mise sur le marché (marketing, utilisation des technologies, etc.).

Niko Nado

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Minimum Viable Product

Testez rapidement une idée, un nouveau produit, service, fonctionnalité ou business model avec le Minimum Viable Product !

 
La réussite d’une entreprise dépend avant tout des idées qu’elle véhicule, des produits qu’elle conçoit et lance ainsi que des business models qu’elle suit. C’est la raison pour laquelle elle cherche toujours tous les moyens possibles pour trouver les bonnes idées et créer les meilleurs produits qui puissent mieux se vendre sur le marché. Pour ce faire, une société a de multiples outils à sa disposition.

En ce qui concerne la génération de nouvelles idées, on peut par exemple citer certaines méthodes telles que la technique de concassage SCAMPER, la technique de la fleur de lotus, la méthode de créativité ASIT, la théorie Concept-Knowledge, l’idéation et bien sûr le Brainstorming. Toutes ces méthodes vous permettent de générer et de collecter de nouvelles idées. Toutefois, cela n’est pas suffisant en soi !
Pour qu’un projet marche, il faudra également s’assurer que les idées recueillies soient les bonnes. Il est donc important de les tester et pour cela, il n’y a pas mieux que d’utiliser le Minimum Viable Product (MVP). Pour tous ceux qui ne le savent pas encore, il s’agit d’un outil performant pour tester rapidement et efficacement des idées, des produits encore des business models. Tour d’horizon sur cet outil et tout ce qui lui concerne.

 

Un Minimum Viable Product : c’est quoi exactement ?

Eric_Ries
Eric Ries

La stratégie du MVP a notamment été popularisée en 2008 par Eric Ries, un entrepreneur également auteur de l’ouvrage The Lean Startup, décrivant la théorie du même nom et promouvant une innovation continue.

Le Minimum Viable Product, traduit littéralement en français par produit minimum viable, est un concept fort intéressant pour le lancement d’une nouvelle idée ou d’un nouveau produit. Le principe est tout à fait simple ! Comme son nom le laisse entendre, il s’agit de développer un produit ou une idée dans un délai très bref (c’est ce que l’on entend par « produit minimum »). Celui ou celle-ci devra ensuite être proposée aux cibles. Ce qui permettra par la suite de savoir s’il fonctionne ou pas.

En d’autres termes, si les cibles en question sont réceptives et intéressées par le MVP, cela signifie que la nouvelle idée ou le nouveau produit peut fonctionner. Et il convient donc maintenant de le développer afin d’améliorer l’offre. Cependant, si ce n’est pas le cas, il faudra s’en remettre à un nouveau MVP en se basant toujours sur les atouts et les défauts du précédent. Bref, vous devez procéder ainsi jusqu’à ce que votre MVP plaise à vos cibles et puisse par conséquent devenir un produit ou service rentable.

Cette stratégie s’inscrit dans une démarche itérative Lean.

 

Pourquoi commencer avec un MVP ?

Un MVP est un produit test. Autrement dit, il ne s’agit pas du produit final que vous allez proposer à vos clients cibles. C’est une sorte de base de travail laquelle vous partez ;  la développer en premier vous permet de profiter de nombreux avantages. Tout d’abord, le MVP vous permet de gagner en ressources en temps et en argent. En effet, le mieux serait toujours de tester son nouveau produit avant de le lancer sur le marché.

Imaginez que vous investissez beaucoup de temps et d’argent dans la conception de votre nouveau produit. Et une fois arrivé sur le marché, personne n’en veut. La situation ne vous sera certainement pas plaisante et elle peut même conduire à la faillite de votre entreprise. Le mieux serait donc d’opter pour la prudence et de créer un MVP. Cela vous permettra ainsi d’investir de manière plus sûre et plus efficace. Si vous prenez le temps de tester vos nouveaux produits ou idées, vous aurez tout à gagner.

 

Comment créer son MVP ?

