Intelligence artificielle

Exemple d'innovation : l'intelligence artificielle

Les recherches concernant l’intelligence artificielle connaissent aujourd’hui un développement sans précédent. Mieux encore, elles ont déjà donné naissance à de multiples produits contribuant à faciliter notre vie au quotidien et des projets relatifs à de futures applications sont toujours en cours de développement en ce moment. Bref, tout cela pour dire que l’intelligence artificielle représente l’une des nouvelles technologies les plus marquantes de notre époque et il se pourrait même que ce soit toujours le cas pour les générations futures.

Afin de faire le point sur ce sujet, nous allons vous présenter dans le cadre de cet article un état des lieux de l’intelligence artificielle, ainsi que de ses conséquences aussi bien sur la vie personnelle que professionnelle des individus. Mais avant toute chose, il est important de bien connaître le sens de ce concept et de commencer par conséquent par une petite définition.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle (IA) se veut avant tout être une discipline scientifique. Elle s’intéresse au traitement des connaissances et au raisonnement afin d’offrir à une machine les mêmes capacités que l’Homme en matière d’intelligence. On parle plus précisément ici de certaines capacités et fonctions comme la compréhension, le raisonnement, le dialogue, l’apprentissage, l’adaptation et bien d’autres encore.

L’intelligence artificielle est intimement liée à ce que l’on appelle Machine Learning (un terme anglais se traduisant en français par apprentissage automatique). Il s’agit d’un champ d’étude de l’IA qui s’intéresse beaucoup plus à la conception, l’analyse, le développement et l’implémentation de méthodes qui pourraient offrir à une machine la possibilité d’évoluer par un processus systématique et réaliser par conséquent des missions dont elle ne peut s’acquitter avec les algorithmes classiques.

Alphago-vs-Lee-Sedol-Go

De tels procédés existent de nos jours et certains sont même déjà à l’œuvre si l’on ne cite que DeepMind de Google. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il s’agit d’une intelligence artificielle développée par la société éponyme, laquelle a été rachetée par la firme de Mountain View en 2014. Elle a pour particularité de pouvoir apprendre toute seule sans nul besoin d’une aide extérieure.

Et d’ailleurs, l’un de ses produits, AlphaGo l’a déjà montré en surpassant Lee Sedol qui était jusqu’ici le meilleur joueur du monde au Jeu de Go. Mais comme on veut toujours aller plus loin que les autres dans ce secteur très prisé de l’intelligence artificielle, DeepMind intègre aujourd’hui de nouvelles fonctions encore plus intéressantes. On parle plus précisément ici de sa capacité à pouvoir stocker des données et à apprendre de nouvelles informations en se fondant seulement sur celles-ci.

Une fonction qui a été rendue possible grâce à l’intégration d’un système hybride que l’on connait actuellement sous le nom d’Ordinateur Différentiel Neuronnal. Grâce à ce système, DeepMind sera ainsi en mesure d’imiter le fonctionnement du cerveau humain et devient de plus en plus indépendant.

Les assistants personnels : des produits issus de l’intelligence artificielle

Le développement de l’intelligence artificielle a permis l’émergence d’un grand nombre de produits qui font de plus en plus partie intégrante de notre vie quotidienne. Parmi les produits que l’on rencontre le plus dans notre quotidien, on peut citer à titre d’exemple les assistants personnels qui deviennent de plus en plus nombreux et sophistiqués.

D’ailleurs, cela se confirme encore plus avec le marché des assistants virtuels qui est de nos jours marqué par une concurrence rude et féroce entre les différents acteurs. Si Google impose sa présence avec l’assistant Home, Apple ne manque pas non plus de s’affirmer en enrichissant de plus en plus son assistant virtuel Siri, et on ne peut pas en dire moins pour Microsoft et son Cortana.

