Concept Knowledge CK

La théorie Concept-Knowledge pour booster sa créativité et innover !

Envie de se démarquer des autres et attirer plus de clients ? Il faudra tout d’abord penser à innover ! Il est important de sortir des sentiers battus et de se frayer un nouveau chemin qui puisse mener vers le succès. Néanmoins, comme vous le savez déjà probablement, ceci n’est pas une tâche facile. Tout le monde aimerait bien innover, mais ne trouve pas les moyens nécessaires pour aller dans ce sens. Il ne suffit pas tout simplement de vouloir et de rêver ! Il faudra aussi agir, mais comment ?

Qui dit innover dit avant tout créer ! La meilleure façon de passer à l’innovation est donc de commencer par booster sa créativité. Pour cela, plusieurs moyens et méthodes sont préconisés : on peut par exemple adopter la stratégie Océan Bleu, se servir de la méthode de créativité ASIT, user de la technique de la fleur de lotus, appliquer la technique de concassage SCAMPER, etc. Les méthodes et techniques ne manquent pas sur ce point ! Ce qu’il faudra faire, c’est de bien les appliquer afin qu’elles puissent produire les effets escomptés et conduire vers l’innovation.

Dans cette rubrique, nous allons vous parler d’une tout autre méthode qui a également fait ses preuves dans le domaine de la créativité. Pour être plus précis, il s’agit plutôt d’une théorie, mais sa pratique peut être d’une très grande utilité pour développer l’esprit créatif. On parle notamment ici de la théorie Concept-Knowledge. Ce que nous allons vous exposer ici vous permettra de mieux la comprendre et de l’appliquer avec une plus grande efficacité.

La théorie Concept-Knowledge, c’est quoi ?

Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, il s’agit avant tout d’une théorie sur le développement de la créativité. Elle a été esquissée en 1996 par le professeur Armand Hatchuel, lequel l’a encore consolidée par la suite en collaboration avec Benoit Weil. Les deux sont donc à l’origine de cette théorie que beaucoup utilisent de nos jours dans le cadre du management de l’innovation.

La théorie Concept-Knowledge (ou tout simplement CK) a notamment été développée sur la base de la théorie des ensembles. Elle se fonde sur un concept sur lequel le groupe de travail va ajouter des caractéristiques additionnelles qui mettront en évidence des lacunes dans les connaissances. Dans cette logique, c’est l’augmentation des connaissances qui amènera à la création de nouveaux concepts.

En bref, la théorie concept knowledge est une théorie de conception innovante. Elle se démarque un peu des autres dans la mesure où elle tente de mettre en liaison l’imagination créative et les connaissances en les divisant en deux espaces distincts représentés par les deux lettres C (pour concept) et K (pour knowledge ou connaissances). Cela permettra notamment une plus grande ouverture pour les concepts et un enrichissement des connaissances. Un processus qui favorisera alors l’inventivité et propulsera vers l’innovation.

Quels éléments constituent la théorie Concept-Knowledge ?

Les concepts et les connaissances sont les principaux éléments qui constituent la théorie concept knowledge. Ils sont ici exprimés en anglais, mais leur sens demeure exactement le même que dans notre langue. Toutefois, afin que vous puissiez mieux comprendre la portée et les significations de chacun de ces éléments, nous allons vous les développer ici un à un :

  • Les concepts : pour la théorie concept knowledge, il s’agit là du point de départ à prendre en compte dans tout processus de conception. C’est en effet à partir des concepts que l’on peut vraiment se lancer dans l’innovation et passer l’étape de la simple résolution de problèmes. À titre d’information, les concepts sont ici considérés comme une proposition sans statut logique dans l’espace des connaissances. Ils énoncent l’existence d’un objet qui n’est pas encore connue de tous, mais dont les caractéristiques sont celles voulues par leurs concepteurs. En suivant cette logique, les concepts sont donc des éléments essentiels dans le processus d’innovation et sans eux, on ne peut pas vraiment innover au sens strict du terme.
  • Les connaissances : contrairement aux concepts, les connaissances constituent l’ensemble des propositions qui bénéficient du statut logique. Il s’agit des éléments (objets et vérités) déjà acquis par les concepteurs à partir de leurs propres points de vue. De par cette caractéristique, les connaissances s’étendent et s’élargissent au fur et à mesure que le concepteur acquiert de nouvelles vérités. C’est ce qui contribue à faire avancer le processus de conception.

Pour la théorie concept knowledge, c’est à partir de ces deux éléments que le processus de conception et d’innovation va s’opérer. En effet, celui-ci est ici perçu comme le résultat des quatre opérateurs représentés par les schémas suivants :

  • K → C : l’opérateur de disjonction qui marque le début du processus de conception
  • C → K : l’opérateur de conjonction qui marque la fin du processus de conception
  • K → K : l’opérateur qui marque l’expansion de l’espace connaissances
  • C → C : l’opérateur qui marque l’ajout de nouvelles propriétés aux concepts et mène à la création de nouveaux concepts

Ici, comme nous l’avons déjà dit plus haut, la lettre C fait référence aux concepts et la lettre K aux connaissances.

C-K Theory Design_Square

Comment appliquer la théorie Concept-Knowledge

Maintenant que vous connaissez les divers éléments qui constituent la théorie concept knowledge, il ne vous reste plus qu’à l’appliquer comme il faut. Mais afin de vous donner un aperçu plus clair, nous vous proposons ici un exemple de mise en application de la théorie.

L’exemple que nous allons prendre s’insère notamment dans le processus d’innovation et il met en évidence les différentes étapes qu’il convient de suivre pour cela :

  • L’exploration des limites de ce qui se fait : ce qu’il faut faire ici, c’est d’essayer de comprendre les limites de ce que l’on a tendance à faire. Ainsi, il est important de bien s’informer sur ce que l’on fait et le domaine dans lequel on œuvre.
  • Le dépassement des limites : à chaque fois que vous êtes confronté à un problème qui semble impossible à résoudre, vous devez toujours vous efforcer de le dépasser. Passez au-delà des limites et tâchez de toujours trouver une solution. Ne pensez jamais à abandonner !
  • La recherche des connaissances au-delà des frontières habituelles : au cas où vous feriez face à un problème particulier, n’hésitez pas à sortir de votre espace de connaissances traditionnelles et côtoyer des spécialistes dans d’autres secteurs afin de trouver de nouvelles idées.
  • L’exploration et l’exploitation de nouveaux concepts désirables : vous venez d’imaginer un concept désirable, mais qui vous semble impossible à réaliser ? N’abandonnez surtout pas ! Exploitez-le, peu à peu il finira par vous mener plus loin que vous ne le pensez.
  • Le perfectionnement progressif de l’idée : vous avez fini par élaborer un concept ? Il ne vous reste plus maintenant qu’à l’affiner ! Pour ce faire, partez à la conquête de nouvelles connaissances qui contribueront à l’enrichir. Au fur et à mesure que vous faites des allers-retours entre votre concept et vos connaissances, vous finirez par le rendre réalisable et passer par conséquent à l’innovation.
CK_Diagram
Représentation graphique d’un process design utilisant la théorie Concept_Knowledge

Enfin, comme vous avez pu le constater, la théorie concept knowledge peut être d’une très grande efficacité dans le processus d’innovation. Elle vous permet de trouver de nouvelles idées et de les rendre utiles et réalisables. Toutefois, afin que cela puisse être efficace et atteigne les résultats attendus, tâchez de toujours respecter et suivre les étapes que nous avons détaillées ci-dessus.

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Ocean-Blue-Strategy

Sortez des eaux troubles de la concurrence avec la stratégie Océan Bleu !

La concurrence fait rage dans votre secteur et vous êtes à la recherche de solutions innovantes afin de sortir du lot ? Ne vous laissez plus noyer dans la masse et adoptez la stratégie Océan Bleu pour vous ouvrir de nouveaux marchés !

Métaphore marine pour analyser la stratégie d’entreprise

Renée Mauborgne et W. Chan KimLe principe de la stratégie Océan Bleu est un concept de stratégie d’entreprise dévoilé et explicité pour la première fois en 2005 dans le livre Stratégie Océan Bleu : Comment créer de nouveaux espaces stratégiques. Un best-seller du monde des affaires vendu à plus de 3.5 millions d’exemplaires et traduit en 44 langues – un record-, œuvre de Renée Mauborgne et W. Chan Kim, professeurs au Blue Ocean Strategy Institute à l’INSEAD.

Pour soutenir leur concept, ces deux éminents chercheurs ont étudié et décortiqué pas moins de 150 cas de décisions stratégiques d’entreprises dans une trentaine de secteurs d’activité dans le monde sur plus d’un siècle (de 1880 aux années 2000).

Il en ressort que les entreprises dominantes sont celles qui ont été capables d’innover et de créer des produits uniques générant un nouveau marché, l’océan bleu, donnant le rythme de la compétition, au lieu de se battre dans un marché concurrentiel saturé, l’océan rouge. Ces deux termes utilisés dans ce livre font désormais partie du jargon du business.

Comment passer d’un océan bleu à un océan rouge ?