Tel que vous avez vu dans les paragraphes précédents, la création d’un MVP est une stratégie efficace et rentable pour une entreprise. Toutefois, cela ne doit pas se faire n’importe comment. Afin que votre MVP puisse être bien efficace, il est important de suivre certaines étapes pour sa conception. Mais avant tout, il faut ici avoir dans l’esprit que le but est ici de concevoir de manière épurée avec seulement une fonction principale et spécifique. Voici les étapes essentielles à suivre pour cela :

  • Affiner l’idée : c’est la première chose que vous devez faire avant de créer votre MVP. Ici, vous devez d’abord commencer par connaître le marché et définir de manière la plus précise possible vos cibles. Dans cette première étape, il vous sera également nécessaire de réaliser des enquêtes auprès de ces dernières afin de déterminer avec exactitude leurs besoins et attentes. Continuez ensuite par lister les fonctionnalités de votre produit final et finissez le tout par un épurement de la liste.
  • Concevoir les wireframes : maintenant que vous avez une idée assez précise de ce que vous allez concevoir ou entreprendre, il convient par la suite de fabriquer des maquettes du MVP. Ici, vous pouvez vous servir d’outil de création de wireframe pour le faire. Cela vous permettra de donner vie au produit en question et d’avoir un plan pour mieux vous guider dans sa conception.
  • Trouver les compétences pour le développer : une fois les maquettes de votre MVP terminées, il ne vous reste plus désormais qu’à concevoir le produit ou le service. Pour cela, le mieux serait de recourir à des compétences externes pour son développement. Vous pouvez par exemple départager la conception afin d’avoir un produit mieux abouti et répondant aux attentes et besoins de vos cibles. Il faut que chacun puisse s’occuper d’une partie de la conception (en fonction des compétences).
  • Mettre en œuvre la stratégie d’acquisition : maintenant que le MVP est désormais en place, vous devez passer à la mise en œuvre de la stratégie d’acquisition afin qu’il puisse parvenir aux utilisateurs cibles. Pour ce faire, vous disposez d’un grand d’outils tout aussi bien physiques que virtuels. Mais bien sûr, il faudra encore ici s’appuyer sur d’autres prestataires compétents dans chacun de leurs domaines.

 

L’erreur à éviter lors de la conception d’un MVP

La conception de votre MVP doit se baser sur les besoins et les attentes de vos utilisateurs cibles. Cependant, cela ne doit pas être pris à l’extrême ! Autrement dit, vous n’avez pas à toujours changer un élément de votre MVP à chaque fois que vous recevez un feedback négatif. Au contraire, attachez-vous à vos convictions et conservez votre vision. Il est certes essentiel d’être à l’écoute de ce que les clients recherchent. Cependant, votre produit doit aussi intégrer un élément personnel qui vous distingue de vos concurrents par exemple.

 

Bref, tout au long de cet article, vous avez pu découvrir l’intérêt de recourir à la création d’un Minimum Viable Product. En pus de vous permettre de gagner en temps et en argent, cet outil vous garantit également un investissement sûr et rentable. Il vous suffit de bien suivre les différentes étapes pour sa conception. Et pour finir, sachez qu’un grand nombre d’entreprises ont déjà passé par cette voie avant de trouver la réussite. Alors, pourquoi pas vous ?

Eddy Andriamanalina

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6 Sigma

La méthode Six Sigma pour améliorer les processus et innover !

 
L’innovation est un élément essentiel pour qu’une entreprise puisse bien avancer. Cela, tous les dirigeants en sont conscients et font leur possible pour aller dans ce sens. Toutefois, cela est difficile (voire impossible) sans stratégie ! C’est pourquoi la plupart des grandes entreprises de nos jours procèdent avec méthode et stratégie dans le développement de leurs activités. Tel est par exemple le cas de Motorola qui, dans les années 80, a mis au point ce que l’on appelle la méthode Six Sigma. Cette technique est un succès et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle d’autres groupes industriels l’ont repris pour pouvoir aussi l’appliquer et profiter de ses avantages.
Vous aussi, vous aimeriez en savoir davantage sur la méthode Six Sigma ? C’est une excellente idée ! Elle peut en effet vous être d’une très grande utilité dans l’amélioration et le développement des activités que vous entreprenez. Pour vous aider, nous allons vous parler dans cet article de tout ce qu’il faut savoir sur la méthode Six Sigma. Et pour cela, nous allons commencer par une petite définition.

 

Méthode Six Sigma : de quoi parle-t-on exactement ?

Mikel J. Harry
Mikel J. Harry

La méthode Six Sigma est une méthodologie mise au point par Mikel Harry, un ingénieur de la compagnie Motorola dans les années 80. Elle est née dans un contexte assez particulier. En effet, durant cette période, la firme américaine avait d’énormes soucis de satisfaction client. C’est ainsi qu’elle a élaboré cette méthode, le but étant d’optimiser les processus de fabrication des produits.
Pour ceux qui ont des notions en statistiques, le terme « Sigma » ne devrait pas vous être étranger. Il s’agit en effet d’un écart type, c’est-à-dire l’intervalle autour de la moyenne des éléments analysés. La méthode Six Sigma consiste donc à réduire le plus possible les possibilités de variations et de défauts des éléments du process étudiés pour qu’ils s’inscrivent dans un intervalle allant jusqu’à 6 fois l’écart type. Cela permet par conséquent d’obtenir des produits fiables.