Peut-être que vous en avez déjà entendu parler, mais il s’agit tous là d’assistants virtuels qui se contrôlent par la voix et qui vous permettent de demander absolument toutes les informations que vous souhaitez obtenir. En effet, ils se comportent comme de véritables moteurs de recherche, mais avec un usage plus pratique et plus confortable. En usant tout simplement de la voix, on peut obtenir des informations sur le trafic, sur la météo, etc., il est même possible d’utiliser ces assistants pour commander une pizza ou appeler un taxi. Bref, ces produits issus de l’intelligence artificielle viennent faciliter nos différentes activités au quotidien.

Intelligence artificielle et santé

La santé figure aussi de nos jours parmi les domaines dans lesquels l’intelligence artificielle s’intègre de plus en plus. En effet, les applications conçues et développées à cette fin sont nombreuses, et ce, au même titre que les acteurs qui y investissent. Parmi les plus populaires en ce moment, on parlera spécialement du projet et des réalisations des entreprises suivantes :

  • DeepMind Health, la division santé de la société DeepMind (filiale de Google), s’est liée en partenariat avec le département de radiothérapie du centre hospitalier universitaire de Londres (UCLH). Le but visé de ce partenariat est notamment d’appliquer le Machine Learning à la radiothérapie. Ce qui peut ainsi améliorer le traitement pour les cancers de la tête et du coup. Le projet est en ce moment en cours de développement et on ne sait pas encore quand il sera opérationnel.

  • Bien qu’elle soit encore peu connue, la société française DreamUp Vision est également un acteur non négligeable dans le domaine de l’intelligence artificielle et plus particulièrement celle liée à la santé. En effet, cette jeune entreprise est à la source d’un projet innovant et prometteur pour le traitement des maladies de l’œil. Pour cela, elle a développé une intelligence artificielle qui a la capacité de détecter les infections oculaires en se servant uniquement de photographies. Ensuite, celles-ci seront analysées par une machine, laquelle réalisera un diagnostic quasi immédiat par le biais d’une comparaison.
  • Microsoft se montre aujourd’hui un peu discrète en ce qui concerne le développement d’intelligence artificielle dédiée à la santé, mais la société travaille bien sur un projet d’envergure. En effet, ce géant de l’informatique ambitionne de créer une méthode IA permettant d’éliminer le cancer. Pour le moment, le projet est encore au stade de développement. Toutefois, de premiers tests pourraient bien être réalisés très prochainement.

Intelligence artificielle et voitures autonomes

S’il y a un secteur dans lequel l’intelligence artificielle est de plus en plus présente, c’est bien le secteur automobile. En effet, les acteurs automobiles investissant dans cette nouvelle technologie se sont multipliés ces dernières années et il en est de même pour les projets qui sont en cours.

À titre d’exemple, on peut citer Google et sa Google Car, une voiture autonome et connectée qui a la capacité de se conduire toute seule sans l’intervention d’un chauffeur. Utilisant en grande partie les technologies issues de l’IA, cette voiture sait comment contourner les obstacles et éviter les accidents. D’ailleurs, des tests sur des routes publiques ont déjà été réalisés et les résultats sont plutôt prometteurs.

Model-X-Tesla
Model X – Tesla

Par ailleurs, quand on parle de voitures connectées, on ne peut pas non plus faire abstraction de celles développées par Tesla. Ce fabricant automobile fait en effet partie de ceux qui investissent le plus aujourd’hui dans l’intelligence artificielle et certains de ses produits sont même déjà en ventes sur le marché.

Enfin, il ne faut pas non plus oublier Apple et son projet ambitieux connu sous le nom de code « Titan ». Ce géant d’internet conçoit en effet actuellement une voiture électrique et autonome baptisée Apple Car. Bien que sa sortie ne soit pas prévue avant l’année 2020, les rumeurs autour d’elle suggèrent qu’il s’agira d’une voiture intelligente aux caractéristiques très intéressantes.

Intelligence artificielle et justice

L’idée peut certes nous paraitre absurde et irréaliste, mais c’est bel et bien la réalité en ce moment ! En effet, l’intelligence artificielle tend peu à peu à intégrer le monde de la justice, et ce, de différentes manières. Il y a par exemple celle qui s’efforce de trouver une méthode pour rendre une partie de la justice automatique.