Blue Ocean Red Ocean

Comme le décrivent clairement Mauborgne et Kim dans leur livre, les différences entre l’océan bleu et l’océan rouge sont nettes et sans équivoque :

  • L’océan rouge, c’est le marché existant. Les entreprises s’y affrontent pour conquérir de plus grosses parts de marché sur des produits, services ou activités connues, sans réels surprises. Acceptée par les divers intervenants, la concurrence est souvent sans pitié et sanglante.
  • L’océan bleu, par contre, représente le nouveau marché encore inconnu et pas tout à fait cerné. Ainsi, tout y est à définir et la demande est à créer auprès du consommateur ; de ce fait, les potentialités et les opportunités d’expansion et de croissance pour l’entreprise sont importantes.

Blue Ocean Red Ocean

Quels sont les principes de la stratégie de l’Océan Bleu

Pour aider à découvrir des océans bleus, les auteurs Kim et Mauborgne explorent plusieurs pistes et proposent notamment de suivre ce qu’ils appellent la grille des quatre actions (qui répondent en fait à quatre questions) :

  • Exclure les éléments n’apportant aucune valeur au client (quels sont les éléments sur lesquels le marché – ou le secteur d’activité – a longtemps concouru qui doivent être éliminés ?)
  • Renforcer les éléments, peu ou pas exploités, qui donneraient de la valeur au produit (quels sont les éléments qui peuvent être placés largement au dessus des standards du marché ?)
  • Atténuer les éléments de surcoûts liés à la valeur élevée non perçue par le client (quels sont les facteurs qui peuvent être écartés ou réduits en dessous des standards du marché ?)
  • Créer une nouvelle source de valeur jamais offerte par le marché (quels sont les éléments qui n’ont jamais été proposés par le secteur ?)

Le but de cette grille est de briser le traditionnel compromis entre stratégie de différenciation et faible coût pour le consommateur et de définir et lui inculquer une nouvelle échelle de valeur.

Naviguer dans un océan de possibilités

Dans leur livre, Kim et Mauborgne insistent sur le fait que les entreprises devraient moins se soucier de leurs concurrents (par opposition aux stratégies génériques et aux Cinq Forces de Porter) et se focaliser plus sur de nouvelles alternatives et prospectives. La démarche stratégique de l’Océan Bleu introduit la notion d’innovation utile ou innovation-valeur et peut se résumer ainsi :

  • Redessiner les frontières du marché
  • Voir au-delà de la demande déjà existante
  • Réduire les coûts futiles pour l’entreprise
  • Augmenter la valeur utile pour le client

Innovation-valeur

Quand faut-il penser à une stratégie d’Océan Bleu ?

Six voies de réflexion peuvent être explorées :

1. Les solutions alternatives et différentes pour répondre à un même besoin
2. Les différents groupes stratégiques du secteur
3. Les produits et services complémentaires
4. Le contenu fonctionnel ou émotionnel
5. La projection des tendances à venir
6. La chaîne acheteur-utilisateur

Elles passent aussi et surtout par les étapes cruciales qui sont :

  • Étudier la concurrence et le marché
  • Définir la grille ERAC pour analyser les potentialités de l’innovation-valeur
  • Créer le canevas stratégique de l’Océan Bleu

Cela implique de vaincre les obstacles internes et idées préconçues du secteur, mais aussi de penser à la durabilité et au renouvellement des stratégies Océan Bleu.

Trois exemples de stratégie Océan Bleu

Le Cirque du Soleil, sans animaux !

Artists performs at Cirque’s show Eoloh on February 27, 2013 in Barcelona, Spain.Source : Christian Bertrand / Shutterstock.com

L’un des exemples fameux cité dans le livre est celui du Cirque du Soleil, formé au Canada au début des années 80. En s’appuyant sur l’originalité et la suppression de coûts, la compagnie rencontre un succès mondial, vue par plus de 200 millions de personnes sur les 5 continents.

Comment ?

– Pas de performance avec des animaux car trop coûteux à entretenir
– Introduction de musique et d’histoires s’inspirant du monde du théâtre et de l’opéra
– Focalisation sur la performance physique d’hommes et de femmes
– Création d’un nouveau marché et d’une nouvelle audience d’adultes et d’entreprises enclins à payer plus pour ce type de spectacle exceptionnel (par opposition au traditionnel public familial des cirques).

Apple, toujours aux pommes

420690_macintosh_makintosh_apple_yevolyuciya_1920x1080_www.Gde-Fon.comLa firme chère à Steve Jobs a souvent été pionnière et a su se renouveler en adoptant des stratégies d’Océan Bleu pour s’imposer, s’ouvrir de plus en plus aux consommateurs et retomber toujours sur ces pattes, une fois que son océan bleu commence à rougir :

– En commercialisant le MacIntosh, puis le MacBook pour rendre accessible l’ordinateur au plus grand monde
– En introduisant iTunes (et l’iPod) pour l’écoute et le téléchargement légal de musique en ligne, à bas prix, pour attirer tous ceux qui téléchargeaient illégalement de la musique sur Internet ou ceux qui ne trouvaient plus les Walkman très pratiques
– En révolutionnant la téléphonie mobile et en démocratisant les smartphones avec l’iPhone.

Nintendo Wii, la console pour tous

Wii-ConsoleDans un secteur concurrentiel et de niche, le constructeur japonais a surpris tout le monde en lançant en 2006 la Wii. Un exemple même d’innovation utile :

– Réduction des coûts d’une console avec un disque dur de grande capacité et des jeux avec des graphismes super pointus

– Introduction d’un stick et d’une manette sans fil permettant des fonctionnalités jamais vues auparavant telles que Wii Fit entre autres pour jouer à la console en famille, en plus large groupes sociaux, etc.

– Grâce au prix abordable de la Nintendo Wii, aux fonctions innovantes sur console et des jeux à objectifs différents : faire du sport chez soi, chanter et danser, etc., Nintendo avait réussi, à l’époque, à prendre de l’avance sur ses principaux concurrents (Sony, Xbox, etc.) et s’ouvrir un océan bleu.

Océan Bleu : une stratégie efficace !

Blue Ocean

Ces deux derniers exemples de l’iPhone et de la Nintendo Wii montrent toutefois que dans tous les cas, l’océan bleu ouvert attire la concurrence, qui, si elle réagit vite et bien, finit par faire virer votre océan tôt ou tard au rouge, engendrant de nouvelles questions et difficultés.

Ces questions sont abordées par nos deux experts Kim et Mauborgne dans une version actualisée de leur ouvrage sortie en 2015 : quand et comment renouveler la stratégie au fil du temps ? Quels sont les pièges des océans rouges et pourquoi les éviter ?

En définitive, l’histoire a montré que dans des secteurs différents, plusieurs acteurs ont réussi en adoptant une telle stratégie innovation-valeur, que ce soient de grandes entreprises reconnues dans une industrie ou de nouveaux arrivants dans un secteur activité. Et celles qui durent sont celles qui savent renouveler leur stratégie. De toute façon, il reste encore beaucoup à explorer dans l’immensité des profondeurs des océans… bleus…

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ASIT-method-and-TRIZ-theory

Concevez et innovez grâce à la méthode ASIT

Le monde d’aujourd’hui est centré sur le commerce ! Tout le monde cherche à vendre et déploie pour cela tous les moyens qu’il a en sa possession. Toutefois, comme la concurrence devient de plus en plus rude, il faudra se démarquer pour pouvoir mieux vendre. Et qui dit se démarquer dit avant tout innover. Cependant, cela constitue de nos jours l’un des problèmes fondamentaux des entreprises et organismes de tous genres.

On manque d’idées, de créativité et on ne sait plus quelles solutions proposées pour se distinguer de ses concurrents et attirer le maximum de clients. Et pourtant, il existe dans ce bas monde un grand nombre de méthodes permettant de booster sa créativité. On peut citer à titre d’exemple la technique de la fleur de lotus, la technique de concassage SCAMPER, le Dodécaèdre de Roger Von Oech et bien d’autres encore. Ce sont là autant de techniques de stimulation de la créativité qui peuvent se montrer efficaces si l’on respecte, bien sûr, les règles d’application.

Néanmoins, dans cet article, nous allons vous présenter une autre méthode de créativité largement reconnue et utilisée dans le monde des entreprises et de l’innovation : la méthode ASIT. Inspiré essentiellement de la théorie TRIZ, ce procédé se veut à la fois simple et efficace. Vous trouverez dans les paragraphes qui suivent tout ce qu’il faut savoir à propos de cette méthode. Mais afin que vous puissiez mieux la comprendre, nous allons tout d’abord faire un petit tour d’horizon sur la théorie TRIZ.

La théorie TRIZ, c’est quoi ?

TRIZ est avant tout l’acronyme de l’expression russe « Teorija Reshenija Izobretateliskih Zadatch ». En anglais, on le traduit par « Theory of Inventive Problem Solving » et en français, on parle de « Théorie de résolution des problèmes innovants ».

CAltshuller_Genrihomme vous pouvez déjà le voir à travers cette brève définition, TRIZ est une théorie. En d’autres termes, il ne s’agit encore que d’un ensemble d’idées et de concepts que l’on utilise pour décrire et expliquer un domaine ou un objet en particulier.

Cette théorie est née en URSS (Russie actuelle) durant les années 1950. Elle a été conçue et développée par l’ingénieur et auteur de science fiction russe Genrich Altshuller et a fini par s’étendre en occident à partir des années 1990.