Grâce à ses nombreux atouts, elle s’applique de nos jours dans un grand nombre de domaines dont la gestion des affaires, la résolution des problèmes et bien d’autres encore. Mais comme elle est surtout utilisée dans le domaine de la satisfaction client, la méthode Six Sigma repose sur deux principaux axes :

  • Les avis des clients : pour les obtenir, on utilise ici plusieurs techniques, dont les sondages et les questionnaires de satisfaction.
  • Les données provenant de différents indicateurs, dont les ventes, la fidélité et les statistiques.

 

Quel est l’intérêt de la méthode Six Sigma ?

motorola logo

La méthode Six Sigma est aujourd’hui très utilisée et il y a bien des raisons pour cela. Si elle a su attirer un grand nombre d’utilisateurs, c’est avant tout grâce aux multiples avantages qu’elle présente.

Elle permet dans un premier temps d’assurer une amélioration rapide et continue des process en procédant par élimination de la variation. Ce qui contribue à améliorer les process eux-mêmes, mais aussi les produits et services fournis par l’entreprise. La réduction des coûts constitue également un avantage considérable et bien sûr, la satisfaction des clients sera au rendez-vous.

 

Les Axiomes Six Sigma

La méthode Six Sigma repose sur six axiomes bien définis :

  • Tous les process possèdent de la variabilité ;
  • Chaque variabilité est associée à des causes spécifiques ;
  • Les causes en général sont peu nombreuses ;
  • La connaissance des causes devrait permettre de les contrôler ;
  • Les conceptions doivent donner naissance à des process solides aux variations restantes ;
  • Cela est vrai pour les process, les produits, les transferts, les services.

 

Application de la méthode Six Sigma

Pour appliquer efficacement la méthode Six Sigma, il faudra passer par 5 étapes. Afin de mieux les retenir, on les a contractés dans l’acronyme « DMAIC » qui se développe en anglais par : Define, Measure, Analyse, Improve, Control. En français, on obtient Définir, mesurer, analyser, améliorer, maîtriser.

Pour que la méthode soit efficace et atteigne le but escompté, il est nécessaire de bien suivre ces étapes :

  • Définir : dans cette première étape, il est question de définir le projet ainsi que le processus que l’on souhaite améliorer. Il conviendra également d’identifier les différents gains et d’essayer de comprendre ce que les clients attendent ainsi que les Critical To Quality (CTQ) que l’on connait également sous le signe Yi. C’est aussi dans cette première étape que procède à l’identification des facteurs influents du processus ou Xi.
  • Mesurer : cette seconde étape consiste à mettre le process sous monitoring afin de mesurer les Yi et les Xi en même temps. Mais auparavant, il faudra vérifier la capabilité des processus de mesure (R&R, kappa).
  • Analyser : il faudra ici analyser les données afin d’identifier les facteurs Xi qui influent le plus sur les Yi.
  • Améliorer : déterminer les actions qu’il faudra mener pour améliorer les Xi les plus influentes. Ici, on peut se servir de différents outils comme les plans d’action AMDEC ou poka yoke par exemple.
  • Maîtriser : pour la cinquième et dernière étape, il faudra élaborer des outils pour piloter le processus.

Ces étapes doivent nécessairement être respectées pour que la méthode Six Sigma puisse être efficace. Et d’ailleurs, en fonction de vos objectifs, il est aussi possible de l’associer avec d’autres méthodes. C’est par exemple de cette manière que l’on a pu obtenir le « Lean 6 Sigma » et le « Design for 6 Sigma ».

 

Le « Lean 6 Sigma » et le « Design for 6 Sigma »

Comme nous venons de le dire dans le paragraphe précédent, il s’agit de méthodes issues du Six Sigma. En ce qui concerne le « Lean 6 Sigma », c’est une méthode qui permet d’améliorer spécifiquement le processus de production en éliminant tout ce qui est superflu. Elle permet par exemple de réduire les temps de travail et les temps d’attente. Cela va se traduire par la suite par une plus grande efficacité.
Par ailleurs, le « Design for 6 Sigma » se présente comme la méthode Six Sigma, mais il s’oriente plus vers la création de nouveaux processus ou de nouveaux produits. Celle-ci intervient surtout quand l’amélioration d’un processus n’est plus possible alors qu’il ne répond pas aux attentes des clients.