Un projet qui pourrait notamment se détacher des lourdes procédures qui peuvent parfois être longues et préjudiciables. Grâce l’IA, il est aussi de nos jours possible d’utiliser un avocat virtuel. Une telle pratique est désormais disponible aux États-Unis avec Peter, fruit d’un jeune talent français.

L’IA se présente comme une excellente alternative pour perdre moins de temps et gagner en efficacité. Enfin, un système d’intelligence artificielle est également arrivé à prédire les verdicts de nombreux procès de la Cour européenne des droits de l’homme, et ce, avec un taux de réussite de 79 %. Finalement, les recherches sur l’intelligence artificielle sont aujourd’hui très développées et permettent la réalisation de choses vraiment impressionnantes. Cependant, il faut savoir qu’elle aussi a ses propres limites.

Les limites de l’intelligence artificielle

I_Robot_-_RunaroundComme toute chose, l’intelligence artificielle a aussi ses limites ! En effet, il est nécessaire d’encadrer cette nouvelle technologies afin d’éviter les dérives.
Il existe ce que l’on appelle les Trois lois de la Robotique, lesquelles mettent en exergue les différentes limites que ne doit pas dépasser l’intelligence artificielle.

Les règles en question ont été tirées de la science-fiction, mais leur application s’étend à la réalité étant donné que les robots, principaux produits de l’intelligence artificielle, n’existaient auparavant que dans les histoires de ce genre. Ainsi, ces lois édictées par l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov s’énoncent comme suit :

  • Loi n° 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger
  • Loi n° 2 : Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi
  • Loi n° 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi

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Babypreneurs-innovation

Babypreneurs : innover est un jeu d'enfant !

“Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant.” Pablo Picasso

En anglais, on les appelle les « babypreneurs« , les enfants entrepreneurs, ils nous démontrent qu’il n’y a pas d’âge pour avoir de bonnes idées, ni d’ailleurs pour entreprendre !

Intéressons-nous aux parcours surprenants de 15 enfants et adolescents qui ont trouvé une bonne idée, ont créé leur entreprise et ont rencontré le succès !

D’où viennent leurs idées ? Comment s’explique leur réussite ? Comment s’en inspirer pour innover ?

Les babypreneurs ont des profils variés : certains sont de véritables petits génies du développement informatique, d’autres du marketing, d’autres encore ont simplement eu une bonne idée ; tous ont la soif d’entreprendre, de porter leurs idées et de concrétiser leurs projets.

Pour une majorité, leurs idées innovantes viennent répondre à des problématiques auxquelles ils ont été directement confrontés et qui se rapportent donc souvent à l’univers des enfants et des adolescents. Preuve qu’on est souvent les mieux placés pour innover dans le monde dans lequel on évolue. 

Parallèlement, ces jeunes entrepreneurs nous enseignent les secrets de la créativité : avoir un regard naïf, exempt de contraintes et de barrières permet à la créativité de s’exprimer pleinement et d’atteindre les sommets.

 

Moziah Bridges, 8 ans

« Real men should tie their own ties ! » (Les vrais hommes portent leurs propres créations !)

Moziah Bridges

Moziah Bridges, surnommé Mo, est aujourd’hui le plus jeune entrepreneur aux Etats-Unis.

A seulement 8 ans, il a créé sa propre entreprise, Mo’s Bows (les noeuds-papillon de Mo), de conception de noeuds-papillon d’inspiration années 30 faits main.

Son histoire débute avec son goût prononcé pour la mode. Ne trouvant que des noeuds-papillons « unis et moches » sur le marché, il décide de concevoir ses propres créations avec l’aide de sa grand-mère qui lui apprend à coudre.

Le concept séduit, sa collection compte une vingtaine de modèles commercialisés dans des magasins de luxe. En 2015, son entreprise a généré un chiffre d’affaires de 140.000€.