Sa naissance fait notamment suite à l’analyse que ce dernier a réalisée sur des dizaines de milliers de brevets et qui lui a permis de dégager des analogies entre les différentes solutions appliquées dans la résolution de problèmes techniques. Et c’est d’ailleurs à partir de ce constat qu’il a mis en place le principal objectif de sa théorie qui est de résoudre des problèmes et de booster la créativité pour porter vers l’innovation.

Aujourd’hui, on connait surtout la méthode TRIZ comme la théorie à partir de laquelle a été fondée et développée la méthode ASIT (on en parlera dans un paragraphe spécial un peu plus bas).

Quelle est le rôle de la théorie TRIZ ?

Afin d’atteindre l’objectif qu’elle s’est posé, la théorie TRIZ s’appuie sur plusieurs concepts de base qui sont les suivants :

  • L’idéalité (résultat idéal final) : il s’agit du résultat idéal que le système se propose de réaliser. En suivant ce schéma, tout devrait se dérouler correctement ici (réalisation de toutes les fonctions utiles) et il ne devrait plus y avoir d’inconvénients. Bien sûr, un tel système ne peut exister, mais il assure quand même la fonction désirée.
  • Les contradictions : la TRIZ met en avant l’idée selon laquelle, une invention n’est que la résolution d’une contradiction. En effet, pour cette théorie, tous les problèmes relatifs à l’innovation affichent la même difficulté. Ils paraissent tous impossibles à résoudre et les acteurs préfèrent ainsi opter pour des compromis plutôt que de trouver des solutions capables de résoudre totalement les contradictions. La théorie TRIZ met notamment en avant trois principaux types de contradiction : les contradictions opérationnelles, les contradictions techniques et les contradictions physiques.
  • L’évolution : enfin, il existe 8 lois d’évolution qui régissent les systèmes. Les voici toutes :
    • Loi n° 1 : Intégralité des parties d’un système technique
    • Loi n° 2 : Conductibilité énergétique du système
    • Loi n° 3 : Coordination des rythmes des parties
    • Loi n° 4 : Augmentation du niveau d’idéalité
    • Loi n° 5 : Développement inégal des entités
    • Loi n° 6 : Transition vers le super système
    • Loi n° 7 : Transition vers le micro niveau
    • Loi n° 8 : Augmentation de la dynamisation et du niveau de contrôlabilité

Enfin, afin que la mise en œuvre de la théorie TRIZ puisse être efficace, on doit passer par plusieurs étapes, dont la modélisation, la lutte contre l’inertie psychologique et la résolution des contradictions.

La théorie TRIZ et la méthode ASIT

Comme nous l’avons évoqué dans les paragraphes précédents, la méthode ASIT est née de la théorie TRIZ. Il s’agit plus précisément d’une version améliorée et simplifiée de la méthode TRIZ. La méthode ASIT synthétise les 40 principes d’innovation de la théorie TRIZ en 5 outils ce qui la rend beaucoup plus adaptée à une mise en application.
Roni-HorowitzConçu et développé par Roni Horowitz, ASIT est l’acronyme anglais de « Advanced Systematic Inventive Thinking ». On le traduit en français par « réflexion inventive systématique avancée » et comme son nom l’indique clairement, il s’agit d’une méthode de résolution créative de problèmes.

La méthode ASIT véhicule l’idée selon laquelle les solutions simples sont celles qui sont les plus efficaces. Toutefois, afin que l’on puisse agir de la manière la plus efficiente possible, la méthode préconise une approche systématique de solutions créatives.

Comment appliquer la méthode ASIT ?

Comme pour tout autre type de méthode, la méthode ASIT doit également respecter certaines règles dans son application et suit une procédure bien particulière.

La méthode ASIT est une méthode de créativité convergente, contrairement au brainstorming qui est s’inscrit dans une démarche divergente (génération d’idées qui s’éloignent du problème). En effet, la méthode ASIT vise à générer des idées répondant à des critères précis.

Pour ce qui est des étapes à suivre, voici comment doit se dérouler la session :

  • Préparation : il faut lister les éléments du problème et de l’environnement du problème. Ensuite il faut reformuler le problème du point de vue de sa résolution en définissant l’objectif à atteindre.
  • Analyse du problème : lors de cette phase, on utilise 5 outils de résolution créative ASIT pour considérer le problème et ses éléments afin de le résoudre. En prenant les éléments identifiés à l’étape de préparation, on applique chaque outil et on formule une phrase simple visant à répondre à l’objectif.
    • L’unification : transposition des éléments du problème, optimisation de l’existant
    • La multiplication : utilisation d’éléments similaires aux éléments identifiés ou ajout d’éléments avec une contrainte pour ne pas s’éloigner du problème
    • La division : segmentation et réorganisation de l’existant
    • La rupture de symétrie : suppression des circonstances de temps, d’espace et de groupes
    • La suppression : suppression de plusieurs éléments pour favoriser la résolution du problème
  • Tri et sélection des idées émises

Exemple de résolution de problème avec la méthode ASIT

L’exemple le plus connu est celui des barrières de sécurité, utilisée lors de manifestations ou d’évènements. Le problème est que ces barrières sont facilement renversées lorsqu’il y a beaucoup de monde à les pousser. Le problème peut être formulé ainsi : « Plus il y a de manifestants à proximité de la barrière et moins elle est stable ». La solution recherchée par la méthode ASIT donne « Plus il y a de manifestants à proximité de la barrière et plus elle est stable ». Vous avez une idée ?

Une solution innovante consiste à fixer un plateau à la barrière de telle sorte que le poids cumulé des personnes présentes sur celui-ci renforce la stabilité de la barrière. Cette innovation est utilisée dans certains pays. Cette méthode se pratique seul ou en groupe et vous permettra d’apporter de vraies solutions à vos problèmes tout en innovant.

Toutefois, afin que votre démarche puisse se solder par un succès, tâchez de toujours respecter les règles et de suivre les étapes. Pour en savoir plus sur la méthode de créativité ASIT, vous pouvez consulter le site de SolidCreativity qui développe la méthode en Europe.

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Roue-de-Deming-PDCA-method

Comment utiliser la roue de Deming ?

Au sein d’une entreprise, les problèmes auxquels sont confrontés les dirigeants sont nombreux et de diverses natures. Pour les résoudre, ces derniers font souvent appel à leur propre imagination et ne procèdent pas avec méthode. Bien sûr, cela n’apporte pas dans la plupart des cas des résultats satisfaisants et peut même contribuer à empirer les choses. C’est pourquoi nous vous présentons aujourd’hui une méthode encore peu connue de tous (surtout comparée à d’autres méthodes comme le QQOQCCP), mais qui justifie tout de même d’une grande efficacité si l’on se base sur les rapports des individus, groupes ou entreprises qui s’en sont déjà servis.

William Edwards DemingLa méthode dont on parle ici se nomme « la Roue de Deming ». Tel que nous l’avons dit précédemment, elle n’est pas encore très populaire. Toutefois, beaucoup d’entreprises et de groupes s’en servent de nos jours dans le cadre de la réalisation de leur mission et, surtout en ce qui concerne la résolution de problèmes. Le développement qui suit vous permettra de mieux connaître la portée de cette méthode et de mieux comprendre son intérêt.

La roue de Deming, c’est quoi ?

La roue de Deming est avant tout une démarche cyclique d’amélioration. En d’autres termes, elle permet d’améliorer une situation donnée afin qu’elle puisse répondre à ce que l’on cherche et aboutir aux résultats attendus.

Cette méthode tire son nom de son créateur William Edwards Deming, un statisticien américain qui a énormément contribué à populariser la méthode de gestion de la qualité PDCA (Plan, Do, Check et Act) durant les années 1950. D’ailleurs, la méthode qu’il a inventée s’apparente largement à cette dernière, si ce n’est une copie améliorée et très bien structurée.

Quel est le principe de la roue de Deming ?

Le principe de la roue de Deming est très simple ! Il s’agit de remettre en question les solutions et les actions que l’on vient de mener pour pouvoir les améliorer encore et toujours. Comme vous vous en doutez déjà probablement, son objectif est donc de trouver le meilleur scénario possible pour une situation ou encore la solution finale à un problème.

Pour ce faire, la roue de Deming suit un processus particulier qui consiste en le suivi de différentes étapes bien définies et bien structurées à savoir :

  • Plan que l’on peut traduire par préparer ou planifier ;
  • Do pour réaliser, développer et mettre en œuvre ;
  • Check pour vérifier et contrôler
  • Act pour agir, ajuster, réagir et améliorer.

Quelles sont les différentes étapes de la roue de Deming ?

