Poka Yoke

Dites adieu aux défauts de production grâce au Poka-Yoke !

« L’erreur est humaine ! » Voilà une expression que l’on entend très souvent et qui constitue même une excuse fréquente pour certains individus de ne pas avancer. Bien sûr, on ne nie pas la véracité de cette expression ni le sens qu’elle véhicule. Toutefois, l’erreur ne doit pas être appréhendée ainsi. Elle ne doit pas nous empêcher d’avancer et d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

Au contraire, on peut s’en servir pour aller de l’avant et éviter les divers obstacles. D’ailleurs, il est bon de savoir qu’il existe bel et bien une méthode qui permet de prévenir les erreurs. Et c’est précisément de ce sujet que nous allons parler dans cette rubrique.

Baptisée Poka-Yoke, la méthode en question consiste en la prévention des erreurs et donc en l’amélioration de la qualité. Elle est aujourd’hui très utilisée aussi bien dans les entreprises que dans les industries. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a su faire preuve de son efficacité. Afin de vous permettre d’avoir une idée plus claire de ce qu’est exactement le Poka-Yoke, nous allons vous expliquer dans cette rubrique tout ce qu’il y a à savoir à son sujet.

Le Poka-Yoke, c’est quoi ?

Shigeo Shingo
Shigeo Shingo

Le Poka-Yoke est une méthode quelque peu récente. Son invention remonte seulement à l’année 1986. Il a été créé par un ingénieur japonais du nom de Shigeo Shingo, employé chez Toyota, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a gardé ce nom. Poka-Yoke est en effet un terme japonais qui signifie anti-erreur.

Pour le désigner en français, on utilise souvent le terme « détrompeur » ou tout simplement système anti-erreurs. Tel que nous l’avons déjà évoqué plus haut, il s’agit d’un système de management de la qualité consistant à éviter les erreurs ou encore les défectuosités de façon mécanique. Le but est notamment ici d’améliorer et d’assurer une meilleure qualité au niveau de la production et d’arriver ainsi au « zéro défaut ».

Au début, cette méthode était dénommée Baka-Yoke, ce qui veut dire « à l’épreuve des idiots ». Une dénomination qui n’a bien sûr pas plu à tout le monde. C’est pourquoi on a décidé par la suite de changer son appellation en Poka-Yoke.

Dans la pratique, cette technique a déjà fait ses preuves et son efficacité a bien été vérifiée. Elle a même déjà été lancée dans des industries d’envergure telles que Toyota. Le système Poka-Yoke est dans son ensemble très sophistiqué et contrairement aux êtres humains, il est sans faille. Pour les entreprises, il s’agit donc d’un outil en or. Il peut être très efficace dans la démarche d’amélioration de la qualité. Il faudra tout simplement bien appréhender le concept afin de l’appliquer dans les normes. Pour ce faire, il est important de commencer par bien faire la distinction entre « erreur » et « défectuosité ».

Le premier a le plus souvent rapport avec l’humain et les erreurs fréquentes qu’il peut commettre : incompréhension, déconcentration, etc. En ce qui concerne la « défectuosité », elle est liée à la livraison du produit qui a pu passer par plusieurs postes sans vérification.

Quel est le concept de base de Poka-Yoke ?

Pour qu’aucune erreur ne passe inaperçue dans le développement et la livraison d’un produit, le Poka-Yoke impose plusieurs types d’inspection. On en dénombre principalement trois :

  • L’inspection par jugement : l’inspection consiste ici en la vérification de l’ensemble des unités de chaque lot produit. Le but étant de pouvoir séparer les unités conformes des défectueuses.
  • L’inspection informative : après l’inspection par jugement, il faudra maintenant continuer par une analyse du comportement des différents processus en se basant sur les données collectées de la ligne de production. C’est aussi durant cette phase d’inspection que l’on corrige les erreurs s’il y en a après l’analyse. À noter que cette inspection peut s’effectuer de deux façons : l’inspection successive et l’auto-inspection.
  • L’inspection de source : ce dernier type d’inspection consiste à vérifier si toutes les conditions requises pour garantir la qualité sont réunies dans le processus de production. S’il y a une erreur, le système Poka-Yoke permettra de la détecter en un rien de temps. Et ici, soit il nous avertit, soit il stoppe tout simplement le processus jusqu’à ce que l’erreur soit corrigée.

Comment mettre en place un Poka-Yoke ?

Comme nous l’avons déjà dit tout au long de cet article, le Poka-Yoke est nécessaire pour prévenir les erreurs et améliorer la qualité des produits. De par cette caractéristique, il permet d’intervenir dans de nombreux domaines. Pour commencer, on peut l’utiliser sur les sites de production afin d’éliminer les erreurs humaines dans la réalisation d’une tâche.

Dans le cas d’une usine d’assemblage, il est par exemple envisageable d’intégrer un Poka-Yoke qui empêche d’assembler deux pièces qui ne sont pas concordantes. Outre l’usine, le Poka-Yoke peut aussi s’appliquer aux produits vendus.

D’ailleurs, on en retrouve de nombreux aujourd’hui dans divers produits comme les automobiles, les tondeuses, les bateaux à moteur, les prises électriques et bien d’autres encore. Le Poka-Yoke évite non seulement les erreurs, mais aussi les dangers qu’elles peuvent engendrer.

Poka-Yoke : quelques exemples concrets

Voici quelques exemples de Poka-Yoke qui peuvent vous aider à mieux le comprendre et ses fonctions :

  • Quand vous allez faire le plein dans une station essence, vous devez avant tout éteindre le moteur de votre véhicule. Dans le cas contraire, la trappe du réservoir ne pourra pas s’ouvrir et vous ne pourrez pas faire le plein. De son côté, la distribution du carburant intègre également un Poka-Yoke qui l’arrête automatiquement quand le réservoir du véhicule est plein. De cette manière, on évite tout débordement et tous les autres risques que cela peut provoquer.
  • Les tondeuses à gazon constituent également un exemple parfait de Poka-Yoke. De nos jours, celles-ci sont dotées d’une poignée. Son rôle est de mettre le moteur en marche quand on la serre. Et une fois qu’on la lâche, l’appareil s’éteint. Ce système garantit ainsi l’arrêt de la tondeuse en l’absence d’une action humaine pour la contrôler, permettant d’éviter les accidents.

Il ne s’agit là que de simples exemples, mais ils vous permettront certainement d’avoir une idée plus claire de ce qu’est vraiment un Poka-Yoke et quels sont ses bénéfices.

Maintenant que vous savez à peu près tout sur le Poka-Yoke, il ne vous reste plus qu’à l’utiliser pour éviter les erreurs et améliorer la qualité de vos produits. C’est là un point essentiel qu’il est important de tenir compte de nos jours si l’on souhaite mieux vendre et réussir. Cependant, afin que le Poka-Yoke soit efficace, il faudra s’assurer de bien le comprendre et l’appliquer comme il faut.

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5S

Méthode des 5S : qu'est-ce que c'est ?

Pour réussir, il faut avant tout persévérer ! Et cela, toutes les entreprises devraient en prendre note. En effet, avant d’arriver là où elles sont actuellement, les grandes entreprises et industries ont travaillé sans relâche. Le but étant de rendre la société plus performante et productive. Pour cela, il faudra bien évidemment compter sur une équipe apte à travailler avec efficacité. C’est pourquoi l’investissement dans l’amélioration des méthodes de travail est importante et les dirigeants, au même titre que les salariés, doivent en prendre part.