 

Nick D’Aloisio, 16 ans

« My motivation has always been to do technology apps and companies, not making money. » (J’ai toujours été motivé par la création d’applications et de sociétés, pas par l’argent.)

Le britannique Nick D’Aloisio est sans doute l’exemple le plus connu de réussite d’un babypreneur.

En 2012, alors âgé de 16 ans, il développe l’application Summly qui génère automatiquement des résumés d’articles de presse grâce à un algorithme.

Un an plus tard, il vend son application à Yahoo pour la modique somme de 30 millions de dollars (27 millions d’euros), faisant ainsi de lui le plus jeune entrepreneur millionnaire de l’histoire !

 

Louison Dumont, 16 ans

« Je n’aime pas être seulement un consommateur, je veux créer de la valeur autour de moi. »

Louison DumontLe français Louison Dumont a commencé la programmation informatique à l’âge de 8 ans.

A 13 ans, il découvre la blockchain et les Bitcoins. Il investit dans cette devise virtuelle, spécule mais aspire à plus.

Animé par la volonté de créer de la valeur, il crée à 16 ans SugarDoc, une application mobile qui permet de trouver rapidement et de prendre rendez-vous avec un médecin à proximité. La même année, il lance Bitproof, un système de certification de documents digitaux basé sur la blockchain, évalué à 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros).

Aujourd’hui âgé de 18 ans, il s’est installé dans la Silicon Valley et s’est lancé dans l’intelligence artificielle en développant Peter, un avocat virtuel qui permet de donner des conseils juridiques aux entreprises. On ne peut douter que ce jeune entrepreneur nous réserve d’autres bonnes surprises à l’avenir.

 

Shubham Banerjee, 12 ans

« I think I’m doing something that could actually help people. » (« Je pense faire quelque chose qui peut vraiment aider les gens. »)

Shubham Banerjee_inventor of BraigoSelon l’Organisation Mondiale de la Santé, 285 millions de personnes sont malvoyantes dans le monde et 90% d’entres elles vivent dans des pays en voie de développement. Les premiers prix d’une imprimante en braille atteignent plus de 2.000 dollars.

Choqué par ces constats, Shubham Banerjee, un belge de 12 ans résidant aux USA et n’y connaissant rien au braille, décide de se lancer dans la fabrication d’une imprimante en braille low cost. Il choisit notamment de remplacer les matériaux de l’imprimante par des briques de Lego®. Son idée brillante permettrait de réduire les coûts de production de 75% à 82% ! En 2014, Shubham crée la société Braigo Labs Inc. Son invention remporte de nombreux prix et suscite l’intérêt d’Intel qui investit environ 100.000 dollars dans son projet pour aider à sa commercialisation.

Il lance également Braigo Platform, une application web gratuite qui vise à fournir un ensemble de solutions pour les malvoyants en offrant par exemple la possibilité d’extraire du texte à partir d’images et de photos.

 

Fraser Doherty, 14 ans

« For me, starting a business has never been about trying to get rich. » (Je n’ai jamais lancé un business dans le but de devenir riche.)

Fraser Doherty

Les recettes de nos grands-mères sont les meilleures ! L’écossais Fraser Doherty l’a compris très tôt puisqu’il n’avait que 14 ans lorsqu’il s’est lancé dans la commercialisation des confitures de fruits sans additifs et sans sucres ajoutés élaborées à partir de la recette de sa grand-mère.

Sa confiture 100% fruits SuperJam rencontre un franc succès et Fraser devient en 2007 le plus jeune fournisseur d’une chaîne de supermarché en signant un contrat avec Waitrose.

En 2009, il vend son affaire pour 1,2 millions de livres sterling (1,3 millions d’euros).

 

Harli Jordean, 8 ans

« The Marble King of United Kingdom » (Le roi des billes de Grande-Bretagne)

Harli Jordean - The Marble King of United Kingdom

A l’âge où l’on joue encore aux billes, le jeune londonien Harli Jordean a poussé le boulard un peu plus loin en se lançant dans la fabrication et la commercialisation de billes de collection !