Tel qu’il est dit plus haut, la méthode de la roue de Deming se structure en quatre étapes distinctes que ses utilisateurs doivent scrupuleusement suivre afin de trouver solutions à un problème ou des améliorations à une situation. Les voici toutes :

  • Plan : le travail consiste ici à planifier et préparer ce que l’on souhaite faire ou réaliser. L’objectif est notamment d’identifier le problème réel ainsi que ses sources afin d’ensuite mettre au point un plan d’actions à suivre pour le résoudre. L’élaboration d’un cahier de charges peut donc être nécessaire et les actions à réaliser doivent être établies suivant un certain ordre sur un calendrier. Ici, afin de vous faciliter la tâche, vous pouvez vous servir d’un grand nombre de méthodes dans chaque démarche d’identification et d’analyse des problèmes. Le QQOQCCP peut par exemple vous être d’une grande utilité au même titre que la méthode du Brainstorming ou encore de celle du Diagramme d’Ishikawa.
  • Do : après la planification, il convient notamment de passer à la mise en œuvre et à la réalisation des actions planifiées. L’objectif consiste donc en la mise en exécution du plan d’action précédemment défini et la mise en place des ressources nécessaires en vue de le réaliser. Le mieux serait ici de commencer par une définition de la zone d’expérimentation puisque toutes les actions doivent toujours être précédées d’un test. Il est donc nécessaire de définir un échantillon pour le test afin d’ensuite mettre en œuvre toutes les actions prévues dans le plan.
  • Check : après la mise en œuvre des actions définies dans le plan, il convient maintenant de mesurer et de vérifier les aboutissements des actions menées. Ici, on devrait donc pouvoir vérifier si les ressources déployées produisent bien les résultats attendus. Bien sûr, cela devra commencer par la vérification de ces résultats après la fin de l’étape précédente. Une fois que c’est fait, il faudra ensuite procéder à une comparaison des résultats obtenus face à la situation à partir de laquelle on est parti. Il suffira par la suite de déterminer et définir les causes des écarts qui se trouvent entre les actions réalisées et les prévisions de départ ou les objectifs posés.
  • Act : par rapport à ces écarts, il convient maintenant de mettre en place les correctifs nécessaires pour ajuster et réajuster la situation. Cela permettra de l’améliorer et d’atteindre peu à peu les résultats attendus ainsi que les objectifs posés durant l’étape de la planification. Plusieurs sont donc à voir ici. Il faudra tout d’abord déterminer les causes qui ont conduit à la non atteinte des objectifs. Ce qui mènera par la suite à définir de nouvelles actions correctives et à élaborer des systèmes anti-erreur. Une fois que l’on a atteint le niveau optimum des améliorations, il ne reste plus maintenant qu’à rendre ces solutions formelles et à les adopter au cas où des problèmes du même genre apparaitraient de nouveau. Bref, le cycle s’arrête là !

Comment faire une roue de Deming ?

Tout ce que nous avons vu dans le paragraphe précédent ne relève que de la partie théorique de la méthode de la roue de Deming. Afin de la mettre en œuvre dans la pratique, vous aurez besoin de certains outils capables de rendre la méthode tangible et donc plus efficace.

Ainsi, commencez par dessiner un cercle ou prendre un objet circulaire. Divisez-le en quatre parties égales et ajoutez dans chaque partie une lettre représentant chaque étape de la méthode soit le P, le D, le C et le A. A chacune des étapes, votre roue devrait donc avancer d’un quart de tour, ce qui signifie que vous progressez et que vous n’êtes pas loin de trouver les solutions à votre problème.

Aussi, une « cale » doit être prévue sous la roue de Deming afin de marquer l’enchaînement logique suivant lequel les étapes doivent être suivies et aussi afin de représenter l’étape où vous vous trouvez à tel ou tel moment. Si vous arrivez à bien respecter les étapes à suivre, tout devrait se dérouler comme il faut et vous aurez la possibilité de trouver les solutions aux problèmes auxquels vous ou votre entreprise est confrontée.

Enfin, maintenant que vous savez tout ce qu’il faut savoir sur la méthode de la roue de Deming, il ne vous reste plus qu’à la mettre en œuvre afin de mieux découvrir son intérêt et profiter de ses avantages. Toutefois, nous tenons toujours à vous préciser que seule le suivi de manière scrupuleuse de ces étapes est en mesure de vous offrir des résultats rapides et des améliorations nettes.

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Technique de la fleur de lotus

Cultivez votre créativité avec la technique de la fleur de lotus !

Lotus blossom

Inventée par le japonais, Yasuo Matsumura, consultant en management et directeur du Clover Research Center, la technique de la fleur de lotus, est une variante du brainstorming qui met l’accent sur la créativité et la génération d’idées innovantes. Cette technique est un moyen supplémentaire à la portée d’une entreprise pour aborder une variété de problèmes.

La méthode a été dévoilée en 1990 dans le livre de Sheridan Tatsuno, Created in Japan: From Imitators to World-Class Innovators.

Technique de la fleur de lotus, c’est quoi ?

De prime abord, la technique de la fleur de Lotus (ou Lotus Blossom, en anglais) peut paraître complexe avec son schéma très élaboré ; mais en réalité c’est une technique très simple et particulièrement efficace. En fait, à l’image une fleur de lotus qui éclot et déploie sa vingtaine de pétales, il s’agit de définir un problème – une idée, une opportunité, un thème, etc. – central, puis d’en générer des sous-idées ou des sous-thèmes directement reliés.

Par la suite, en reprenant ces sous-idées, on engendre de nouvelles ramifications dans de nouvelles pétales. Le process peut être ainsi répété avec chacune des pétales (au besoin), ouvrant des pétales supplémentaires, jusqu’à ce que le thème ou l’idée soit complètement exploré. Toutes les idées ou groupes d’idées ainsi conçues offrent plusieurs possibilités et alternatives qui élargissent le champ de la créativité.

Quand utiliser la technique de la fleur de lotus ?

Technique de brainstorming dynamique et faisant appel à l’interaction et à l’association d’idées, le Lotus Blossom peut être utilisé dans différentes situations en entreprise. Elle encourage l’innovation et la créativité ou encore aide à résoudre certaines problématiques pour lesquelles vous n’entrevoyez pas de solutions claires.

Ainsi, l’on vous conseille de pratiquer la technique de la fleur de Lotus lorsque vous :

  • souhaitez développer votre esprit créatif

Votre entreprise est en recherche d’idées novatrices pour améliorer un service ? Vous désirez créer un nouveau produit qui fera « le buzz » et qui boostera vos ventes ? Vous rencontrez d’autres situations qui nécessitent un peu de créativité et d’inventivité de votre part ? En partant d’un vague concept ou d’un projet initial, il est possible d’aboutir à des idées claires et concrètes à mettre en œuvre en utilisant la technique de la fleur de lotus.

  • rencontrez des problèmes qui génèrent de nouvelles notions

Idées innovation

Une nouvelle problématique survient et vous ne savez pas trop par quel bout la prendre et comment la décortiquer afin de trouver des solutions adéquates et pertinentes…

Déployez ainsi les pétales de votre lotus et répertoriez toutes les causes et raisons de ce problème jusqu’à ce que vous soyez en mesure de mettre le doigt sur la solution à retenir.

  • êtes pris au piège dans un seul mode de pensée

« On ne change pas une équipe qui gagne », dit l’adage qui pourrait être aussi traduit par « un concept qui marche ». En effet, lorsque l’on réussit avec une idée ou une manière de fonctionner, on a tendance à ne réfléchir que de cette manière.

A un moment donné, il devient difficile de sortir de cette routine de réflexion et d’un mode de pensée qui a pu être efficace.

Il ne faut surtout pas attendre d’aller dans le mur pour tenter quelque chose de nouveau. Ainsi, sortez de votre zone de confort et rassemblez votre équipe dans une session d’innovation et de créativité en utilisant la technique de la fleur de lotus.

  • voulez engendrer de nouvelles idées à partir d’une « bonne idée »

Après un meeting ou un brainstorming classique, vous sortez de votre imagination une bonne idée. Entre l’espoir qui en découle et la multitude d’idées qui en ressort, il est possible d’avoir du mal à s’y retrouver. Encore une fois, la technique du lotus intervient pour organiser toutes les sous-idées engendrées sous les pétales des idées initiatrices… En explorant votre thème en profondeur, tout devient plus simple pour avoir une base sur laquelle s’appuyer.

Comment mettre en place la technique de la fleur de lotus ?

Une chose est certaine, pour que la technique du lotus soit la plus efficiente possible, faites participer différents collaborateurs dans une séance de travail incluant au minimum 2 ou 3 personnes. La technique de la fleur de lotus se met en place en suivant néanmoins certaines étapes…

A l’étape 0, il faut préparer le côté logistique en posant les graines de votre fleur… Il est possible de télécharger en ligne un patron du schéma de la fleur de lotus. L’on peut également utiliser des post-it ou tout simplement « dessiner » les pétales de lotus sur des feuilles blanches ou sur un tableau… Le lotus central comportera en général huit « pétales ».

Par la suite, il faut :

1. Définir le problème ou le thème fondamental, au centre du lotus

De manière assez claire et concise, déterminez l’idée initiale ou le thème que vous souhaitez « brainstormer ». Écrivez-le lisiblement de sorte que tout le groupe de travail puisse l’avoir en vue. Prenons par exemple le sujet « Être créatif » pour lequel nous allons tenter de chercher quelques idées, qui sont ici représentées par les lettres de A à H.

Exemple-lotus-blossom

2. Développer l’idée à partir du centre de « la corolle », avec 8 idées directes

Pour une méthode efficace, entre 6 et 8 pétales dans le lotus sont suffisants. Placer les idées autour du thème d’origine permet de ne pas en perdre le fil conducteur. Dans notre exemple, nous listons donc 8 propositions pour être créatif, dans les cases de A à H comme suit :

Exemple-lotus-blossom2

3. Déplier la fleur de lotus, en reportant les 8 idées générées dans 8 nouveaux lotus

Une fois les huit premières idées énumérées, il va falloir les développer et les détailler en dépliant le lotus. Ainsi, faites apparaître huit autres lotus dont les centres reprendront les idées du lotus initial. Pour mieux comprendre? Suivez notre exemple :

Exemple-lotus-blossom-3

4. Élargir et concentrer la réflexion sur les nouveaux sous thèmes proposés

En ayant donc réécris au centre des autres lotus ainsi créés, les propositions découlant directement du thème initial, on réfléchit à des sous-idées en relation avec ces propositions. Il est possible de faire travailler votre panel par petits groupes et leur confier un ou deux sous-thèmes à explorer.