Afin d’atteindre un tel objectif, il est essentiel de procéder avec méthode. Même si notre objectif est précis, il ne nous sera pas facile de l’atteindre à moins d’adopter une démarche de qualité qui s’inscrit dans la durée. D’ailleurs, concernant ce sujet, il existe de nos jours de nombreux outils visant à améliorer de manière continuelle les méthodes de travail dans une entreprise comme la méthode Six Sigma pour l’optimisation des processus ou encore le Poka-Yoke pour l’amélioration de la qualité. Et nous allons vous en présenter un dans cette rubrique : les 5S.

La méthode des 5S, c’est quoi ?

Tel que nous l’avons déjà évoqué plus haut, l’outil 5S est avant tout une méthode d’amélioration des tâches. Mais ce qui le distingue des autres, c’est qu’il s’agit d’une démarche d’amélioration continue.

Autrement dit, il est en constante évolution et ne cesse de changer afin de toujours trouver des solutions aux problèmes rencontrés. La méthode est d’origine japonaise et au départ, elle a été définie dans le cadre du TPS ou Toyota Production System (système de production de Toyota).

Quels sont les 5S ?

Comme son nom le laisse clairement entendre, l’outil 5S se compose de 5 opérations qui définissent son principe. Ils sont notamment cités en japonais :

  • Seiri : ranger
  • Seiton : ordre
  • Seiso : nettoyage
  • Seiketsu : propre
  • Shitsuke : éducation

Généralement, on a tendance à traduire « démarche » en français par le terme « ordre ». Ici, il s’agit de l’acronyme de quelques mots à savoir : Ordonner, Ranger, Dépoussiérer ou Découvrir les anomalies, Rendre évident et Être rigoureux.

Dans la forme, ces démarches peuvent apparaître différentes. Cependant, dans le fond, il s’agit bel et bien de la même méthode.

Quels sont les objectifs de la démarche 5S ?

L’objectif principal de l’outil 5S est comme énoncé tout à l’heure, l’amélioration continue des missions à faire dans une entreprise. Mais celui-ci s’accompagne également de quelques objectifs spécifiques qu’il convient de souligner. Les objectifs en question sont associés à chaque opération définie par les 5 lettres S. Ce qui nous donne le schéma suivant :

  • Seiri : l’objectif est de débarrasser l’espace de travail de tout ce qui n’est pas utile ;
  • Seiton : vise à optimiser l’organisation de l’espace de travail ;
  • Seiso : rendre l’état des lieux plus propres ;
  • Seiketsu : consiste à faire le nécessaire pour que les saletés et le désordre n’apparaissent plus ;
  • Shitsuke : a pour objectif de favoriser l’auto-discipline et d’inciter aux efforts.

Dans l’ensemble, ces objectifs spécifiques conduiront à des avantages considérables pour l’entreprise. On citera en particulier l’amélioration des conditions de travail, le gain de temps et d’énergie, la réduction des risques en tous genres, le gain de productivité et l’amélioration de la gestion de la production. Tout cela contribuera à améliorer la performance de l’entreprise et à lui permettre de s’élever au-dessus de ses concurrents.

Comment mettre en place les 5S ?

La mise en œuvre de la méthode 5S passe par la réalisation successive de toutes les étapes qui la composent. Pour vous donner une idée plus claire et plus précise de ce à quoi cela ressemble, nous allons vous développer ici ce que l’on doit faire dans chaque étape du processus.

  • Seiri : comme indiqué plus haut, cette étape consiste à éliminer tout ce qui est superflu dans l’espace de travail. Cela peut être un matériel ou des équipements spécifiques. Le but est de rendre l’espace de travail plus allégé et moins encombrant afin que l’on puisse travailler de manière plus efficace.
  • Seiton : le but est ici de mettre de l’ordre dans l’espace de travail. Cela consiste à disposer chaque chose à sa place. On départage les choses dans des emplacements déterminés et aussi pour les employés qui les utiliseront. Ici, on peut utiliser des codes couleur pour les différencier et rendre l’aménagement plus efficace.
  • Seiso : une fois chaque chose à sa place, il convient maintenant de se focaliser sur leur propreté et pour cela, une séance de nettoyage est nécessaire. Ici, le mieux serait d’inviter tous les collaborateurs à y prendre part. Il convient de tout nettoyer : les plafonds, les murs, les bureaux, etc. Il ne faut pas non plus oublier de faire la même chose pour les divers équipements et matériels. Dans le cas où certains seraient en panne, il faudra aussi les réparer.
  • Seiketsu : maintenant que tout est propre et net, il convient de passer à l’étape du suivi. L’idée est ici de définir les responsabilités que l’on va confier à chaque poste de travail. Pour cela, vous pouvez choisir entre un grand nombre de techniques et le choix dépendra de vos besoins et de vos envies. Mais parmi les plus efficaces, vous pouvez opter pour la mise en place d’un horaire hebdomadaire en précisant les tâches à réaliser pour chaque poste de travail.
  • Shitsuke : enfin, vient maintenant le temps de mettre en place un dispositif de contrôle de l’application du système 5S. Ici, la rigueur est de mise puisque si l’on néglige ne serait-ce qu’un point dans cette démarche, tous les efforts réalisés peuvent s’effondrer. Il convient donc de bien vérifier les 4 premiers S et de bien soutenir ses collaborateurs.

Comment mesurer les résultats de la démarche 5S ?

Comme toute démarche, la méthode 5S a également besoin qu’on mesure ses résultats. Cela nous permettra d’ailleurs par la suite de déceler les failles et de les corriger au plus vite. Bien sûr, on aura besoin de certains indicateurs ici. Et pour faciliter la tâche, on optera en premier lieu pour la productivité de l’entreprise. Mais, il ne faudra pas non plus oublier de mesurer la satisfaction des collaborateurs par rapport à tous les efforts qu’ils ont déployés.

En guise de conclusion, vous avez pu voir tout au long de ce développement que l’outil 5S peut être d’une grande aide dans votre stratégie d’amélioration des méthodes de travail de votre entreprise. Pour qu’il soit efficace, il faudra tout simplement appliquer la méthode comme il faut et respecter les étapes. Et comme nous l’avons dit plus haut, il faudra mettre de la rigueur et de la persévérance. C’est le seul moyen de garantir sa réussite !

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Gamestorming uai

Gamestorming : qu'est-ce que c'est et quels sont ses avantages ?

L’innovation est un concept vague que l’on peut appréhender de manière triviale comme le fait de créer ou de faire quelque chose de nouveau, qui n’a jamais été réalisé auparavant. Pour atteindre un tel objectif, l’on peut s’appuyer sur différentes méthodes de génération d’idées. Parmi les plus connues, on ne peut ne pas citer le brainstorming, lequel demeure jusqu’à aujourd’hui le moyen le plus puissant pour collecter le maximum d’idées en un minimum de temps.

Son efficacité a déjà été éprouvée à l’occasion de son application dans divers domaines et aussi dans de nombreuses entreprises. Toutefois, on ne peut pas nier le fait que cette méthode rencontre certaines limites ! C’est la raison pour laquelle l’on doit toujours chercher à la combiner avec d’autres techniques ou du moins l’enrichir afin d’avoir des résultats encore plus probants.

Dans cet article, nous allons donc vous parler d’une méthode dérivée du brainstorming, qui partage le même principe, mais diffère en ce qui concerne les techniques adoptées. On parle notamment ici du Gamestorming, un concept que l’on peut qualifier de récent, mais qui a tout de même déjà fait ses preuves.

Le Gamestorming, qu’est-ce que c’est ?