Son idée, satisfaire la nostalgie des adultes pour ce jeu de leur enfance en commercialisant des billes rares et de grande qualité pouvant atteindre près de 600€ !

Fort de son succès, il a été surnommé The King’s Marbles (le roi des billes) et son business lui rapporte des milliers de livres sterling par an.

 

Jordan Casey, 13 ans

« I find app ideas solving problems. » (Je trouve des idées d’applications en essayant de résoudre des problèmes.)

Jordan Casey

Passionné de jeux vidéos, Jordan Casey est tombé dans la programmation informatique à l’âge de 9 ans et se met à créer ses propres jeux sur Internet.

En 2012, le jeune irlandais fonde sa première société, Casey Games qui commercialise des applications de jeux sur smartphone. Il est alors âgé de 13 ans et devient le plus jeune entrepreneur d’Europe !

Jordan continue de suivre une scolarité normale. Lorsque sa professeur perd le registre des absences de ses élèves, il a alors l’idée de créer une application capable de gérer ce type d’informations et en 2013, il créé TeachWare, une application destinée aux enseignants pour gérer les informations relatives à leurs étudiants.

Aujourd’hui âgé de 17 ans, ses entreprises lui rapportent plusieurs milliers d’euros par an et il a encore de nombreux autres projets à mener. Il participe également à des conférences dans le monde entier.

Conférence TEDx, Jordan Casey, 2013

 

Louis Haincourt, 15 ans

« Il n’y a rien à perdre, tout à gagner (mais bon, il faut garder une vie sociale quand même). »

Louis Haincourt

Le français Louis Haincourt, 15 ans, veut une coque originale pour son iPhone mais elles coûtent au minimum 30€ dans les magasins classiques. Il cherche alors sur Internet et découvre une offre chinoise d’un lot de 100 coques pour 125 dollars (110 euros). Le jeune homme les achète, en garde quelques unes pour lui et revend les autres de 3 à 4 euros à ses amis et sur le bon coin. La demande de coques originales et bon marché est forte et il se retrouve rapidement en rupture de stock. Il recommence alors l’opération et vend plus de 3.500 coques.

En 2010, il crée sa société de commerce de coques de smartphones et son site web, Dealerdecoque.fr. En 2013, il est l’un des premiers à se lancer dans la personnalisation de coques et travaille avec de grands comptes comme Danone, Vinci, la SNCF ou encore McDonald’s.

Il continue de développer sa société tout en innovant avec le « coque-truck », un camion nomade pour créer des coques personnalisées en moins de 10 minutes.

En 2014, le chiffre d’affaires de sa société s’élève à 82.000 euros.

 

Adam Hildreth, 14 ans

« A business is driven by what the customers want and need. Its what turns a start up into a successful business. » (Un business est régit par ce que veulent les clients et ce dont ils ont besoin. C’est ce qui transforme une startup en un business prospère.)

Adam HildrethEn 1999, Adam Hildreth, alors âgé de 14 ans, fonde avec 7 de ses amis, la société Dubit Limited, qui devient rapidement l’un des plus grands réseaux sociaux pour adolescents au Royaume-Uni.

Plus tard, sa société devient une « Youth Marketing Agency » (agence marketing spécialisée dans la jeunesse) qui conseille les grandes entreprises sur leurs produits destinés aux jeunes.

En 2005, il crée également Crisp Thinking, un logiciel pour protéger les enfants et les adolescents d’adultes mal intentionnés sur Internet et devient ainsi un pionnier dans ce domaine.

En 2014, sa fortune personnelle est évaluée à 24 millions de livres sterling (27 millions d’euros).

 

Catherine et David Cook, 15 et 16 ans

« If you’re not making mistakes, then you’re not making decisions. » (Si vous ne faites pas d’erreur, c’est que vous ne prenez pas de décisions.)