Ou encore, vous pouvez les faire tourner autour du lotus. Ainsi, une personne peut soumettre une idée secondaire dans un des sous-lotus puis passer au lotus suivant. Cela crée une danse des idées autour du lotus déplaçant la réflexion.

Idées cubisme

Cela peut vous amener à un foisonnement d’idées. Toutefois, vous n’êtes pas obligés de remplir chaque pétale ; si vous êtes à court d’idées, passez à autre chose. Néanmoins, si un thème semble vous conduire plus loin, vous pouvez ainsi répéter le process à l’infini

En fonction du temps et des ressources humaines dont vous disposez, vous pouvez choisir avec vos collaborateurs les idées jugées les plus intéressantes du premier lotus pour les déplier dans un nouveau lotus.

5. Étudier les idées prioritaires et les relier au thème central

Pour terminer, faites un bilan des nombreuses idées qui sont sorties de vos esprits créatifs et cherchez à les lier au problème initial, en les utilisant comme action concrète pour des solutions plus pratiques qui peuvent être mises en œuvre.

Vous devriez être ravis du résultat… en effet toute l’ingéniosité japonaise est définie dans cette technique esthétique et pratique.

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Méthode QQOQCCP

Analysez et résolvez tous les problèmes grâce à la méthode QQOQCCP !

Figurant parmi les outils d’analyse les plus utilisés, la méthode QQOQCCP permet à tous ceux qui s’en servent d’analyser sous tous les angles une idée ou une situation donnée et de prévenir par conséquent les éventuels problèmes qui pourraient se soulever au cours de la réalisation du projet. Bien sûr, cela peut vous paraître encore flou jusque là ! C’est pourquoi nous vous invitons à lire le développement qui suit afin de connaître les différents aspects de cette méthode et d’ainsi l’appliquer sans problème et de manière plus efficiente.

Méthode QQOQCCP, c’est quoi ?

Appelée également méthode du questionnement, la méthode QQOQCCP se présente comme un outil d’aide à l’analyse d’une situation ou à la résolution de problèmes. En effet, il s’agit du sigle d’une série de question permettant une analyse systématique et exhaustive d’une situation : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ?

Ce sont là les questions que le rhéteur grec Hermagoras de Temnos utilisait pour définir les circonstances d’une situation. Ce qui marque d’ailleurs l’origine de cette méthode que l’on utilise encore aujourd’hui. Cette série de question est notamment issue de la traduction des mots latins suivants : Quis ? Quid ? Ubi ? Quibus auxiliis ? Cur ? Quomodo ? Quando ? En répondant à ces différentes questions, on peut ainsi obtenir toutes les données nécessaires pour dresser et analyser l’état des lieux afin de mieux appréhender une situation, un problème ou un processus.

 De quoi est composée la méthode QQOQCCP ?

Tel que nous l’avons évoqué plus haut, la méthode QQOQCCP se compose des différentes questions suivantes : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? Voici un petit développement de ces divers éléments afin de mieux comprendre leur portée respective :

  • Qui ? Ce questionnement se rapporte aux différents acteurs concernés par la situation ou le problème : Qui est concerné ? Quels sont les acteurs et responsables ? Quelle est la fonction impliquée ? etc.
  • Quoi ? On cherche ici à savoir l’objet, l’action, la phase ou encore l’opération dont il s’agit. Plusieurs questions peuvent ainsi en découler : De quoi s’agit-il exactement ? De quoi parle-t-on ? Quels sont les divers éléments caractéristiques de la situation ou du problème ? etc.
  • Où ? Cette question se rapporte à toutes les interrogations en relation avec le lieu ou la distance. On se demande donc où la situation se déroule-t-elle ? Dans quel type de milieu ? A quelle distance ? Par où et vers où ? etc.
  • Quand ? On doit parler ici de tous les éléments qui se rapportent au temps c’est-à-dire le moment, le planning, la durée, la fréquence, etc. Certaines questions doivent par conséquent être posées : Quand se déroule la situation ? A quelle date ? Quelle est sa durée ainsi que sa fréquence ?
  • Comment ? On se questionne ici sur tous les moyens nécessaires (matériels, humains, financiers, etc.) ainsi que les procédures ou les manières dont s’opèrent les choses. Comment se passe la situation ? De quelle façon se déroule-t-elle ? Dans quelles conditions ? De quelle manière ? Avec quels outillages ? etc.
  • Combien ? On parle ici de tout ce qui concerne la quantité, les différentes mesures, le budget… A quelle dose ? Quelles sont les valeurs en cause ? Pour quel budget ? Dans quelle mesure ? etc.
  • Pourquoi ? et Pour quoi ? Il est ici question des causes, des facteurs de déclenchement, des motifs, de l’objectif, des finalités…

Pourquoi utiliser la méthode QQOQCCP ?

D’après ce que nous avons vu à travers ces différents éléments constitutifs, la méthode QQOQCCP ouvre la voie à de nombreux avantages. Son principal intérêt réside notamment dans le fait qu’elle peut être adaptée à différents types de problématiques.

Elle permet de recueillir un grand nombre d’informations tout aussi bien précises que complètes sur une situation donnée. Ce qui offre la possibilité de bien définir la situation en question et de voir par conséquent tous ses contours ainsi que les résolutions possibles. Bref, la méthode QQOQCCP se présente comme la solution idéale pour approfondir les connaissances sur un sujet en particulier.

Quand et comment utiliser la méthode QQOQCCP ?

La méthode QQOQCCP peut être mise en œuvre dans diverses démarches. On peut par exemple faire appel à elle pour la définition d’un processus ou la rédaction des procédures. Elle peut aussi être d’une très grande aide dans la préparation d’un rapport, la préparation d’un plan d’action, l’élaboration d’un diagnostic, l’animation d’un brainstorming et bien d’autres encore.

Toutefois, grâce aux multiples connaissances qu’elle permet d’obtenir, la méthode QQOQCCP demeure un outil indispensable avec la planification et la gestion d’un projet. En effet, en plus des autres méthodes, il s’agit là de l’un des moyens les plus efficaces pour collecter le maximum de données. Cependant, afin d’obtenir des résultats satisfaisants, il convient de bien l’appliquer :

  • Pour commencer, vous devez répondre à chacune des questions de manière générale et systématique.
    Une fois que vous avez réussi à assembler toutes les réponses, il faudra maintenant identifier les principaux problèmes qui se posent.
  • Ensuite, il est important d’analyser tous ces problèmes en posant de manière récurrente les questions « Combien » et « Pourquoi » à chaque stade de questionnement.
  • Au moment où tout vous parait clair, vous pouvez alors proposer des solutions et une fois encore, il peut être nécessaire de reposer la liste des questions du sigle QQOQCCP. Cela vous permettra de trouver les actions pertinentes et efficientes qui pourront être entreprises.

Exemples d’application de la méthode QQOQCCP

Tel que nous avons dit plus haut, la méthode QQOQCCP peut intervenir dans une grande variété de situations, mais aussi dans différents domaines. Afin de vous permettre d’avoir un aperçu plus clair de son utilité, voici quelques exemples des domaines et/ou activités dans lesquels on peut utiliser la méthode QQOQCCP :

  • Animation d’un brainstorming : ici également, la méthode QQOQCCP permettra à l’animateur de guider ses auditeurs à trouver les réponses aux questions qu’il convient de se poser et à se pencher là-dessus pour trouver des solutions aux problèmes.
  • Planification de projet : le QQOQCCP est ici important pour apporter une analyse approfondie du projet, notamment en ce qui concerne la durée, les moyens, les actions à réaliser, les acteurs, etc.
  • Les activités de prospection des clients : la méthode permettra ici de connaître et de comprendre les besoins de la situation et ceux des clients afin de mettre au point la bonne stratégie et les actions à entreprendre.

En conclusion, la méthode QQOQCCP est un outil simple et performant de résolution de problèmes grâce à l’analyse approfondie d’une idée, d’un projet, d’un processus ou d’une situation.

Particulièrement utilisée dans la gestion de projet pour sa capacité à résoudre rapidement les difficultés rencontrées, elle est également efficace pour évaluer la faisabilité d’une idée ou d’un projet.

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Technique-de-concassage-SCAMPER

Générez et multipliez des idées grâce à la technique de concassage SCAMPER

Comment générer de nouvelles idées à partir d’un sujet ou d’un problème particulier ? Voilà une question à laquelle beaucoup d’entre nous n’ont pas encore trouvé réponses (du moins les plus satisfaisantes), mais qui cherchent bien sûr à en avoir. Certes, de multiples méthodes ont déjà été proposées pour cela.

On citera à titre d’exemple le Brainstorming, la méthode des 6 chapeaux d’Edward de Bono et bien d’autres encore. Néanmoins, si ces techniques ne vous semblent pas toujours efficaces ou ne répondent à vos besoins, nous vous proposons ici une autre : la technique de concassage SCAMPER.