La culture gamestorming est apparue dans les années 1970 dans la Silicon Valley. Comme son nom le laisse clairement entendre, le gamestorming nous vient de deux mots différents : « game » et « storming ». Le premier, comme vous le savez déjà certainement, fait référence au jeu. Le terme « storming » fait quant à lui référence à la prise d’assaut d’une position militaire par un commando ou un ensemble de combattants.

De façon simpliste, on peut appréhender le gamestorming comme l’application des codes du jeu aux techniques du brainstorming ou encore le brainstorming par le jeu. En effet, cette méthode permet de booster davantage la créativité et la génération de nouvelles idées en changeant tout simplement les règles régissant les interactions. Bien évidemment, quelques accessoires sont nécessaires dans la mise en œuvre du gamestorming.

Focus sur le livre « Gamestorming, Jouer pour innover »

Le livre intitulé « Gamestorming, Jouer pour innover » énonce les principes du gamestorming et évoque les démarches à suivre pour son application. Dans cet ouvrage écrit par Dave Gray, James Macanufo et Sunni Brown, vous pouvez accéder à plus de 80 jeux de gamestorming.

Ils s’accompagnent d’explications détaillées et s’illustrent même de dessins et croquis, ce qui vous permettra de mieux comprendre les démarches du gamestorming et trouver ainsi facilement solutions aux problèmes auxquels vous êtes confrontés.

Quels sont les avantages du Gamestorming ?

Parmi les avantages du gamestorming que ce livre met en avant, on peut citer les éléments suivants :

  • Des solutions pour les conflits
  • L’amélioration de l’engagement grâce aux jeux d’équipe
  • Identification rapide des sources des problèmes et des solutions correspondantes
  • Amélioration de l’efficacité des réunions
  • Transformation du travail collaboratif
  • Amélioration de la compréhension des attentes des clients grâce aux jeux de rôle
  • Génération de nouvelles idées

Les différentes techniques de créativité du gamestorming

Le gamestorming est avant tout un concept. Autrement dit, on ne peut pas l’appliquer en tant que tel. Il existe de nombreuses techniques de gamestorming, dont les plus connues sont les suivantes :

1. L’anti-problème

Il s’agit d’un jeu qui consiste à retourner le problème auquel on est confronté afin de mieux le résoudre. Pour ce faire, les participants doivent se focaliser sur les solutions applicables à l’anti-problème. Le but recherché est de trouver des idées de solution qui peuvent s’appliquer au problème initial.

2. Le Fishbowl

C’est un jeu simple qui met en scène deux cercles de différentes tailles dans lesquels les participants sont répartis. Ceux qui se trouveront dans le petit cercle s’adonneront à une séance de brainstorming afin de s’échanger des idées. Les participants placés dans le grand cercle se limiteront en revanche à observer et à prendre des notes.

3. Le feu de camp

Comme son nom le laisse deviner, cette technique met les participants dans la même situation que lors d’un feu de camp. Le but est ici de les inciter à raconter une histoire, mais pas n’importe laquelle. L’histoire en question doit suivre un certain ordre de mots clés que les participants ont listé à l’occasion d’un brainstorming.

4. Le Mood Board

Cette technique est utilisée quand on souhaite connaître l’état d’avancement d’un projet. Comme son nom l’indique, elle consiste en un tableau d’humeur où les participants devront développer un concept et réaliser une première version de la solution.

5. L’Esprit, Main, Cœur

Le but est ici d’analyser le sujet sous différents angles. Cela part de trois concepts :

  • l’Esprit qui permettra de déterminer la logique ou le sens que l’on souhaite offrir au projet
  • la Main qui permettra de se faire une idée sur l’applicabilité du concept
  • le Cœur qui permettra de susciter de l’émotion à partir de la nouvelle idée.

6. La carte d’empathie

Cette méthode vise à cerner le profil d’un client et de savoir quel utilisateur sera plus intéressé par le produit que l’on vend. La focalisation des attentions sur « l’individu » est ici la règle et les participants vont être invités à analyser les caractéristiques d’une personne en particulier. Et comme on parle ici d’empathie, il faut savoir se mettre à la place du personnage que l’on souhaite étudier.

7. Le hors-bord

L’objectif de ce jeu est de savoir si votre produit ou votre offre correspond à ce que les clients recherchent. Pour cela, il faudra mettre l’accent sur les points négatifs du produit afin de valoriser ensuite les points d’amélioration. Ici, il faudra faire attention puisque le but n’est pas de résoudre les problèmes, mais plutôt de les décrire.

En plus d’être ludique, le gamestorming est un excellent outil pour innover. Il suffit de l’appliquer dans les normes et pour cela, vous avez besoin du livre précité, lequel vous détaillera les démarches à suivre et les types de jeux à faire en fonction du problème qui se pose.

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Experience Design uai

Design d’Expérience : offrez à vos clients l'expérience qu'ils attendent !

 

Dans un monde d’innovation permanente, il existe désormais pléthore de solutions pour certaines problématiques. Mais pour se démarquer de la concurrence, il ne suffit plus d’avoir le plus beau produit ou le plus rapide et efficace ; ce qui permettra à votre produit de sortir du lot durablement est l’expérience globale qui est proposée au consommateur. Le rapport rentabilité VS maniabilité. C’est le design d’expérience.

 

De l’expérience utilisateur au design d’expérience

Design d'experience

Source : UX Republic

Le design d’expérience peut se définir brièvement comme la conception orientée vers l’expérience de l’utilisateur. Pour comprendre ce concept, le mieux est d’expliquer ce qu’est l’expérience utilisateur.

Ce terme a commencé à être utilisé notamment dans les années 2000, avec l’essor du web 2.0 et du marketing digital. L’objectif est de concevoir un site, une plateforme ou une application web en tenant compte des attentes des utilisateurs, voire en anticipant la manière dont les consommateurs vont naviguer sur le site, interagir ou réagir à ses fonctionnalités et à son apparence.

L’attitude de l’utilisateur et son sentiment vis-à-vis du produit utilisé constitue donc l’expérience utilisateur ou User Experience (UX) en anglais, en complément de l’User Interface (UI), discipline se concentrant sur l’interface utilisateur, c’est-à-dire comment la plateforme sera conçue pour être vue, comprise et utilisée par l’utilisateur : le design -le rendu visuel- tout simplement.

En effet, là où l’UI s’intéresse au coté technique et logique ou à l’apparence graphique, l’UX va plus loin que de simples algorithmes en y agrégeant des valeurs plus abstraites, qui sont souvent appréciées et mesurées après coup, avec les outils du marketing digital.

Pour un service ou une application web notamment, l’expérience utilisateur peut s’évaluer autour de la facilité d’utilisation, l’attractivité du design, la crédibilité des contenus (pour la confiance apportée à l’utilisateur), l’efficience, l’engagement de l’utilisateur ou encore le référencement sur Internet.

 

UX superposé au Design Thinking

Comme nous l’avons expliqué en long et en large dans nos précédents billets, une innovation qui rapporte de nos jours s’appuie sur des concepts et des méthodologies éprouvées avec comme base le Design Thinking. Les fondamentaux du design thinking définissent qu’un produit soit conçu en accordant les besoins des clients, la technologie disponible et la viabilité financière tout en créant de la valeur et en saisissant les opportunités du marché.

Ensuite, partant du design thinking et en mettant plus le curseur soit au niveau de l’environnement économique, soit au niveau du produit, voire en le recentrant sur l’humain, on donne alors naissance au design circulaire, au Product Thinking ou encore au Human Thinking. Chacune de ces variantes pouvant s’adapter en fonction du marché et de l’industrie à différentes innovations.