 

Bref, dans l’ensemble, la méthode Six Sigma est un excellent outil pour améliorer le mieux possible un processus ou un produit. Comme nous l’avons répété dans cet article, son but ultime est la satisfaction des clients. Toutefois, afin que cela soit efficace, il est important de suivre les méthodes proposées et de les appliquer comme il faut.

Eddy Andriamanalina

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Synectics

La synectique, une méthode créative de résolution de problèmes !

Aucune organisation n’est exempte de problèmes ou de dysfonctionnements en tous genres. On peut même dire qu’il s’agit là d’éléments inhérents à toute organisation et avec lesquels elle doit toujours vivre. Mais pour avancer, il est important de pouvoir bien les gérer et les résoudre. C’est le seul moyen pour l’entreprise de réussir dans les activités qu’elle entreprend et d’atteindre les objectifs qu’elle s’est posés. Pour cela, plusieurs techniques peuvent être utilisées. Parmi les plus connues ces dernières années, on peut citer la Roue de Deming, la méthode du DMAIC, le Rapport A3 et bien d’autres encore.

 

Mais dans le cadre de cet article, nous allons vous présenter une tout autre méthode de résolution de problèmes. Elle existe depuis des décennies et a déjà fait ses preuves dans différents types d’entreprise. On parle plus précisément ici de la Synectique de W.J.J. Gordon. Il s’agit d’une méthode de résolution de problèmes. Toutefois, elle est aussi très utilisée dans le domaine de la créativité et l’innovation dans les entreprises. Focus sur cette méthode, son origine, sa méthodologie et son déroulement.

 

La Synectique en quelques mots

Synectics bookComme nous l’avons déjà évoqué dans le paragraphe précédent, la synectique est une méthode de résolution de problèmes et de créativité. Elle a été conçue pour permettre à un groupe ou une organisation de trouver rapidement des solutions à leurs problèmes et aussi de passer à l’innovation.

Globalement, cette méthode consiste en la transposition consciente d’un problème d’un champ d’application de départ à un autre champ d’application qui lui est opposé. Ce qui permet alors de générer de nouvelles idées et de booster la créativité des participants. Des solutions inattendues et innovantes peuvent également en surgir et c’est là tout l’intérêt de la Synectique.

 

Son origine

William J.J. Gordon
William J.J. Gordon

Sa conception et son développement débutent en 1944. Il s’agit du fruit d’un long programme de recherches mené par le psychologue et inventeur William J.J. Gordon ainsi que par George M. Prince.

Au début, ils cherchaient tout simplement à aider des clients à trouver aisément des idées afin de les mener à la résolution de problèmes spécifiques. Mais au fil du temps, ces idées sont devenues une véritable méthode et ont été appliquées dans divers domaines. L’objectif de la synectique est notamment d’amener les individus à considérer leurs problèmes sous des angles différents.

Dans la pratique, cela se fait en petit groupe de 6 à 10 personnes. Cependant, cette méthode peut aussi s’appliquer avec des groupes plus importants.

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George M. Prince

 

Sa méthodologie

La synectique se présente comme une alternative intéressante à la méthode de Brainstorming. Les buts sont les mêmes, mais les techniques utilisées sont différentes, voire opposées.

Si le brainstorming se fonde surtout sur une démarche empirique, la synectique opte en revanche sur une recherche théorique approfondie. Son but étant de s’attaquer aux mystères de l’invention afin de mieux comprendre ce qui se passe au point précis de l’activité créatrice elle-même.

Dans la pratique, la synectique s’applique suivant une démarche bien définie. Telle qu’il est dit plus haut, la technique consiste ici à aborder un problème à travers différents regards et par une approche différente que les moyens traditionnels de génération d’idées (le Brainstorming par exemple).

Dans la synectique, on compte généralement trois types d’intervenant :

  • Le Client : c’est celui qui souhaite considérer le problème avec d’autres manières et d’autres yeux dans l’espoir et le but de trouver de nouvelles idées qui soient innovantes et inattendues.
  • Le Moniteur : c’est celui qui maîtrise déjà très bien la synectique et qui connait parfaitement les différentes étapes auxquelles il faudra passer pour que ce soit efficace. Il s’agit donc d’un élément essentiel qui contribuera à la réussite de la synectique.
  • Le Groupe : c’est le troisième et dernier intervenant dans la synectique. Le groupe se compose de 6 à 10 individus et son rôle sera de participer activement à la naissance et à la génération de nouvelles idées et solutions aux problèmes précédemment posés.