Comme toutes les autres méthodes que nous venons de citer, il s’agit également d’une technique spécialement conçue pour générer de nouvelles idées. Cependant, les démarches utilisées sont ici différentes et assez inhabituelles. Les paragraphes qui suivent vous apportent plus d’explications à ce sujet.

La technique de concassage SCAMPER, c’est quoi ?

Comme son nom le laisse clairement entendre, la méthode SCAMPER est avant tout une technique de concassage. Elle permet de faire un examen sous différents angles d’une idée, d’un sujet, d’un produit, d’un problème, etc. Cela s’opère notamment grâce à l’application systématique de différentes questions facilitantes (également appelés « opérateurs ») proposées dans les différentes lettres composant l’acronyme SCAMPER.

Cette technique a été élaborée en 1953 par Alex Osborn, à qui l’on doit le brainstorming entres autres. En 1971, Bob Eberle la développe dans son livre SCAMPER: Games for Imagination Development et la présente sous la forme d’un acronyme. Elle offre la possibilité de stimuler la créativité afin de trouver des solutions à des problèmes, imaginer des modifications à un objet, apporter des améliorations à un produit, etc.

Les différents éléments de la méthode SCAMPER

Tel que nous l’avons évoqué dans le paragraphe précédent, SCAMPER ou SCAMMPERR est avant tout un acronyme. Il ne s’agit pas, comme il pourrait laisser entendre, du nom d’une personne. Cet acronyme se décompose en différentes lettres qui annoncent chacune une ou plusieurs questions essentielles qu’il convient de poser dans un cas particulier.

Voici chacune de ces lettres ainsi que leur signification respective :

  • S pour Substituer : ici, on doit se demander s’il est possible de substituer ou remplacer un élément par un autre afin de générer des changements, des améliorations ou des idées inattendues. La substitution peut notamment concerner une personne, une idée ou encore un produit.
  • C pour Combiner : il s’agit ici de se poser des questions sur les éléments que l’on peut combiner, associer ou mettre ensemble pour multiplier les usages possibles que l’on peut faire d’une chose. Ici encore, la combinaison peut concerner les idées, les concepts ou même les personnes.
  • A pour Adapter : il s’agira ici de mettre son idée dans un nouveau contexte ainsi que de se demander de qui ou de quoi pourrait-on s’inspirer pour la réalisation de tel ou tel projet. Cela permettra de toujours trouver de nouvelles idées qui pourraient se montrer très intéressantes.
  • M pour Modifier et Magnifier : l’idée consiste ici à se poser des questions sur les éléments que l’on pourrait modifier sur un produit, un projet ou une idée afin de voir ce que cela pourrait donner. L’objet de la modification peut notamment être la taille, la couleur, la forme, l’étendue, etc. Bref, l’essentiel c’est de trouver de nouvelles idées que vous ne soupçonnez même pas pouvoir exister.
  • P pour Produire ou trouver un autre usage : comme vous pouvez le constater par vous-même, l’essentiel est ici de se poser des questions sur un autre usage ou une autre application que l’on peut faire d’un produit, d’un concept, d’une idée, d’un projet, etc.
  • E pour Eliminer : bien sûr, une fois que vous avez recueilli un grand nombre d’idées, il est nécessaire de faire le tri afin de ne garder que celles qui sont essentielles et d’éliminer celles qui vous paraissent superflues. Ici, vous devez alors vous demandez s’il y a des idées, des règles, partie d’un projet, etc. que vous pouvez supprimer.
  • R pour Renverser et Réorganiser : la dernière chose qu’il convient de faire est de renverser ou de réorganiser les idées, le produit ou encore la situation afin de voir ce que cela donne. Il faudra ainsi se demander la manière dont on peut renverser les choses et trouver les différents enchaînements que peuvent donner la situation tout en évaluant celui ou ceux qui sont le(s) plus bénéfique(s) pour le projet. Bien sûr, il est tout à fait possible qu’une idée originale et insoupçonnée apparaisse au moment du renversement ou de la réorganisation.

Comment appliquer la méthode SCAMPER ?

Après avoir vu les différents éléments qui composent la technique de concassage SCAMPER, il est normal que vous ayez tout de suite envie de la mettre en œuvre. Cependant, cela ne doit pas se faire n’importe comment.

En effet, afin que la méthode soit plus efficace et atteigne les résultats escomptés, il convient de bien l’appliquer. Et pour cela, il existe certaines étapes essentielles à suivre :

1. Identification du problème

Il s’agit ici de déterminer et d’identifier le problème, l’idée, le produit ou encore le sujet sur lequel vous souhaitez réfléchir.

2. Reformulation du problème

Une fois que vous avez identifié le problème, l’idée ou le sujet de votre réflexion, il convient maintenant de le reformuler. Ici, le mieux est de reformuler le problème en questions. Cela permettra de mieux l’appréhender pour ensuite mieux l’examiner.

3. Soumission à la Check List SCAMPER

Après la reformulation du problème en plusieurs questions, il ne vous reste plus maintenant qu’à le soumettre à la liste de questions SCAMPER. En d’autres termes, vous devez poser les différentes questions facilitantes ou « opérateurs » que nous avons exposés plus haut et d’observer par la suite les résultats.

Gérez mieux vos projets avec la méthode SCAMPER

Comme vous pouvez déjà voir au travers des exposés que nous venons de faire, la technique de concassage SCAMPER peut être utilisée dans différents domaines d’activité. En effet, grâce aux nombreux atouts dont elle dispose en matière de production de nouvelles idées et de leur multiplication, elle peut être d’une grande aide dans certains domaines.

Tel est par exemple le cas dans la gestion de projet, comme il s’agit d’une activité qui exige la production et l’intervention d’un grand nombre d’idées, la technique de concassage SCAMPER peut aider le responsable ou l’équipe de gestion à avancer dans ses activités.

Grâce à cette méthode, il pourra par exemple avoir une vue d’ensemble sur toutes les situations et possibilités envisageables du projet. Cette technique lui permettra de voir et d’examiner le projet ou les problèmes qu’il pose sous tous les angles. Elle lui offrira également la possibilité de trouver de nouvelles idées afin de toujours avancer et d’améliorer ce qui est déjà en place. Il lui suffit pour cela de bien appliquer la méthode et de poser (et se poser) ainsi les bonnes questions.

Bref, la technique de concassage SCAMPER constitue une alternative intéressante pour tous ceux qui ne sont pas satisfaits par les autres méthodes de production d’idées. Elle a déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines et beaucoup ont été ravis de son efficacité. Ainsi, si vous êtes confronté à un problème identifié ou si vous souhaitez bien examiner une idée ou un concept, n’hésitez pas à la tester.

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Ideas-box-vs-social-ideation-platform

Comment la plateforme d'idéation collaborative met K.O. la boîte à idées en 2 rounds ?

Aujourd’hui, innover pour une entreprise, c’est se donner les moyens de faire face à une concurrence toujours plus étendue et pérenniser son activité. En somme, innover c’est survivre et pour innover, on a besoin d’idées !

Puisqu’on est tous capable d’avoir de bonnes idées – cf notre article Nous sommes tous des descendants de créatifs, innovateurs en puissance – chaque collaborateur peut contribuer à l’innovation au sein de son entreprise.

Mais concrètement, comment instaurer un climat propice à l’innovation, stimuler la créativité, faire remonter les bonnes idées, les partager et les enrichir ? Intéressons-nous à deux outils spécialisés : la boîte à idées classique et la plateforme d’idéation collaborative !

Round 1 : Visibilité et réactivité

On connaît tous la petite urne en carton, appelée “boîte à idées” ou « boîte à suggestions« , placée en salle de pause ou sur un lieu de passage au sein de l’entreprise où elle attend patiemment vos idées. Pensez-vous à elle quand vous avez une idée ? Savez-vous à quelle fréquence sont relevées les idées déposées ? Et le processus de validation des idées, le connaissez-vous ? Qui décide de garder ou de jeter les idées soumises ?

Les idées déposées dans l’urne ne sont pas toujours relevées de manière régulière allongeant ainsi le délai entre la soumission de l’idée et son étude pour validation. En général, lorsqu’elles le sont, seul un nombre restreint de personnes les étudie. Ce fonctionnement ne donne pas la possibilité aux collaborateurs d’en prendre connaissance, de les enrichir et de les améliorer. L’évaluation de leur pertinence ne repose que sur l’avis de quelques personnes voire même d’une seule personne, avec le risque de passer à côté de bonnes idées faute d’avoir atteint le bon interlocuteur.

En résumé, les idées soumises dans une boîte à idées sont bien souvent sous-exploitées. Il existe une alternative numérique à la boîte à idées, c’est la plateforme d’idéation collaborative. Elle se définit comme un espace de travail virtuel dédié à la génération, l’enrichissement et la validation des idées. On retrouve la notion de collaboration qui permet notamment de diffuser les idées à l’ensemble des collaborateurs, de favoriser ainsi les échanges autour de ces idées et donc de les améliorer.

Elle est accessible en ligne depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette sans même besoin de se déplacer ! L’avantage est d’autant plus marqué pour les collaborateurs nomades car ils peuvent publier leurs idées directement, sans devoir attendre de repasser par la case entreprise, ce qui limite la perte d’informations. Les idées postées sont visibles dès leur publication et par tous. Ainsi, l’ensemble des collaborateurs peut les commenter, les enrichir et les faire mûrir en apportant leur expertise grâce à des échanges constructifs.