UX vs Design
Source : Thuria

Le Design d’expérience est dans la même veine, en conservant la même logique du design thinking et en pensant essentiellement et avant tout expérience utilisateur ! La conception est faite en mettant en avant l’User Experience. C’est une stratégie plus large, plus proactive, nécessitant de la vision et de l’anticipation, mais aussi capable de se réadapter pour rendre l’expérience utilisateur toujours plus parfaite.

 

Le Design d’Experience en trois exemples

Dans les présentations, les publicités ou les campagnes marketing, le nouveau mot à la mode est Expérience : Voyage, restauration, bien-être, mode, les marques parlent maintenant d’expérience… C’est pour cela que concevoir en pensant à l’expérience apportée devient plus que jamais primordial. Pour comprendre le design d’expérience, prenons trois exemples concrets souvent cités, dans différents secteurs :

UX HeinzHeinz, numéro un du ketchup, devenu populaire dans le monde entier grâce à sa bouteille transparente depuis plus de 100 ans a su se réinventer en observant et écoutant ses utilisateurs. En effet, après avoir contribué à tacher des millions de nappes de table et de vêtements quand les gens tentaient de récupérer le fond du ketchup de la bouteille, la marque a dévoilé au début des années 2000 la fameuse bouteille en plastique  » tête en bas ». Utilisant la technologie alors à disposition pour fabriquer ce plastique « pressable », la marque a conçu ce nouveau format en pensant « expérience du consommateur ». Du coup, assaisonner ses frites n’a jamais été aussi pratique et plaisant.
Heinz a accepté d’apporter du changement dans le format de son produit pour rendre l’expérience utilisateur meilleure.

 

Starbucks : Si la marque américaine de salon de café est tant appréciée, ce n’est pas tant grâce à la qualité de son café (on ne va pas polémiquer !), mais plutôt à l’expérience offerte dans ses salons de café. Très rapidement, Howard Schulz, CEO de la marque et innovateur, se concentre sur l’expérience apportée par la marque autour du produit initial – le café -, en définissant le « troisième lieu » où le consommateur se rendrait en dehors de la maison et du bureau. On va dans un Starbucks, pour décompresser, lire, travailler, rencontrer des amis, jouer, etc.

UX Starbucks

En intégrant des services annexes gratuits en plus de la tasse de café vendue, Starbucks a plus que réussi son design d’expérience.

 

Airbnb : comme pas mal de startups des années 2000 proposant des plateformes communautaires connectant des particuliers entre eux, le site américain table avant tout sur l’expérience. Louer une chambre chez l’habitant, oui, mais surtout vivre l’expérience de partager avec ce dernier le petit déjeuner, les souvenirs de voyages, les intérêts culturels, la découverte des habitudes locales, etc. Le client du site paie bien sûr les services d’Airbnb mais la plateforme est conçue de sorte à prendre en compte l’expérience client.

UX Airbnb

Ainsi, comme le dit une des campagnes du site, avec Airbnb, n’allez pas juste là-bas, vivez là-bas!

 

Le design d’expérience comme méthode l’innovation

Concevoir avec la méthode du Design d’expérience, c’est rendre votre produit désirable, en plus de le rendre utile. C’est aussi apporter une expérience unique pour chaque consommateur, une expérience qui se raconte et qui se partage pendant ou après avoir utilisé votre produit ou service, une expérience qui ne sera jamais vécu de la même manière par chaque individu.

Design d'experience innovation

Le leitmotiv du design d’expérience est de comprendre le consommateur, ses envies et ses objectifs dans le but de rendre le produit potentiellement désirable. On parle aussi d’affordance ; un anglicisme qui peut se traduire par « potentialité » signifiant la capacité d’un produit à suggérer son utilisation et son utilité.
Pour réussir à concevoir l’expérience utilisateur, il ne faut pas seulement faire appel aux techniques d’études du marketing. Un certain nombre de points sont à valider dans la stratégie de conception, entre autres :

  • Simplicité et accessibilité : pour cela il faut faire preuve d’empathie en partant des besoins, des frustrations voire des recommandations de l’utilisateur
  • Utilité et durabilité : le produit est fonctionnel, efficace et utilisable dans le temps
  • Interaction et maniabilité : on parle d’ergonomie et de facilité d’utilisation pour rendre l’expérience agréable et pratique
  • Déclencheur d’émotions : en plus de son rôle initial, le produit procure de réelles émotions humaines, touche les sens, crée un point d’ancrage
  • Crédibilité et Importance : on peut parler aussi de perception (statut, qualité, sens du produit pour les consommateurs, etc.)

 

Enfin, comme nous l’avons signifié plus haut, appliquer un design d’expérience consiste aussi à utiliser différents outils du design thinking, ainsi que des outils faisant appel à l’utilisateur (interview, sondages, plateforme collaborative et idéation, etc.) ou à penser comme un utilisateur (scénarios d’utilisation, design sprint, etc.) avant de développer le produit ; et tout en gardant l’utilisateur impliqué dans l’amélioration et l’évaluation de ce produit.

Niko Nado

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Kano Model

Le diagramme de Kano, pour assurer la satisfaction client

« Le client est roi ! » Voici une expression que l’on a tendance à entendre et qui est essentielle à prendre en compte dans la démarche de fidélisation. Toutes les entreprises sont de nos jours conscientes de ce fait et orientent leurs stratégies marketing à cette fin. Cela dit, force est de constater qu’il n’est pas toujours facile de satisfaire ses clients.

Comme leurs besoins et attentes sont très variés, il est parfois difficile de les déterminer. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de les anticiper et de mettre en place un dispositif performant pour mesurer la satisfaction des clients.

C’est précisément de cela que nous allons discuter dans cet article. Nous allons vous parler du modèle de Kano, un outil de conception que l’on utilise souvent pour évaluer la satisfaction client ou un produit, ainsi que de comprendre et anticiper les besoins des utilisateurs afin de concevoir un nouveau produit ou service.

Qu’est-ce que le modèle de Kano ?

Noriaki Kano
Source : http://www.uxness.in/

Le modèle de Kano a été inventé en 1984 par le Dr Noriaki Kano, professeur japonais et consultant en management de la qualité.

Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, le modèle de Kano est une méthode qui offre la possibilité aux entreprises de mesurer la satisfaction client, de comprendre leurs attentes et besoins et d’évaluer les performances d’un produit.

Le modèle se base sur le principe qu’une caractéristique du produit/service qui entraîne la satisfaction du client n’entraîne pas forcément d’insatisfaction du client en cas d’absence de cette caractéristique.

Quels sont les objectifs du modèle de Kano ?

Le modèle de Kano est une méthode permettant avant tout d’évaluer la satisfaction client. Cette évaluation se fait à partir de différents points. Elle se porte avant tout sur les attentes des clients et se base sur le niveau de satisfaction associé.

Cela dit, cet outil peut également être étendu et utilisé pour évaluer des produits. Ici, le point sera plutôt mis sur le niveau d’innovation des produits en question. Le modèle permettra donc de savoir si des caractéristiques innovantes peuvent séduire les clients. Ce qui permet, d’une certaine manière, de tester d’avance la réponse à des besoins et attentes des utilisateurs.

