Innovation incrémentale : comment innover grâce à l’analyse défectuologique ?

Innovation incrémentale : comment innover grâce à l’analyse défectuologique ?

 

L’innovation se trouve de nos jours au cœur des stratégies de développement de toutes les entreprises. C’est en effet devenu un élément incontournable pour chacune d’entre elles. L’innovation leur permet de se démarquer de la concurrence, d’attirer des clients et de maximiser leur profit.

Toutefois, comme la réalité le montre aussi bien, il n’est pas toujours facile d’innover ! Bien que l’on ait la volonté de le faire et que l’on ait à sa disposition tous les moyens nécessaires, l’innovation ne se réalise pas du jour au lendemain. C’est la raison pour laquelle il est souvent recommandé de porter un regard critique mais constructif sur son organisation, ses produits, ses services, etc.
C’est précisément l’objet du présent article ! Nous allons vous parler ici de l’analyse défectuologique et de son utilité dans le cadre de l’innovation incrémentale ou de l’amélioration continue. Commençons donc par définir chacun d’entre eux afin de mieux appréhender le sujet.

 

Qu’est-ce que l’innovation incrémentale ou l’amélioration continue ?

L’innovation incrémentale figure avant tout parmi les 4 principaux types d’innovation. Elle s’oppose à ce que l’on appelle innovation de rupture, et ce, bien que les deux supposent l’introduction de quelque chose de nouveau.

En effet, l’innovation de rupture se veut "radicale" dans sa démarche en exprimant le fait de rompre directement avec ce qui existe. L’innovation incrémentale se veut quant à elle plus prudente et suppose une amélioration continue d'un produit ou d'un service. En d’autres termes, il n’y a pas ici besoin de changer de modèles économiques, de fournisseurs ou encore de distributeurs selon le cas. On maintient ce qui est déjà existant tout en essayant de l’améliorer grâce à l’ajout d’éléments nouveaux, sans pour autant le transformer foncièrement.

Bref, cette définition de Patrice Noailles peut très bien résumer tout ce qui a été dit plus haut : « Dans le cas d’une innovation incrémentale, il s’agit généralement d’une petite amélioration technique ou organisationnelle, voire d’une adaptation du modèle économique. Cette « petite » amélioration ne nécessite qu’assez peu ou pas d’opérations complexes. L’accord des utilisateurs est souvent acquis d’avance. »
Par ailleurs, il est important de bien souligner ce que l’on entend par amélioration continue. Pour commencer, le terme est originellement tiré du terme japonais « Kaizen ». Etymologiquement, celui-ci vient de deux idéogrammes chinois à savoir « Kai », lequel signifie changement, et « Zen » que l’on peut traduire par meilleur. Et comme nous l’avons déjà dit plus haut, Kaizen signifie en français amélioration continue. Il est bon de préciser ici que Kaizen n’est pas du tout un outil ou une méthode. Il s’agit plutôt d’un mode de pensée qui ne se contente ni ne se satisfait de la situation qui existe. On s’efforce donc de l’améliorer constamment et de manière graduelle afin de parvenir à une situation meilleure. Toutefois, contrairement à ce que l’on a tendance à croire dans le cadre de la pensée occidentale, l’amélioration continue ne consiste pas en une rupture. Elle implique une amélioration sans investissements ni usage de moyens conséquents. Elle se fait petit à petit et jour après jour.

 

Qu’entend-t-on par analyse défectuologique ?

L’analyse défectuologique intervient souvent dans le cadre d’une innovation incrémentale. Cette méthode aide en effet à mieux cerner les améliorations et à avancer. En principe, il s’agit d’une méthode d’analyse consistant à porter un regard critique sur le fonctionnement d’un service ou l’utilisation d’un produit. Néanmoins, en plus d’être critique, ce regard doit aussi être constructif. Autrement dit, il doit avoir comme objectif d’améliorer le fonctionnement ou les caractéristiques en question du service (ou du produit). Et bien sûr, comme il s’agit là d’une méthode, il existe une démarche spécifique à suivre afin qu’elle soit efficace.

 

Pourquoi utiliser l’analyse défectuologique en matière d’innovation incrémentale ?

Tel que nous l’avons déjà expliquer ci-dessus, l’analyse défectuologique permet de bien entamer une amélioration continue ou une innovation incrémentale. Elle offre la possibilité à ses pratiquants de déterminer et d’identifier les divers problèmes endiguant le développement ou l’amélioration d’un produit ou d’un service. Ce qui leur permettra par la suite d’attirer encore plus de clients et de mieux se positionner sur le marché. D’ailleurs, les données obtenues grâce à cette analyse permettront également d’identifier les faiblesses et de ne plus commettre les mêmes erreurs à l’avenir. Cela concerne aussi bien le produit actuel que les produits que l’entreprise concevra à l’avenir.

 

Comment mener une analyse défectuologique ?

Une analyse défectuologique ne se fait pas n’importe comment. Il existe en effet une démarche spécifique à suivre afin de garantir une meilleure efficacité et atteindre les objectifs fixés.

Tout d'abord, il faut bien cerner et définir le sujet à analyser : un produit, un service, un projet...

Ensuite il vous faut constituer un groupe de travail. Les personnes à impliquer peuvent venir de différents domaines ce qui permet d'avoir des points de vue différents afin d'identifier le plus de défauts et d'axes d'amélioration possibles.

Dans un premier temps, il faudra donc déterminer tous les défauts, les lacunes et tous les problèmes qu’affiche le produit ou le service. Ici, il peut être nécessaire de se servir d’une grille d’analyse qui facilitera le traitement du sujet en établissant les thématiques à aborder et les questions à se poser.

Vos réflexions peuvent tourner autour des thématiques suivantes :

  • Les caractéristiques du produit ou du service
  • Le mode d'utilisation : fonctionnement
  • L'aspect : forme, matériau, volume, poids, design, positionnement...
  • L'usage : commodité, solidité, fiabilité, écologie...
  • L'utilité : niveau de satisfaction, efficacité...
  • La satisfaction des besoins
  • Le conditonnement : adéquation, adaptabilité, sécurité, efficacité...
  • L'accessibilité : canaux de dsitribution, lieux de ventes, délais, horaires...
  • Le prix : adéquation du prix, réduction possible, moyens de paiement, transparence...
  • L'image : image, réputation...
  • Autres : adéquation avec la législation, fidélisation des clients, intéractions avec d'autres produits/services, concurrence...

Bien sûr, la liste n’est pas exhaustive, mais elle vous donne un aperçu global de comment se fait l’analyse défectuologique d’un produit.

Vous pouvez utiliser la technique du Brainstorming afin de répondre aux questions soulevées. Cette technique vous permettra d’identifier et de recenser tous les défauts et problèmes du sujet ou produit étudié. Cependant, il faudra faire attention ici à ne pas négliger les bons points et les qualités dont disposent déjà le produit. Ceux-ci devront nécessairement être préservés pour pouvoir être utilisés lors de l’amélioration du produit.

Après avoir inventorié les défauts et lacunes, il faudra les classer par ordre d’importance.
Enfin, vous devez reprendre chacun des problèmes identifiés et trouver des solutions, toujours grâce au Brainstorming.

 

Enfin, maintenant que vous savez tout ce qu’il faut savoir sur l’analyse défectuologique et l’innovation incrémentale, vous pouvez l’appliquer dans le cadre de votre entreprise et essayer par conséquent d’améliorer vos produits et services graduellement. Ce qui contribuera dans un premier temps à innover, mais favorisera aussi le développement et la croissance de votre entreprise.

Eddy Andriamanalina

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