Catherine and David CookEn 2005, Catherine et David Cook, respectivement âgés de 15 et 16 ans arrivent dans un nouveau lycée et souhaitent faire la connaissance de leurs camarades de classe. Ils jugent le « yearbook » (trombinoscope) du lycée désuet avec des informations qui ne sont pas pertinentes. Ils commencent alors un brainstorming sur les informations qu’ils aimeraient y trouver. Le résultat de leurs réflexions : le site web de réseau social MyYearbook qui devient rapidement le troisième plus grand réseau social aux Etats-Unis après Facebook et MySpace.

MyYearbook a été renommé MeetMe et compte aujourd’hui plus de 5 millions de membres. La société est valorisée à 15 millions de dollars (13,7 millions d’euros).

 

Marie Burlot, 16 ans

« Ne trouvez plus d’excuses pour dire que vous n’êtes pas prêt, les grands entrepreneurs de ce monde n’ont pas commencé tout en haut de la montagne, ils ont dû la gravir à leurs risques et périls ! »

Marie BurlotUne autre jeune française s’est lancée à 16 ans dans l’entrepreneuriat en créant sa société, Ferret Dream Company, qui conçoit et vend en ligne des accessoires pour les furets via son site web, Ferretdream.com.

Marie Burlot, passionnée de furets, ne trouvait sur le marché que des produits peu attirants avec un rapport qualité/prix décevant. Elle mena alors une étude de marché et se rendit compte qu’en France la demande pour ce type de produits était relativement élevée et que les produits disponibles ne satisfaisaient pas les acheteurs.

Elle décide alors de se lancer dans la confection d’accessoires en apprenant la couture et la vente en ligne sur son site web.

Aujourd’hui, les accessoires sont fabriqués en France par des travailleurs handicapés.

Le chiffre d’affaires annuel de sa société atteint 45.000€.

 

Juliette Brindak, 16 ans

« Know your audience REALLY well! » (Connaît parfaitement ta cible !)

Juliette Brindak

La pré-adolescence et l’adolescence sont des périodes difficiles pour les jeunes filles. Beaucoup de changements interviennent, le corps qui change, l’entrée au collège, les responsabilités, les garçons, les parents…

Juliette Brindak, âgée alors de 16 ans connaît bien cela et cherche un moyen d’aider sa petite soeur à traverser cette période tumultueuse.

En 2005, la jeune américaine lance le réseau social Miss O And Friends, entièrement dédiée aux pré-adolescentes et aux adolescentes. L’objectif est de leur offrir un espace sécurisé pour jouer et échanger sur les sujets qui les concernent.

Le secret de sa réussite, connaître parfaitement son public, à savoir les jeunes filles !

Miss O And Friends se classe troisième des plus grands sites web dédiés aux filles et compte 5 millions de visiteuses uniques par mois.

Procter & Gamble a évalué le réseau social à 15 millions de dollars (13,7 millions d’euros).

 

James Murray Wells, 19 ans

« I have no formal business training — I just saw a gap in the market and an opportunity to provide an essential service at a good price. » (Je n’ai pas fait d’études de commerce, j’ai simplement vu une ouverture sur le marché et l’opportunité de fournir un service indispensable à un prix abordable.)James Murray Wells

James Murray Wells

Le britannique James Murray Wells a 19 ans lorsqu’il apprend qu’il doit porter des lunettes de vue. Surpris par les prix élevés des montures disponibles, il questionne différents fabricants et découvre que les coûts de production des lunettes sont bien inférieurs aux prix de vente pratiqués. En effet, des lunettes qui ne coûtent que 7 livres sterling à produire sont vendues 150 livres sterling, soit plus de 21 fois leur prix !

Inspiré, il fonde en 2004 la société Prescription Eyewear Limited et lance un site web de vente de détail de lunettes moins chères, GlassesDirect.co.uk. Il bouleverse ainsi le petit monde des opticiens, qui gardaient jusqu’ici la main mise sur ce marché lucratif.