Le principe du modèle de Kano

La méthode du Dr Noriaki Kano repose sur la simplicité et le recours aux utilisateurs. Dans sa démarche, le modèle de Kano cherche à mettre en relation la satisfaction des exigences et la satisfaction client. Pour ce faire, il propose de faire la distinction entre 3 principaux types d’exigences :

  • Les exigences obligatoires dites basiques : comme leur nom le laisse clairement entendre, ce sont les exigences dont on ne peut pas se passer. Certes les clients peuvent ne pas les remarquer. Toutefois, elles sont essentielles au fonctionnement du produit et doivent être présentes pour assurer la satisfaction du client.
  • Les exigences exprimées dites de performance : ici, les besoins et attentes des clients sont clairement exprimés et leur satisfaction dépend du niveau de performance ou de la qualité du produit.
  • Les exigences latentes dites attractives : les besoins sont ici nécessaires, mais peuvent ne pas être exprimés. C’est la créativité qui doit surtout primer puisqu’il s’agira de créer un élément différenciateur qui pourra surprendre le client. C’est ce qu’on appelle « l’heureuse surprise ». Cela dit, son absence ne devrait pas être source d’insatisfaction ou de frustration pour le client.

Se présentant sous la forme d’un diagramme, le modèle de Kano met en relation les 3 positionnements qui serviront à évaluer de manière méthodique et efficace la satisfaction des clients par rapport à un produit ou un service.

On représentera en abscisse la prise en compte des attentes, allant de non réalisée à réalisée tandis qu’en ordonnée, on indiquera le niveau de satisfaction client, du moins satisfait au plus satisfait.

Kano Diagram

Comment utiliser le diagramme de Kano ?

Comme tout type d’outil d’évaluation de satisfaction client, il faudra choisir un panel d’utilisateurs représentatif. Le questionnaire de Kano consiste à demander aux utilisateurs leur niveau de satisfaction sur la présence de chaque fonction/caractéristique du produit/service ainsi que sur l’absence de chacune de ces mêmes fonctions.

La collecte et l’analyse des résultats se fait sur la base de la réponse qui a obtenu le plus de vote pour chacune des fonctions étudiées. Bref, le modèle de Kano est un outil performant et efficace qui a fait ses preuves durant ses 25 années d’existence.

Facile à comprendre et simple à mettre en œuvre, il peut vous être d’une grande aide dans l’évaluation de la satisfaction client de vos produits et services actuels ainsi que dans la conception de vos futurs produits et services.

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Human Thinking

Le Human Thinking pour créer l'innovation de demain !

Avec l’avènement du digital, la majorité des experts ont peaufiné des concepts efficaces basé sur l’expérience utilisateur et/ou sur l’utilité du produit tel le Design thinking. Et même si le design thinking se définit comme une innovation centrée sur l’humain, chez Volkswagen, on propose d’aller plus loin avec le Human Thinking.

Human Thinking : inventions, Problème-Solution-Fit et Expérience utilisateur

keep calm and innovatePour commencer, faisons un peu d’histoire. En effet, après les inventions et découvertes des précédents siècles et les innovations radicales du début du XXIe, la période d’après-guerre a plutôt vu des innovations venant améliorer ce qui existait déjà, apportant une solution à un problème existant ou répondant au besoin d’un marché demandeur d’un produit ou d’un service pour simplifier l’existence des consommateurs.

Les innovateurs ont beaucoup pensé à ce que souhaitait le consommateur final et c’est ainsi que le Design Thinking a été conceptualisé dans les années 80 par IDEO… pour évoluer vers le Design Circulaire en incluant l’environnement économique.

L’expérience utilisateur est au centre de toute innovation : simplicité, interactivité, rapidité, accessibilité, etc. L’ère du numérique, d’Internet et de la mobilité dopent la nécessité d’efficacité et de rentabilité.

Puis les designers comme Nikkel Blaase ont développé le Product Thinking, en plaçant le produit comme base de la réflexion innovatrice. Avant d’apporter une expérience exceptionnelle au consommateur, le produit doit d’abord être utile et être une (la meilleure possible) solution à une problématique donnée.

Parallèlement, dans le domaine industriel, inspiré par le Kaizen japonais, l’innovation passe aussi par l’optimisation des process et des coûts. C’est d’ailleurs d’un concurrent de Toyota, à savoir l’Allemand Volkswagen, qu’est en train de naître un concept totalement nouveau : le Human Thinking.

Du « centré sur l’humain » vers le « construit autour de l’humain »

Johann Jungwirth, Chief Digital Officer du constructeur basé à Wolfsburg, a posé les fondements de cette nouvelle forme de penser l’innovation, lors de l’évènement Viva Technology à Paris en juin dernier. Les industriels et acteurs économiques ont désormais de grands défis qu’ils ne peuvent ignorer : la transition énergétique et climatique, l’urbanisation et la digitalisation en plein essor.

Pour Jungwirth, ces trois facteurs obligent les industries – automobiles, notamment – à se réinventer complètement. Aussi, selon lui, l’automobile ne doit plus être un « simple véhicule » mais un « objet de mobilité ».

Dans ce sens, la voiture du futur doit proposer avec la même qualité une partie « hardware » et une autre « software » du même acabit. C’est ainsi que l’ingénieur allemand propose le Human Thinking, adapté du Design Thinking, qui aurait du mal à intégrer l’accélération des cycles d’innovation favorisée par le digital ou l’intelligence artificielle.

Johann Jungwirth

Johan Jungwirth décrit donc le Human Thinking en 8 points et a fortiori 8 questions en rapport avec l’objet ou le service innovant :

  • Émotion : Est-ce que l’objet me touche ?
  • Beauté : L’objet est-il beau et traduit-il notre soin à le créer ?
  • Innovation : Est-ce que cet objet règle les problèmes des gens ?
  • Intelligence : Cet objet est-il smart/intelligent ?
  • Intégrité : Est-ce vraiment la bonne chose à faire ?
  • Vie : L’objet impacte-t-il la vie des gens ?
  • Société : A-t-il un impact positif sur la société ?
  • Durabilité/Écologie : Préserve-t-il la planète ?

Les notions du Human Thinking définies par le cadre de Volkswagen devraient donc être les nouveaux critères pour construire une innovation qui se recentre sur l’humain, son environnement, ses émotions, ses valeurs, son interaction avec les objets, son rapport à l’innovation, etc.

Pour aller plus loin dans l’application du Human Thinking et surtout pour réussir son innovation, Jungwirth propose enfin de relier ces huit notions à six valeurs de stratégies commerciales et managériales.

  • Construire la meilleure expérience utilisateur possible
  • Se doter des meilleures innovations et inventions
  • Penser de façon exponentielle
  • Prendre des décisions osées
  • Bâtir une culture saine de leadership
  • Ne pas oublier sa responsabilité sociale
Human Thinking
Source : Ren Mobility

Le Human Thinking, c’est déjà aujourd’hui

En utilisant ce nouveau concept de Human Thinking, Jungwirth et ses équipes ont conçu le concept car Sedric, présenté quelques semaines plus tôt (en mars 2017, lors du Mondial de l’Auto à Genève, NDLR). Sedric, acronyme de « Self driving car » est une voiture électrique autonome à partager, qui se pilote via un bouton connecté.

Véhicule personnel, navette automatique, sans volant ni pédales, ni tableau de bord, il sera contrôlable par la voix et le toucher. Volkswagen, très ambitieux, imagine Sedric, parfaitement intégré dans l’environnement et dans la ville : emmener les enfants à l’école, trouver une place de parking, aller récupérer des courses, récupérer un ami à la gare et l’ainé à son cours de sport.

NetCarShow
Via ce concept car, la marque allemande et ses ingénieurs donnent la direction à suivre dans la conceptualisation du Human Thinking. La plateforme d’idées née de Sedric définit donc la vision à long terme du véhicule autonome, mais aussi des futurs projets d’innovation de Volkswagen.