 

Mise en œuvre de la synectique

La mise en œuvre de la synectique se fait en plusieurs phases. Le nombre des étapes n’est pas souvent le même, mais en général, elles se ressemblent toutes.

Dans cet article, nous allons vous présenter 10 phases d’application de la synectique :

  1. Analyse du problème : le problème doit ici être étudié attentivement et pour cela, il conviendra de répondre aux différentes questions posées par le groupe.
  2. Proposition de solutions spontanées : cette phase consiste à trouver spontanément des solutions et à les noter afin que les participants puissent tous les voir.
  3. Reformulation du problème : l’idée est ici de demander à tous les participants de reformuler le problème. Cela permettra ainsi de le voir sous un autre point de vue. On doit essayer de s’éloigner un peu du problème et de procéder à une réflexion abstraite.
  4. Analogies directes : ici, il faudra tirer les premières analogies directes à partir d’un domaine spécifique. Et pour que ce soit efficace, il est important que chaque participant soit en mesure de maîtriser le domaine utilisé.
  5. Analogies personnelles : tous les participants doivent maintenant développer et proposer une analogie personnelle. Afin de leur faciliter la tâche, il convient de leur proposer et de leur laisser le choix d’opter pour une comparaison directe.
  6. Analogies symboliques : on incite les participants à choisir une analogie. On leur demande ensuite de la traiter d’une façon inhabituelle, symbolique ou encore paradoxale.
  7. Une seconde analogie directe : il faudra encore ici trouver des analogies directes, lesquelles doivent être issues du même domaine thématique.
  8. Analyse de l’analogie directe : dans cette phase, on procède à l’analyse des traits caractéristiques et des principes de fonctionnement de l’une des analogies que l’on a trouvées au cours de la phase précédente (phase 7).
  9. Application au problème : maintenant que tout est en place, il faudra passer à l’application en mettant en rapport les analogies et le problème.
  10. Formulation des solutions : enfin, la synectique se termine par la formulation de solutions en se basant sur les idées identifiées.

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En conclusion, maintenant que vous avez une idée assez précise de la méthode de la synectique, vous pouvez l’utiliser pour résoudre vos problèmes et booster votre créativité. Très utilisée dans le monde professionnel, cette technique est efficace. Il faudra tout simplement bien l’appliquer et tenir compte de toutes les démarches et étapes que nous avons décrites dans les paragraphes précédents.

Eddy Andriamanalina

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CIRCEPT

Structurez vos idées simplement grâce à la méthode CIRCEPT !

 
Que veulent toutes les entreprises de nos jours ? L’innovation ! En effet, qu’y a-t-il de mieux pour attirer les clients que de leur proposer des produits innovants ? En se démarquant des autres, on peut facilement vendre et développer ses activités. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas si facile d’innover ! Il faudra passer par plusieurs étapes, en commençant bien sûr par la recherche de nouvelles idées. Des idées qu’il convient par la suite de bien organiser afin de développer des stratégies de développement efficaces. En ce qui concerne ce dernier point, il existe différentes techniques d’organisation des idées. Sur ce blog, nous vous avons déjà parlé de la méthode du Mind mapping, laquelle constitue un élément essentiel dans le processus de créativité et d’innovation. Aujourd’hui, nous allons vous présenter une autre méthode aussi efficace que le mind mapping et qui constitue même une alternative au cas où vous ne seriez pas très à l’aise avec cette dernière. Nous parlons plus précisément ici de la méthode CIRCEPT. Focus sur ce nouvel outil d’organisation des idées.

 

Qu’est-ce que le CIRCEPT ?

Le CIRCEPT est avant tout une technique de créativité. En d’autres termes, il permet de trouver de nouvelles idées et de bien les organiser. Le terme vient notamment de l’association de deux mots : « CIRculaire et conCEPT ». Il s’agit d’un outil élaboré et mis au point par le sociologue Michel Fustier.

Son objectif est de concevoir un système de représentation à partir d’un thème central. Pour être plus clair, la méthode consiste à associer des idées et des jugements formulés spontanément par rapport à un concept donné. On peut aussi considérer le CIRCEPT comme une représentation synthétique et dynamique du territoire sémantique d’un concept. Très utilisé dans les entreprises, cet outil d’organisation des idées leur permet de définir des axes autour desquels on peut décliner un projet quelconque.