Sa société devient leader de la vente en ligne de lunettes de vue en Europe et atteint un chiffre d’affaires annuel de 57 millions de livres sterling (64 millions d’euros).

En 2016, James Murray Wells vend sa société au français Essilor pour 120 millions de livres sterling (134 millions d’euros).

 

Zachary Marks, 11 ans

« There’s no safe social network that’s made for kids. » (Il n’existe pas de réseau social sécurisé dédié aux enfants.)

Zachary Marks

L’américain Zachary Marks a 11 ans lorsque ses parents lui interdisent d’accéder à son compte Facebook. En effet, il faut avoir au moins 13 ans pour détenir légalement un compte Facebook.

Frustré de ne pouvoir discuter avec ses amis et échanger des contenus en toute sécurité, Zachary se met à la recherche d’un autre réseau social mais ne trouve que des réseaux « enfantins et puérils ». Il se décide alors à créer son propre réseau social adapté aux jeunes de son âge.

Le réseau social « created By Kids For Kids » (créé par les enfants pour les enfants) Grom Social voit le jour en 2011. 2 ans après, le réseau social compte plus de 7.000 membres de 6 à 16 ans.

 

Leanna Archer, 9 ans

« In order to be successful you have to: Believe in Yourself, Your Ability & Your Business. » (Les clés du succès : Croire en soi, en ses capacités et en son entreprise.)

Leanna ArcherLeanna Archer, jeune américaine d’origine haïtienne n’avait que 9 ans quand elle a commencé à produire elle-même des soins capillaires 100% naturels à partir des recettes de sa grand-mère. Ses produits de qualité rencontrent rapidement un grand succès et la demande grandit. Elle lance alors son site web de vente en ligne de produits cosmétiques corporels et capillaires Leanna’s Essentials.

Elle crée également la fondation Leanna Archer Education qui vient en aide aux enfants défavorisés d’Haïti.

En 2015, ses produits se vendent dans le monde entier et sa société affiche un chiffre d’affaires de 500.000 dollars (459.000 euros).

 

Loin d’être motivés par la recherche de profit et donc sans s’imposer de contraintes ni de pression, la réussite de ces enfants nous montrent l’importance de l’ouverture d’esprit, de l’absence de barrières, en somme le pouvoir de la créativité !

Ils ont identifié des manques grâce à l’observation de l’environnement dans lequel ils évoluent, ce qui les a amenés à découvrir des opportunités de marché. Dans la résolution de ces problèmes, ils ont adopté naturellement une vision orientée utilisateur ce qui explique aussi le succès de leurs projets qui viennent véritablement répondre à un besoin.

Outre le soutien essentiel de leurs parents, l’essor et la démocratisation de l’informatique ont facilité la réalisation de leurs projets entrepreneuriaux en termes de création, de communication ou de canal de vente. L’une des forces de cette génération de digital natives est également de savoir utiliser le numérique comme un outil permettant de concrétiser leurs innovations.

Ces enfants nous donnent une belle leçon d’innovation et nous prouvent qu’innover est un jeu d’enfants ! Alors à vous de jouer !

Claire Rousseau

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Virtual-Reality-Headset

Exemple d’innovation : les applications originales des casques de réalité virtuelle !

On parle de plus en plus de réalité virtuelle ou encore de réalité augmentée. Les exemples d’application concrète en sont encore pour le moment au stade expérimental et touchent principalement l’univers de l’entertainment. Mais les chercheurs de différents milieux s’interrogent de plus en plus sur cette technologie. Nous allons nous intéresser à des mises en oeuvres qui au premier abord peuvent paraître surprenantes, mais qui n’en sont pas moins intéressantes dans leur finalité.

La réalité virtuelle s’invite chez vous !

Realyz est une start-up qui accompagne l’agence Daniel Moquet afin de travailler différents agencements extérieurs à présenter à leur clients. Le but étant, vous l’aurez deviné, de vous immerger virtuellement dans votre éventuel futur « chez vous » :


Aménagement extérieur et réalité virtuelle par OuestFranceFR

Des applications pour les animaux ?