Nul doute que ce concept de Human Thinking sera plus élaboré et plus détaillé dans les mois ou années à venir et s’exportera en dehors des labos de Volkswagen pour toucher d’autres entreprises, d’autres secteurs d’activités pour engendrer des innovations encore plus humaines.

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Corporate hacking uai

Corporate Hacking : qui sont ces salariés qui innovent dans l'ombre ?

Dans une entreprise, ce sont généralement les dirigeants qui décident de tout et mènent la danse. Les salariés sont de simples exécutants qui ne détiennent pas de pouvoir de décision et sont contraints d’exécuter les ordres qui leurs sont donnés. Si une telle pratique peut se montrer efficace pour la productivité de l’entreprise, il se peut toutefois qu’elle ne favorise pas l’innovation.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le concept de Corporate Hacking a récemment fait son apparition. Vous en avez peut-être déjà entendu parler puisque ce concept devient de nos jours de plus en plus à la mode et a même donné lieu à de nombreux mouvements au sein et entre les différentes entreprises. Les idées qu’il véhicule sont très proches de celles de l’intrapreneuriat et les objectifs sont aussi à peu près les mêmes. Si vous désirez en savoir plus à ce sujet, les paragraphes qui suivent peuvent vous être d’une grande utilité.

Le Corporate Hacking, c’est quoi ?

Il n’existe pas encore une définition universelle ou officielle du corporate hacking. Toutefois, d’une manière assez simpliste, on peut le définir comme le fait pour un ou des salariés de se servir des moyens fournis par l’entreprise en vue de faire bouger les choses au-delà de la mission qui leur est confiée quitte à contourner certaines règles établies.

Le mouvement s’apparente donc ici à une intention de transformer l’organisation de l’intérieur. Et bien évidemment, de nombreuses qualités sont nécessaires pour cela si l’on ne cite que le sens de l’opportunité, de l’improvisation, du bricolage organisationnel et du détournement, mais dans un sens positif.

En effet, le but du corporate hacking n’est pas d’user les moyens de l’entreprise pour s’enrichir personnellement. Il s’agit plutôt d’un mouvement visant à améliorer l’entreprise et à la mener vers le développement et l’innovation.

Cela dit, les moyens utilisés pour y parvenir sont beaucoup moins classiques puisque les corporate hackers peuvent être perçus comme des rebelles puisqu’ils n’attendent pas d’ordre pour agir. Ce sont les opportunités et la volonté de bien faire qui les animent et font d’eux ce qu’ils sont.

Pourquoi les corporate hackers sont nécessaires ?

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. » Vous vous rappelez certainement de cette citation de Charles Darwin et qui prend tout son sens dans le corporate hacking.

La plupart des entreprises sont de nos jours régies par les règles classiques de l’organisation. Comme nous l’avons déjà évoqué en introduction, une telle structuration peut être efficace, toutefois, elle endigue souvent le développement de l’entreprise et son passage à l’innovation.

C’est la raison pour laquelle on voit aujourd’hui l’émergence du corporate hacking qui traduit la volonté de certains salariés d’avancer dans la transformation de leur entreprise au-delà des contraintes imposées par l’entreprise. On note le besoin d’une plus grande autonomie et, dans une certaine mesure, on peut considérer que les corporate hackers donnent du sens à leur travail.

Nous avons besoin d’individus comme les corporate hackers, lesquels sont prêts à s’adapter aux changements et à toujours aller de l’avant. Ils ont en effet compris la nécessité de contourner les règles de fonctionnement afin de s’adapter au contexte dans lequel ils évoluent. Bref, les corporate hackers sont nécessaires pour remettre en cause certaines règles et amorcer le changement, lequel est aujourd’hui une condition essentielle pour innover et se développer.

Comment favoriser le Corporate Hacking au sein d’une entreprise ?

Comme vous avez pu voir à travers les paragraphes précédents, le corporate hacking est de nos jours essentiel pour les entreprises qui désirent évoluer et innover. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas si facile à mettre en œuvre. Plusieurs éléments sont encore à prendre en compte et parmi eux, l’organisation de l’entreprise figure parmi les plus importants.

Pour que le corporate hacker puisse agir efficacement, il est important de soutenir ses projets en mettant à sa disposition des moyens financiers et/ou humains ainsi que de rester bienveillant face à ses succès mais aussi face à ses échecs. Il est également bénéfique de mettre en place un système de reconnaissance qui apportera aux corporate hackers les motivations nécessaires pour qu’ils puissent continuer leurs efforts et mener l’entreprise vers le sommet.

Ces associations qui promeuvent le Corporate Hacking

Le Corporate Hacking a connu un certain succès ces dernières années. C’est ainsi que plusieurs corporate hackers ont commencé à se regrouper autour d’associations prônant les valeurs de la création d’opportunités et des innovations.

Parmi les plus connues de nos jours, on peut citer à titre d’exemple les Hacktivateurs et les Corporate Hackers. Leur but est notamment de faire découvrir, promouvoir et encourager l’intrapreneuriat et le corporate hacking. Pour ce faire, les membres mettent en avant le partage d’expériences, la mise en réseau ainsi que l’action et l’intelligence collective.

Des exemples concrets ?

Il existe un grand nombre d’exemples de Corporate Hacking fructueux ; on peut citer par exemple, le cas de Jean-Paul Cavalier, Head of Operational Excellence chez AXA Investment Managers, qui suite à une conversation avec un collègue décida de créer un MOOC en partenariat avec HEC sur la gestion d’actifs.

Ou celui d’un collègue qui mît en place un concours entre différents pôles géographiques de la société pour faire diminuer la consommation de papiers. Résultat, 15000 pages sauvées, de bonnes pratiques acquises et des arbres plantés grâce à une partie des économies réalisées ! L’association Les Hacktivateurs recense également les hacks et met même à disposition des fiches pratiques pour vous aider à initier des démarches de Corporate Hacking.

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Product Thinking

Product Thinking : concevez le produit parfait pour vos clients !

Innovation est souvent synonyme de solution, de création, de nouveauté ou de satisfaction d’un besoin existant ou pas, etc. Mais pour éviter de lancer sur le marché un produit dont personne ne veut, il faut d’abord penser à ce qu’apporte ce produit et aux questions auxquelles il répond, mais aussi à comment gagner de l’argent avec ce produit : c’est le Product Thinking.

Product Thinking : pensez produit et non fonctionnalités

Beaucoup d’entrepreneurs et d' »innovateurs » ont tendance, lorsqu’ils parlent d’expérience utilisateur, à penser uniquement à une fonctionnalité sympa, facile à utiliser qui fera un carton auprès de leurs utilisateurs. En réalité, les fonctionnalités sont une partie plus ou moins grande d’un produit, mais ne représente pas le plus important et surtout ce pour quoi ce produit est conçu.

En d’autres termes, c’est le produit qui fait la fonctionnalité et non l’inverse. Il faut donc penser produit ! Cela veut dire penser au problème rencontré par l’utilisateur, au besoin à satisfaire, au but à atteindre ou encore à l’habitude qui sera assouvie par ce produit innovant. Penser produit équivaut à penser au travail à effectuer, aux revenus à engendrer…

Il existe bon nombre de concepts et de méthodologies permettant aux concepteurs, aux designers et aux entreprises d’orienter leur pensée et d’être plus efficace dans l’innovation, nous en avons déjà abordé un certain nombres : design thinking, design circulaire, lean thinking, etc..