Chacun peut également voter pour les meilleures idées soumises, les faisant ainsi remonter et initiant ainsi le processus de validation. Toutes les idées déposées sont taguées et conservées précieusement sur la plateforme. Celles qui n’auront pas abouties car trop en avance par exemple, pourront refaire surface au bon moment !

Round 2 : Stimulation et motivation

La boîte à idées vous donne-t-elle des idées ? Soyons honnêtes, elle ne nous fait pas de l’oeil pour se faire remplir, on n’est pas sûr que l’idée qu’on y glissera sera étudiée et si c’est le cas, quand elle le sera.

Complètement vide ou débordante, le niveau de la boîte à idées indique le peu d’enthousiasme des collaborateurs à partager leurs idées ou celui de la direction à les écouter ! Connaître les idées de vos collaborateurs peut vous donner des idées ! En effet, la collaboration stimule la créativité et permet de générer de nombreuses idées.

En outre, la plateforme d’idéation offre la possibilité de suivre l’état des idées déposées, de leur soumission à leur validation (ou non) en passant par des phases d’analyse et d’expérimentation. Ce processus, géré par l’équipe dirigeante, permet de tenir informés les collaborateurs de l’avancement de leurs idées : une transparence nécessaire pour stimuler la motivation et assurer la pérennité de la démarche.

La plateforme d’idéation permet également de lancer des challenges sur des problématiques identifiées par la direction. Les collaborateurs sont donc directement sollicités. Leurs idées sont prises en compte et valorisées. C’est le meilleur moyen d’engager l’ensemble des collaborateurs dans une démarche commune d’innovation !

And the winner is…

La plateforme d’idéation collaborative est aujourd’hui l’un des outils les plus performants pour stimuler les idées de vos collaborateurs, les partager, les enrichir et les concrétiser ! Accessible par tous, elle permet d’instaurer une véritable culture de l’innovation au sein de l’entreprise.

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Open Innovation et Plateforme d'idéation : le mariage de raison !

Se définissant comme le fait d’innover en impliquant des partenaires externes à l’entreprise, l’open innovation peut utiliser des outils tels une plateforme d’idéation afin de faciliter la mise en relation entre les acteurs externes et les collaborateurs internes.

L’Open innovation, c’est quoi ?

L’open innovation francisée en innovation ouverte (ou distribuée) se définit par le fait d’innover avec des partenaires externes à l’entreprise, en partageant avec ces derniers les risques du process et les récompenses du résultat. En gros, on parle d’innovation collaborative par opposition aux compagnies fermées qui investissent uniquement dans une cellule de recherche et développement.

En effet, auparavant, les grandes firmes innovaient et créaient via leur département R&D d’où ne filtrait rien et dont le secret et la confidentialité surpassaient même les agences de renseignements et d’espionnage. Faire de l’open innovation, c’est encourager la découverte de nouvelles idées, la réduction des risques et l’optimisation du temps de recherche tout en tirant parti de ressources et de compétences extérieures.

Open Innovation Henry ChesbroughFaire de l’open innovation, c’est aussi mettre en place un process, un ensemble de relations interprofessionnelles ou entre professionnels et particuliers, pour une coopération cognitive. Comme originellement définit par son instigateur Henry Chesbrough, dans son livre éponyme, l’open innovation est : « un paradigme qui suppose que les entreprises peuvent et doivent utiliser des idées externes et internes, ainsi que des chemins internes et externes vers le marché, du moment où ces entreprises souhaitent faire progresser leur technologie. L’open innovation combine toutes ces idées dans des architectures et des systèmes dont les exigences sont prédéfinies par le business model interne.« 

Quelles sont les différentes phases de l’open innovation ?

La mise en œuvre de l’innovation collaborative implique le suivi d’un certain nombre d’étapes et l’application d’actions pratiques. L’open innovation s’appuie sur cinq niveaux/degrés dans un modèle d’entonnoir, faisant appel de bas en haut :

  • La recherche et développement
  • Les collaborateurs
  • Les fournisseurs et/ou les clients
  • La communauté créative (ou d’innovateurs)
  • Le grand public

Lorsqu’une entreprise souhaite s’ouvrir vers l’extérieur et générer une synergie avec des acteurs hétéroclites et extérieurs à son fonctionnement, il existe différents entités potentielles vers lesquels elle peut se tourner. Dans ce sens, l’on peut citer certaines startups spécialisées dans le conseil en innovation, ainsi que des plateformes collaboratives d’idéation en ligne qui peuvent intervenir dans le processus d’open innovation d’une entreprise. Voyons donc comment et à quel niveau ce type de plateformes peut être utilisé dans le process d’innovation ouverte d’une firme.

Open Innovation levels

1. La collaboration en Recherche et Développement

Il s’agit de la forme d’innovation encore très répandue qui se fait en petit comité via le département R&D. Cette collaboration implique le partage de données technologiques et scientifiques entre entreprises et universités. Elle est souvent circonscrite à des pôles d’innovation ou organisée en collège d’experts ou de chercheurs, très peu souvent ouverts aux apports externes mais uniquement limitée aux avancées technologiques. Cela est d’ailleurs la principale critique émise dans ce type d’innovation recherche et développement.

Pour faciliter la communication entre les acteurs académiques et professionnels, la plate-forme d’innovation collaborative en mode SaaS est un outil qui peut être utilisé par l’entreprise. L’un des avantages principaux de l’intégration d’une telle solution est son utilisation nomade. Ainsi, un utilisateur faisant partie de la cellule de recherche universitaire ou un expert en R&D dans une multinationale, peuvent tous les deux accéder à la plateforme à distance et être constamment à jour de l’évolution du projet d’innovation.

2. La coopération des collaborateurs internes

Ce niveau engage des employés de la société, provenant de départements distincts. Ici, l’on sort du cercle des experts technologiques pour intégrer d’autres fonctions de l’entreprise. Ce modèle donne ainsi la possibilité à de nouvelles unités opérationnelles de participer à l’innovation, sous la forme de la création de nouveaux modèles économiques, services ou de nouvelles formes de marketingComme nous l’avons vu dans notre article Nous sommes tous des descendants de créatifs, innovateurs en puissance, chacun est capable d’avoir des idées et d’innover.

Faire collaborer et interagir des disciplines différentes au sein d’une même société n’est pas évident et requiert un mode d’organisation qui engage tout un chacun. Un réseau social d’entreprise dédié à l’innovation collaborative est donc parfait pour des communications unifiées. Un tel outil permettra à l’entreprise de gagner en temps et en argent dans sa mise en œuvre. Plus besoin d’engager des heures de réunion ou des équipes pour développer une solution interne.

Grâce à une plateforme d’idéation, les salariés peuvent partager leurs idées spontanément dans une boîte à idées dématérialisée, réagir et enrichir celles des autres, garantissant ainsi la génération de nombreuses idées de qualité. En outre, un système de vote permet d’animer les échanges et de mettre en valeur les meilleures idées.

En quelques clics, il est également possible de lancer des challenges sur des problématiques identifiées au sein de l’entreprise, ce qui permet de mobiliser les salariés sur une thématique commune, renforçant ainsi la cohésion et le sentiment d’appartenance. Avec une application de ce type, le risque de dispersion ou de déperdition d’information est forcément réduit : l’information est centralisée, ce qui simplifie le management du projet d’innovation.

3. L’implication des clients et des partenaires externes

Dans ce modèle d’innovation ouverte, l’entreprise collecte le feedback et les retours de ses clients et/ou fournisseurs et en tient compte, de façon transparente, dans ses choix stratégiques. Ces remontées se font par le biais de différents moyens, en fonction du type d’entreprise et du type de service/produit vendu : réseaux de distribution/vente, réseaux sociaux, échanges directs via Internet, ou encore plateformes de collaboration en ligne.

Ce dernier moyen est le plus performant et le plus adéquat pour la réussite de ce niveau d’open innovation. En effet, en plus de la nomadisation de l’utilisateur et de la centralisation de l’information, un autre avantage essentiel d’un outil d’idéation collaborative est ici la garantie de récupérer toutes les données remontées par l’utilisateur final ou les clients intermédiaires en toute sécurité.

Il est ainsi possible d’engager ses clients et fournisseurs dans le processus d’innovation via la même plateforme d’idéation qu’au niveau précédent, en paramétrant des niveaux de confidentialité adaptés à chacun, garantissant la maîtrise des données de l’entreprise.

En termes d’usage et de bénéfices, l’implication des clients et partenaires externes est similaire à celle des collaborateurs. En effet, tout comme les salariés de l’entreprise, les clients et partenaires externes peuvent partager leurs idées, commenter et échanger en vue d’améliorer les idées émises et voter pour les meilleures pour optimiser toujours plus le processus d’innovation collaborative.

4. L’appel aux communautés d’idées

Ici, l’innovation se fait dans un cadre beaucoup moins structuré et structurel que peuvent être des pôles de compétitivité ou des cellules de R&D. Les communautés d’innovation ne se forment plus uniquement sur des critères établis (géographiques, disciplinaires, culturels, etc.), mais plutôt de manière ponctuelle et spontanée.