Un exemple cette fois-çi un peu surréaliste, la réalité virtuelle dans le monde des volailles. Non vous ne rêvez pas !

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A l’heure actuelle, aux Etats-Unis les poulets sont trop nombreux pour vivre en plein air, l’idée serait donc de les habituer depuis leur plus jeune âge à vivre en cage sur un tapis roulant avec ce fameux casque afin de leur donner l’illusion d’être en plein air auprès de leur congénères et ce depuis leur espace confiné, garantissant de ce fait la sécurité contre d’éventuels prédateurs mais aussi de favoriser leur moral !

Ce projet pourrait aussi être utilisé pour des traitements sur d’autres animaux fermiers ou encore pour des animaux de zoo.

L’innovation au service de la médecine

L’univers médical s’intéresse également à cette technologie, et plus particulièrement la neurochirurgie. Il s’agit d’une première mondiale réalisée au CHU d’Angers, grâce à un casque de réalité virtuelle un patient guide en direct le neurochirurgien pendant l’opération !

Le but de cette technique est de tester la vision du patient pendant que le neurochirurgien stimule directement des endroits du cerveau afin d’étiqueter les zones à épargner.

A terme, il est question de développer cet axe technologique pour l’adapter sur des tests de langage ou pour conditionner les patients avec des images relaxantes.


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Exemple d'innovation : réalité virtuelle, quand les magasins s’invitent sur internet

Découvrez les meilleurs d’exemples d’innovation

Il y a quelques années, Google a étendu son offre de réalité virtuelle afin de s’introduire au sein même d’établissements. Hôtels, restaurants, magasins ou même salles de coworking, tous ont été séduits par cette nouvelle formule. Véritable vitrine interactive pour les professionnels, il donne l’avantage aux intérieurs soignés ou empreints d’une identité visuelle affirmée. De quoi booster les projets d’aménagement et de décoration des magasins !

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Il permet entre autre de visiter les établissements, de prendre connaissance des collections actuelles, de l’étendu de la gamme ou de s’imprégner de l’ambiance d’un point de vente.

Ce type de communication a donné lieu à des mises en scènes plutôt originales !

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La portée marketing est claire : étendre la zone de chalandiseEn effet, une présence sur internet permet de faire abstraction des limites spatio-temporelles des établissements.

Google Business View répond également au circuit d’achat désormais omnicanal des consommateurs. Ici nous sommes sur un format “Web-to-store”, où le client effectue ses recherches sur internet, puis achète dans un point de vente physique.

Rappelons qu’en termes de ventes, 92% des achats s’effectuent en magasin et 75% de ces acheteurs offline se renseignent sur la toile en amont. Le toucher et l’odorat restant des déclencheurs d’achat incontournables, cette visite en 3D doit créer des désirs d’achats qui seront transformés au sein même des points de vente.

Certaines marques ont poussé l’expérience utilisateur encore plus loin.

C’est le cas d’un concessionnaire automobile qui propose de visiter l’intérieur d’une voiture de sport afin d’en apprécier le design.

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Les applications sont multiples : promotion d’une nouvelle collection, ouverture d’une nouvelle boutique.  Ce nouvel outil marketing, bien que très innovant, n’est pas optimisé pour être actualisé à chaque changement au sein d’un établissement.

Cette prestation s’inscrit essentiellement sur une stratégie de long terme. Cela désavantage grandement les boutiques ayant un renouvellement continu. Le coût et la technicité du service deviendraient trop importants comparés au retour sur investissement envisagé.

A l’heure où une ville japonaise a mis en ligne un service de visite de ses rues et boutiques à hauteur de chat, Cat Street View, la technologie transforme le marketing et sert les établissements de briques et de ciment.

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Internet n’a véritablement pas étouffé nos boutiques, mais les aide à être plus actuelles, plus innovantes !

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