Nikkel Blaase

 

Le product thinking doit permettre au designer d’avoir une vision plus large et plus holistique. Ainsi, Nikkel Blaase, product designer allemand, via ses publications en ligne ou ses conférences, théorise la « pensée produit » entre l’UX Design et le product management, exactement à l’intersection des deux, en soulevant 3 points :

  • Le Product Thinking est, à juste titre, une discipline de conception. Lorsqu’elle est faite sur mesure, une bonne conception ne fait rien d’autre qu’identifier les problèmes d’utilisateurs et proposer les solutions de design et de conception.
  • Le product management (gestion des produits) fait partie de la conception. Une bonne conception pense produits et solutions.
  • Le design appartient également au product management. Dans les 4P du marketing mix classique, le P de Produit est bien présent au côté des autres piliers (Place, Prix, Promotion). Maintenant, on considère que le produit se déplace dans le centre, avec le design et l’ingénierie.
Product thinking
Source : Newflux.fr

Product Thinking, entre l’UX Design et le Product Management

L’UX Design peut se traduire littéralement par la conception de l’expérience utilisateur (User eXperience, en anglais). Elle désigne la méthodologie qui, en tenant compte des attentes et des besoins de l’utilisateur l’intègre pour concevoir un produit, un service, un site web ou une application, de sorte que l’expérience utilisateur soit la meilleure possible.

Cela passe par l’intégration de fonctionnalités simples, interactives et efficaces qui rassurent l’utilisateur, et qui lui permettent de retrouver rapidement l’information dont il a besoin. Quant au product management, il peut se traduire comme une fonction du processus organisationnel d’une entreprise gérant la planification, la production, le marketing, etc. à toutes les étapes du cycle de vie du produit.

Ainsi, durant tout le cycle de vie du produit, cette fonction intègrera les ressources humaines, les données, les process, le business model et fournira des informations sur le produit à l’entreprise et à ses canaux d’approvisionnement. Par conséquent, le Product Thinking est l’expression d’une tendance qui rassemble, ce qui va de pair avec la gestion des produits, la conception (ou le design) et l’ingénierie.

Le problème d’abord, la solution ensuite

Product thinking solutionLa première étape de la « pensée produit » est de déterminer le problème que vos utilisateurs cherchent à résoudre. Et c’est la raison principale, voire l’unique, pour laquelle ils achèteront votre produit (du moins, tant qu’il sera utile pour résoudre le problème de manière significative et précieuse).

Si vous définissez un problème qui n’existe pas réellement et y apportez une bonne solution à vos yeux, mais qui ne résout pas ou que très partiellement la problématique réelle, alors vos produits ne seront pas utiles aux utilisateurs. Et un produit sans utilisateurs est voué à l’échec ; vous ne gagnerez pas d’argent. Pire vous en perdrez et cela vous mènera à mettre la clé sous la porte !

Bien sûr, détecter le besoin réel des consommateurs est très difficile, et ce, même après avoir effectué plusieurs recherches et études de marché. Le meilleur moyen pour commencer à repérer si problème il y a est toujours de s’adresser aux utilisateurs potentiels.

Toutefois, n’oubliez pas que ces derniers peuvent ne pas être en mesure d’articuler clairement leurs besoins, il faudra donc certainement creuser en profondeur et faire des observations dans la vie réelle également. Il existe également plusieurs outils et méthodologies aidant à la réflexion servant à analyser, synthétiser et définir un problème, après avoir collecté directement ou indirectement des informations auprès des utilisateurs.
Comme l’explique Nikki Blaase, penser produit aide à créer des fonctionnalités probantes et populaires.

Définir les problèmes abordés par le produit répond à la question « pourquoi concevons-nous ce produit ? ». Définir le public cible « qui a ces problèmes ? » Et définir la solution « comment allons-nous faire cela ? » donnera suffisamment d’éléments nécessaires pour créer une nouvelle fonctionnalité. La mise en place d’un objectif aidera à mesurer le succès de cette fonctionnalité.

Comment penser produit ?

Il faut garder à l’esprit que le plus important dans le produit est son adéquation avec le besoin : le produit répond parfaitement à une problématique. Les fonctionnalités originales, la beauté de la conception, l’ergonomie sont certes intéressantes pour différencier votre produit ou service, le faire aimer du public ou le rendre meilleur que la concurrence, mais ce n’est pas cela qui rendra votre produit utile.

L’élément primordial pour le succès de votre produit est qu’il doit être la solution à un problème donné. C’est ce qu’on appelle le Problem-Solution Fit, un des principes du Lean Startup. Pour se mettre en mode product thinking, il faut de prime abord apporter des réponses claires à ces interrogations :

  • Quel est le problème que l’on résout ? la problématique utilisateur
  • Pour qui ? la clientèle cible
  • Pourquoi ? la vision
  • Comment ? la stratégie
  • Qu’est ce que nous voulons atteindre ? les objectifs
  • Et c’est après et seulement après que l’on peut réfléchir à comment on conçoit le produit : les fonctionnalités.
Schéma Product thinking
Source : http://blog.50a.fr/

« Développer des fonctionnalités est facile, mais développer la fonctionnalité parfaite et adéquate pour les utilisateurs est difficile ».

Le product thinking doit donner au designer l’avantage de développer les bonnes fonctionnalités pour les bonnes personnes, en d’autres termes, concevoir la fonctionnalité dont l’utilisateur a besoin et non pas « quelque chose qui fait joli, mais qui ne sert à rien ».

Avoir la réflexion « produit » est censé permettre enfin au concepteur et entrepreneur d’être plus efficace dans leur pensée et dans leur innovation. Cela pose les bases d’une meilleure interaction entre l’expérience utilisateur et la gestion du produit pour concevoir et commercialiser un produit ou service plus pertinent et forcément plus rentable.

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Intrapreneuriat

Pourquoi miser sur l'intrapreneuriat pour innover ?

Une récente étude du cabinet Deloitte intitulée L’intrapreneuriat, effet de mode ou vague de fond nous offre un panorama de l’état de l’intrapreneuriat en France aujourd’hui. Découvrons les grandes tendances de cette démarche d’innovation interne.

L’intrapreneuriat, qu’est-ce que c’est ?

Comme nous l’avons vu dans l’article L’intrapreneuriat : les grandes entreprises passent aussi à l’action !, l’intrapreneur est un salarié qui mène, pour le compte de son organisation, un ou plusieurs projet(s) d’innovation indépendamment de ses activités salariales habituelles.

L’intrapreneur s’oppose principalement à l’entrepreneur dans la mesure où il mène ses projets innovants au sein de son entreprise en conservant son statut de salarié tandis que ce dernier agit à son compte. Ces projets sont encadrés par l’organisation sans nécessairement être régis par les règles qui s’y appliquent habituellement.

En effet, le processus d’innovation nécessite entre autres une certaine liberté de penser et d’action pour être optimal comme expliqué dans l’article Comment favoriser l’innovation au sein de votre entreprise ?

Intrapreneuriat : où en est-on aujourd’hui ?

Selon Deloitte, 37% des entreprises françaises auraient initié une démarche d’intrapreneuriat et 12% des salariés auraient déjà tenté l’expérience. Parmi ces intrapreneurs, 9 sur 10 sont prêts à recommencer, preuve que l’aventure leur a été bénéfique !

Les projets intrapreneuriaux sont un excellent levier de croissance comme l’atteste d’ailleurs notre article 15 entreprises qui ont gagné à écouter leurs salariés ! D’après l’étude, ces projets concernent plusieurs domaines d’innovation :

  • le lancement d’un nouveau produit (41%),
  • l’amélioration d’un produit ou d’un service (22%),
  • le développement d’une nouvelle technologie (18%),
  • l’optimisation de l’organisation (18%).