On parle d’Idea Market pour se référer à ce type d’espace d’échange d’idées qui répondent à un appel ou à une nécessité d’imaginer des solutions neuves à un problème défini, et souvent sans un agenda prédéterminé. Un peu comme, lorsque sur Twitter, différentes personnes intéressées par un évènement ou un sujet donné, commentent et partagent leur opinion sous un hashtag créé « à la va vite » pour cette raison.

De manière plus organisée, ce travail d’idéation peut s’effectuer par le biais d’une plateforme collaborative en SaaS. Gérer les intervenants, synchroniser les propositions, briser les barrières institutionnelles, ou encore favoriser la mobilité, sont autant d’avantages d’une telle plateforme dans ce niveau d’open innovation.

5. L’innovation collaborative publique ou crowdsourcing

Le crowdsourcing peut être traduit littéralement par l’appel à la foule. En d’autres termes, pour faire évoluer son produit ou pour en inventer un nouveau, l’entreprise ouvre la réflexion au grand public. Une innovation participative qui, à la différence des autres niveaux de l’open innovation, ne restreint pas l’imagination et le partage d’idées à un groupe plus ou moins élargi. Dans ce niveau, il est fait appel au grand public dans toutes ses composantes : professionnels, amateurs, connaisseurs ou même novices complets.

Ce degré d’open innovation est le plus global et peut se faire par le biais des réseaux sociaux classiques, encadré par un community management, des sites spécialisés en crowdsourcing ou des sites web dédiés. On peut citer par exemple le projet astronomique Galaxy Zoo qui invite les internautes à classer plus d’un million de galaxies. L’objectif étant ici de traiter plus rapidement une multitude de données par un grand nombre de personnes. En une année, plus de 50 millions de classifications ont été effectuées par quelques 150 000 internautes, chaque galaxie étant vue par plusieurs participants afin d’obtenir une meilleure fiabilité des résultats.

Ouvrir son entreprise pour mieux promouvoir l’open innovation

Plateforme ideation

En définitive, il est inconcevable en ces temps de mondialisation pour une entreprise de ne pas écouter les propositions externes lorsqu’elle veut sortir un nouveau produit, ou améliorer un existant. Grâce à Internet, aux réseaux sociaux et à l’accessibilité des technologies, des entreprises comme Apple, eBay, Orange ou Google ont fait de l’Open Innovation un concept important de leur stratégie d’évolution ou d’expansion.

Aujourd’hui, l’open innovation apporte un modèle « Open Entreprise », à savoir une entreprise « universelle », globale et ouverte. Pour toute entreprise, faire appel à des spécialistes de l’idéation et de l’innovation à travers une plateforme de collaboration sociale est un premier pas à franchir dans sa stratégie d’innovation ouverte.

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Boostez votre créativité grâce au Dodécaèdre de Roger Von Oech !

Comment attirer les clients ? Comment se démarquer des autres ? Comment booster sa créativité ? Ce sont là autant de questionnements que se posent aujourd’hui les nouveaux entrepreneurs ou ceux qui souhaitent se lancer sur un marché quelconque. En effet, tout exige de la créativité de nos jours. C’est un élément essentiel pour garantir la réussite et se frayer un chemin vers le succès. Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’une compétence accessible à tous, il n’est pas toujours évident de l’atteindre et de s’en servir sauf, bien sûr, si on suit des méthodes bien définies et éprouvées.

Nous avons déjà évoqué ici une méthode qui permet de trouver de bonnes idées et aussi de la manière dont on peut les organiser efficacement. On parle bien entendu ici de la méthode des 6 chapeaux d’Edward de Bono et de celle du mind mapping. Mais cette fois-ci, nous allons nous pencher sur le Dodécaèdre de Roger Von Oech et de ses effets sur la stimulation de la créativité. Bien sûr, ce terme et ce nom évoquent déjà quelque chose pour certains. Ils sont néanmoins encore inconnus pour la plupart d’entre nous. C’est pourquoi, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons commencer par de simples définitions.

Le Dodécaèdre de Roger Von Oech, c’est quoi ?

Comme vous le savez probablement déjà (du moins pour ceux qui sont forts en géométrie), le dodécaèdre est un polyèdre doté de 12 faces. Mais comme nous n’allons pas nous intéresser à la géométrie ici, nous allons laisser cela de côté et entrer directement dans son rapport avec la stimulation de la créativité. Néanmoins, avant toute chose, essayons tout d’abord de connaître l’initiateur de cette méthode : Roger Von Oech.

Eh bien, il s’agit d’un conférencier américain, d’un auteur et d’un créateur de jouets qui a eu pour principal objectif d’étudier et de connaître les mécanismes en jeu dans la créativité. On le connait notamment pour ses méthodes ludiques et humoristiques et parmi ses créations, on retrouve essentiellement des jeux destinés à renforcer la créativité. Ce qui nous amène d’ailleurs à parler maintenant de son dodécaèdre.

Bref, le dodécaèdre de Roger Von Oech est un jeu créatif qui permet de trouver plus facilement des idées. Il associe dans un seul et même mélange le jeu et l’humour et c’est à partir d’eux que l’on peut booster sa créativité et ainsi mieux se lancer dans l’innovation. Voici ce que Von Oech dit dans son livre intitulé “Whack on the Side of the Head: How You Can Be More Creative” sur ce sujet : « L’humour, la légèreté et le jeu ont une place dans ce monde. La plupart des grandes sociétés devraient se souvenir qu’elles ont commencé avec une personne qui s’amusait dans son atelier. Malheureusement, trop de dirigeants ont aujourd’hui éliminé de leur travail l’amusement et l’humour et donc la créativité). »

En quoi consiste le dodécaèdre de Roger Von Oech ?

Dans cette méthode, le dodécaèdre de Roger Von Oech sera notamment utilisé comme un objet inducteur qui peut stimuler l’imagination. La méthode consiste plus précisément à jouer avec ce dodécaèdre et à exploiter les dimensions aléatoires afin de trouver des idées. Pour cela, voici ce qu’il conviendra de faire :

  • Il faudra tout d’abord commencer par créer le dodécaèdre de Roger Von Oech. Pour cela, si vous ne connaissez pas les techniques géométriques pour le réaliser, vous pouvez très bien le télécharger ici et l’imprimer.
  • Tel que nous l’avons évoqué ci-dessus, il convient ensuite de jouer avec et de le manipuler librement afin de stimuler votre esprit créatif. C’est cette méthode aléatoire qui vous permettra notamment de vous extraire de la rationalité pour explorer des sentiers sur lesquels vous n’avez jamais mis les pieds. Vous aurez ainsi une toute nouvelle manière de voir les choses et de les appréhender. Les nouvelles idées viendront d’elles-mêmes et vous pourrez mieux vous lancer dans l’innovation.

En somme, le dodécaèdre de Roger Von Oech est un jeu où le hasard prend une place importante et où tout s’improvise. Cela signifie que vous devez avant tout vous débarrasser temporairement de vos manières habituelles de réfléchir et aussi de vous défaire des idées préconçues et des préjugés. Bref, vous devez faire le vide dans votre tête et laisser le dodécaèdre vous emmener vers d’autres horizons. 

Conjuguer la pensée créative au talent personnel pour une meilleure efficacité

En alignant le modèle de pensée créative conçu par Roger Von Oech et vos talents personnels, il vous sera possible de mettre au point une technique qui stimulera encore plus votre créativité. Pour cela, il faudra commencer par fabriquer un dodécaèdre personnalisé en suivant néanmoins les grandes lignes et les recommandations de cet auteur.

Le but est ici de transformer ce jeu en un outil créatif personnalisé pour mieux générer de nouvelles idées. Ici, n’ayez pas ainsi peur de dévoiler tout votre potentiel créatif et de montrer vos talents artistiques. Après avoir construit votre dodécaèdre, écrivez dessus tous les mots qui vous passent par la tête.

Cela peut suivre une thématique bien définie ou non. Essayez également de le rendre le plus attrayant possible en y dessinant par exemple des images ou en le coloriant à votre guise. Bref, faites tout ce qui vous plait avec votre dodécaèdre. Laissez libre cours à votre imagination et inscrivez-y tout ce que vous voulez.

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Vous pouvez ensuite assembler le tout et jouer avec. L’objet inducteur qui en sortira vous permettra de stimuler votre créativité et de produire ainsi de nouvelles idées.

Les prérequis du dodécaèdre de Roger Von Oech

Comme toute autre méthode de stimulation de la créativité, le dodécaèdre de Roger Von Oech a aussi ses limites. Pour pouvoir bien l’utiliser, il faudra commencer par avoir un esprit ouvert et se débarrasser de tous préjugés.

Il faudra aussi être patient puisque pour être efficace, cette méthode requiert du temps. Enfin, le dernier mais pas le moindre, l’humour est aussi un élément essentiel qu’il conviendra de prendre en compte. D’autant plus que cette méthode se base surtout sur le jeu.

Dodécaèdre exemple SeeMy

Le dodécaèdre de Roger Von Oech est une méthode de stimulation de créativité plutôt efficace pour ceux qui s’y investissent. Ainsi, si vous souhaitez décupler votre inventivité et mieux vous lancer dans l’innovation, n’hésitez pas à vous en servir. D’ailleurs, comme il s’agit d’une méthode ludique et amusante, vous pouvez trouver du plaisir à la mettre en œuvre.

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