Dites adieu aux défauts de production grâce au Poka-Yoke !

Dites adieu aux défauts de production grâce au Poka-Yoke !

« L’erreur est humaine ! » Voilà une expression que l’on entend très souvent et qui constitue même une excuse fréquente pour certains individus de ne pas avancer. Bien sûr, on ne nie pas la véracité de cette expression ni le sens qu’elle véhicule. Toutefois, l’erreur ne doit pas être appréhendée ainsi. Elle ne doit pas nous empêcher d’avancer et d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

Au contraire, on peut s’en servir pour aller de l’avant et éviter les divers obstacles. D’ailleurs, il est bon de savoir qu’il existe bel et bien une méthode qui permet de prévenir les erreurs. Et c’est précisément de ce sujet que nous allons parler dans cette rubrique.

Baptisée Poka-Yoke, la méthode en question consiste en la prévention des erreurs et donc en l’amélioration de la qualité. Elle est aujourd’hui très utilisée aussi bien dans les entreprises que dans les industries. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a su faire preuve de son efficacité. Afin de vous permettre d’avoir une idée plus claire de ce qu’est exactement le Poka-Yoke, nous allons vous expliquer dans cette rubrique tout ce qu’il y a à savoir à son sujet.

 

Qu’entend-on exactement par Poka-Yoke ?

Shigeo Shingo

Shigeo Shingo

Le Poka-Yoke est une méthode quelque peu récente. Son invention remonte seulement à l’année 1986. Il a été créé par un ingénieur japonais du nom de Shigeo Shingo, employé chez Toyota, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a gardé ce nom. Poka-Yoke est en effet un terme japonais qui signifie anti-erreur.

Pour le désigner en français, on utilise souvent le terme « détrompeur » ou tout simplement système anti-erreurs. Tel que nous l’avons déjà évoqué plus haut, il s’agit d’un système de management de la qualité consistant à éviter les erreurs ou encore les défectuosités de façon mécanique. Le but est notamment ici d’améliorer et d’assurer une meilleure qualité au niveau de la production et d'arriver ainsi au "zéro défaut".

Au début, cette méthode était dénommée Baka-Yoke, ce qui veut dire « à l’épreuve des idiots ». Une dénomination qui n’a bien sûr pas plu à tout le monde. C’est pourquoi on a décidé par la suite de changer son appellation en Poka-Yoke.

Dans la pratique, cette technique a déjà fait ses preuves et son efficacité a bien été vérifiée. Elle a même déjà été lancée dans des industries d’envergure telles que Toyota. Le système Poka-Yoke est dans son ensemble très sophistiqué et contrairement aux êtres humains, il est sans faille. Pour les entreprises, il s’agit donc d’un outil en or. Il peut être très efficace dans la démarche d’amélioration de la qualité. Il faudra tout simplement bien appréhender le concept afin de l’appliquer dans les normes. Pour ce faire, il est important de commencer par bien faire la distinction entre « erreur » et « défectuosité ».

Le premier a le plus souvent rapport avec l’humain et les erreurs fréquentes qu’il peut commettre : incompréhension, déconcentration, etc. En ce qui concerne la « défectuosité », elle est liée à la livraison du produit qui a pu passer par plusieurs postes sans vérification.

 

Les techniques d’inspection dans le Poka-Yoke

Pour qu’aucune erreur ne passe inaperçue dans le développement et la livraison d’un produit, le Poka-Yoke impose plusieurs types d’inspection. On en dénombre principalement trois :

  • L’inspection par jugement : l’inspection consiste ici en la vérification de l’ensemble des unités de chaque lot produit. Le but étant de pouvoir séparer les unités conformes des défectueuses.
  • L’inspection informative : après l’inspection par jugement, il faudra maintenant continuer par une analyse du comportement des différents processus en se basant sur les données collectées de la ligne de production. C’est aussi durant cette phase d’inspection que l’on corrige les erreurs s’il y en a après l’analyse. À noter que cette inspection peut s’effectuer de deux façons : l’inspection successive et l’auto-inspection.
  • L’inspection de source : ce dernier type d’inspection consiste à vérifier si toutes les conditions requises pour garantir la qualité sont réunies dans le processus de production. S’il y a une erreur, le système Poka-Yoke permettra de la détecter en un rien de temps. Et ici, soit il nous avertit, soit il stoppe tout simplement le processus jusqu’à ce que l’erreur soit corrigée.

 

Quand et où appliquer le Poka-Yoke ?

Comme nous l’avons déjà dit tout au long de cet article, le Poka-Yoke est nécessaire pour prévenir les erreurs et améliorer la qualité des produits. De par cette caractéristique, il permet d'intervenir dans de nombreux domaines. Pour commencer, on peut l’utiliser sur les sites de production afin d'éliminer les erreurs humaines dans la réalisation d’une tâche.

Dans le cas d’une usine d’assemblage, il est par exemple envisageable d’intégrer un Poka-Yoke qui empêche d’assembler deux pièces qui ne sont pas concordantes. Outre l’usine, le Poka-Yoke peut aussi s’appliquer aux produits vendus. D’ailleurs, on en retrouve de nombreux aujourd’hui dans divers produits comme les automobiles, les tondeuses, les bateaux à moteur, les prises électriques et bien d’autres encore. Le Poka-Yoke évite non seulement les erreurs, mais aussi les dangers qu’elles peuvent engendrer.

 

Quelques exemples de Poka-Yoke

Voici quelques exemples de Poka-Yoke qui peuvent vous aider à mieux le comprendre et ses fonctions :

  • Quand vous allez faire le plein dans une station essence, vous devez avant tout éteindre le moteur de votre véhicule. Dans le cas contraire, la trappe du réservoir ne pourra pas s’ouvrir et vous ne pourrez pas faire le plein. De son côté, la distribution du carburant intègre également un Poka-Yoke qui l’arrête automatiquement quand le réservoir du véhicule est plein. De cette manière, on évite tout débordement et tous les autres risques que cela peut provoquer.
  • Les tondeuses à gazon constituent également un exemple parfait de Poka-Yoke. De nos jours, celles-ci sont dotées d’une poignée. Son rôle est de mettre le moteur en marche quand on la serre. Et une fois qu’on la lâche, l’appareil s’éteint. Ce système garantit ainsi l'arrêt de la tondeuse en l'absence d'une action humaine pour la contrôler, permettant d’éviter les accidents.

Il ne s’agit là que de simples exemples, mais ils vous permettront certainement d’avoir une idée plus claire de ce qu’est vraiment un Poka-Yoke et quels sont ses bénéfices.

 

Maintenant que vous savez à peu près tout sur le Poka-Yoke, il ne vous reste plus qu’à l’utiliser pour éviter les erreurs et améliorer la qualité de vos produits. C’est là un point essentiel qu’il est important de tenir compte de nos jours si l’on souhaite mieux vendre et réussir. Cependant, afin que le Poka-Yoke soit efficace, il faudra s’assurer de bien le comprendre et l’appliquer comme il faut.

Eddy Andriamanalina

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