Vos collaborateurs sont déjà motivés par l’intrapreneuriat !

L’étude révèle également que 74% des salariés interrogés sont prêts à se lancer dans l’intrapreneuriat. C’est même un élément important dans le choix d’une entreprise puisque 2/3 des interrogés sont attirés par des organisations proposant ce type de démarche.

L’intrapreneuriat est considéré comme une source de motivation, de développement personnel et professionnel ainsi qu’un challenge. Un tel engouement traduit une volonté de développer ses connaissances et expériences et d’avoir plus d’autonomie et d’indépendance.

En effet, la tendance actuelle tend vers l’entrepreneuriat : 38% des salariés interrogés ont déjà eu une expérience d’entrepreneurs et 1 jeune diplômé sur 2 a aujourd’hui pour projet de créer sa propre entreprise.

Comment initier une démarche d’intrapreneuriat au sein de votre organisation ?

Il existe de nombreuses méthodes pour faire émerger des idées innovantes et mener à bien des projets d’innovation. Parmi elles, l’utilisation d’une plateforme d’idéation collaborative accessible à l’ensemble des collaborateurs permet d’instaurer une culture d’innovation et de stimuler l’esprit intrapreneurial.

En effet, comme expliqué dans Comment la plateforme d’idéation collaborative met K.O. la boîte à idées en 2 rounds ?la plateforme d’idéation engage les collaborateurs dans une démarche d’innovation durable bien au-delà d’une simple boîte à idées.

Outre la possibilité pour les collaborateurs de pouvoir déposer spontanément leurs idées, elle permet de les enrichir collaborativement, mais aussi de lancer directement des challenges à l’ensemble (ou à une partie) des collaborateurs sur des thématiques identifiées par la hiérarchie, de quoi booster la créativité et les chances d’innover !

infographie-intrapreneuriat-Deloitte

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PAPSA

Innovez en 5 étapes avec la méthode PAPSA d’Hubert Jaoui

Pour pouvoir innover, il est important de développer sa créativité ! Mais comment ? Il existe de nombreuses méthodes de créativité comme par exemple la méthode Lego Serious Play, les 4 personnages de Roger Von Oechla méthode du Design Sprint, la Synectique

Dans cet article, nous allons vous présenter une autre méthode de créativité qui s’apprécie autant pour son efficacité que pour sa facilité de mise en œuvre. On parle ici de la méthode PAPSA conçue et développée par Hubert Jaoui.

Il s’agit d’une méthode un peu particulière que ce soit au niveau de son concept que de son application. Afin de mieux la comprendre, commençons d’abord par une biographie de son créateur, Hubert Jaoui.

Qui est Hubert Jaoui ?

Hubert Jaoui dispose de nombreux talents : dans son parcours, il a à la fois étudié la philosophie, la géologie, l’ingénierie mais aussi l’administration des affaires.

Expert reconnu dans le domaine de la créativité appliquée au management et à l’innovation, il a fondé en 1973 l’Institut GIMCA qui accompagne aussi bien les entreprises privées que les organismes publics dans leurs démarche d’innovation.

La créativité mode d'emploi_Hubert JaouiHubert Jaoui a publié de nombreux ouvrages et articles autour des thématiques de la créativité et de la communication. Il explicite notamment la méthode PAPSA dans son livre La créativité mode d’emploi.

Pour comprendre la pensée et la personnalité de cet auteur, on peut se référer à l’une de ses citations qui dit : « Pour tout problème, on peut toujours trouver au moins deux solutions. La plupart des experts sont persuadés qu’il n’y en a qu’une – la leur. S’il n’y a pas d’option, il n’y a pas d’imagination, pas de liberté. Il reste un vrai travail à faire sur les croyances qui imposent leurs limites. »

La méthode PAPSA, c’est quoi ?

The Psychology of Invention in the Mathematical Field_Jacques HadamardComme nous l’avons déjà évoqué dans les paragraphes précédents, la méthode PAPSA est une méthode de créativité. En d’autres termes, elle nous permet de découvrir de nouvelles idées afin d’innover.

Dans son contenu, la méthode semble s’inspirer de l’essai sur la psychologie de l’invention dans le domaine mathématique du mathématicien Jacques Hadamard.

Elle s’organise autour de trois grands moments à savoir l’avant (la perception et l’analyse créative), le pendant (la production d’idées) et l’après (la sélection et l’application).

Il est important de noter que les 5 étapes qui la composent impliquent à la fois l’application de la pensée Divergente et de la pensée Convergente, ce qui rend cette méthode assez exceptionnel ; en effet, la plupart des méthodes de créativité alternent des phases de créativité (divergente) avec des phases de réflexion rationnelle (convergente).

Enfin, la méthode PAPSA peut s’utiliser aussi bien pour des sessions courtes (de quelques heures) que pour des sessions longues (allant jusqu’à plusieurs mois).

Les 5 étapes de la méthode PAPSA selon Hubert Jaoui 

Afin de pouvoir cerner la créativité dans toutes ses dimensions, Hubert Jaoui propose de l’aborder sous différents angles. C’est ainsi que l’on doit passer par plusieurs étapes dont les initiales composent l’acronyme PAPSA.

1. La Perception

C’est la première étape qui, comme son nom le laisse clairement entendre, consiste à saisir toutes les données du problème et à explorer le contexte sous tous les angles. Ici, il est important de se montrer à la fois curieux (divergence) et sceptique (convergence).

On ne doit pas hésiter à poser toutes les questions qui nous passent à l’esprit, le but étant ici d’avoir une vue détaillée ainsi qu’une idée plus claire et plus précise du problème. On peut ici utiliser la technique du mind mapping afin de bien visualiser toutes les composantes du problème.

2. L’Analyse

Une fois que tout nous semble clair, il convient maintenant de passer à l’analyse. Ici, on doit essayer de décomposer le problème afin de voir ses divers éléments constitutifs. Il faudra ensuite s’efforcer de les reconstituer en différents modèles explicatifs.

Cela permettra de hiérarchiser les problèmes ainsi que d’identifier les zones critiques et les axes de recherche. Ici encore, le mind mapping permettra de réaliser un diagnostic clair et de reformuler le problème.

3. La Production

C’est dans cette étape que l’on va tenter de générer le maximum d’idées possibles. Pour cela, on peut s’appuyer sur différentes méthodes de production d’idées comme par exemple le brainstorming, le mind mapping, la technique de la fleur de lotus… Les idées vont par la suite être traduites en solutions créatives qui sont à la fois originales, efficaces et surtout réalisables.

4. La Sélection

Maintenant que l’on a à disposition de nombreuses idées, il convient de les examiner et les évaluer afin de choisir lesquelles seront retenues et appliquées. Dans cette étape, il est important d’avoir un esprit ouvert et positif puisqu’il s’agira surtout de classer les idées en respectant la rigueur scientifique.

5. L’Action

C’est dans cette étape qu’il faudra mettre en œuvre les idées retenues lors de la précédente étape. En d’autres termes, c’est ici qu’il convient de passer à l’action. Cela dit, on doit tout d’abord commencer par l’identification des pièges et embûches qui peuvent endiguer le chemin du changement et de l’innovation. Aussi, dans la formulation des actions à entreprendre, il est important d’élaborer une démarche de succès, à la fois progressive et méthodique.

Bref, vous savez déjà maintenant ce qu’il faut savoir sur la méthode PAPSA d’Hubert Jaoui. Quel que soit le domaine dans lequel vous vous trouvez, elle vous aidera à être plus créatif et à mieux innover, ce qui constitue de nos jours l’une des premières clés du succès.

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