 

Méthodologie d’application de la méthode CIRCEPT

Le CIRCEPT est une technique de créativité ! Il est associé à une méthodologie spécifique dont le respect garantit son efficacité. Avant d’entrer dans le vif de ce sujet, il convient de noter ici que cette méthode peut s’appliquer individuellement ou en groupe. Que ce soit dans l’un ou l’autre cas, la démarche demeure la même et il faudra tout simplement la suivre. La conception d’un CIRCEPT passe nécessairement par trois étapes principales :

Première étape : Inventaire des idées contenues dans un thème principal

Dans cette première phase de la démarche, on doit inventorier tous les mots ou associations d’idées qui se rapportent au thème central. Ici, chaque membre du groupe doit pouvoir en fournir puisqu’il s’agira de rassembler le maximum d’idées possibles. Même si certaines idées semblent assez éloignées du thème central, il faudra les prendre en compte et l’inscrire autour d’un axe. Bien sûr, il est possible de se servir pour cela des différentes techniques de génération d’idées comme le Brainstorming, le dodécaèdre de Roger Von Oech ou encore la technique de la fleur de lotus.

Deuxième étape : Classification des termes obtenus par famille et par liaison

Une fois que chaque membre du groupe a noté toutes les idées qu’il a trouvées durant sa phase de remue-méninges, il faudra maintenant les mettre en commun et les classifier. La classification se fait ici par groupes de mots-clés sélectionnés par famille et par liaison. Il faudra mettre ensemble les idées en fonction de leur proximité afin d’ensuite pouvoir donner un titre général à chaque groupe d’idées. Pour faciliter la tâche, il est conseillé ici d’utiliser des post-it sur lesquels il faudra recopier les mots obtenus. On procède ensuite par comparaison afin de trouver ceux qui sont liés ou qui s’opposent.

Troisième étape : Élaboration du CIRCEPT

Maintenant que vous avez fini de classifier tous les mots et associations d’idées, il ne reste plus qu’à élaborer votre CIRCEPT. Pour ce faire, vous devez d’abord définir deux axes au sein d’un cercle. Donnez ensuite un nom aux axes qui partagent les familles constituées. Pour continuer à avancer dans votre projet, vous devez dresser une définition linéaire. Pour ce faire, vous pouvez partir d’un mot du CIRCEPT et concevoir une phrase en vous servant successivement des mots rencontrés en suivant un cheminement quelconque (de gauche à droite par exemple).

 

Quand et où appliquer le CIRCEPT ?

Comme vous pouvez voir à travers le développement dans les paragraphes précédents, la méthode CIRCEPT est à la fois pratique et efficace pour trouver et organiser des idées. Dans cette optique, il peut donc intervenir dans divers domaines et possède plusieurs champs d’application. Tout d’abord, on peut se servir du CIRCEPT pour trouver et organiser des idées relatives au développement d’un nouveau projet. Cette technique s’adresse donc avant tout aux entreprises qui désirent innover. Elle leur permettra d’avoir un aperçu global des différentes dimensions dans lesquelles leur projet s’inscrit. Ce qui leur donnera par la suite une meilleure orientation de la réflexion afin de faciliter la prise de décision. Généralement, on utilise la méthode CIRCEPT dans trois principaux domaines : la communication, la créativité et l’évaluation.

 

Exemple d’utilisation de la méthode CIRCEPT

Parmi les exemples que l’on utilise le plus souvent pour comprendre la méthode CIRCEPT, on a celui du mot « canne » dont le CIRCEPT donne le schéma suivant :

CIRCEPT - Exemple Canne

Ici, comme vous pouvez le voir à travers ce schéma, le thème central est constitué par « Canne ». Il s’agit d’une tige ou d’un bâton sur lequel on s’appuie pour marcher. Les associations d’idées qui lui sont familières sont affichées là et elles sont classées en fonction des ressemblances et de liaisons. Lesquelles sont ici séparées par des axes structurants. Il ne s’agit là que d’un exemple et comme on vous l’a déjà dit, le CIRCEPT peut s’appliquer à un grand nombre de domaines et peut être pratiqué en groupe ou individuellement.

Enfin, pour tous ceux qui ont besoin d’innover et qui recherchent un moyen efficace pour organiser leurs idées, le CIRCEPT est un excellent outil. En appliquant cette méthode, vous pouvez efficacement organiser vos idées et avancer dans votre projet d’innovation. La méthode CIRCEPT est facile à appliquer et ses résultats sont dans la plupart des cas positifs. Toutefois, comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, il est important de bien suivre la démarche.

Eddy Andriamanalina

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