Innovation : apprenez aussi de vos échecs !

Innovation : apprenez aussi de vos échecs !

 

L’innovation est indispensable pour la croissance d’une entreprise et quand on repense aux entrepreneurs tels que Steve Jobs ou Mark Zuckerberg, on se souvient de leur réussite sans vraiment repenser à leurs échecs. En effet, avant d’ouvrir leurs multinationales et de lancer leurs concepts novateurs, ils ont déjà subi la face cachée de l’innovation, à savoir l’échec.

La nécessité d’innover pour une entreprise

Dans un contexte concurrentiel où la quête de compétitivité et de performance anime la plupart des dirigeants d’entreprises, il est intéressant de revenir sur l’importance de l’innovation. En effet, pour assurer sa pérennité, sa croissance et son développement, une entreprise se doit d’être innovante dans ses pratiques et dans ses idées, et ce, bien entendu, en tenant en compte des risques qui s’y rattachent. L’on peut dire que l’innovation permet aux entreprises de renforcer leurs stratégies de croissance et leur assure d’emblée une bonne place dans un marché concurrentiel, qui est sans cesse en évolution.

À part la compétitivité, l’innovation génère de la rentabilité, ce qui la rend d’autant plus indispensable à la stratégie de l’entreprise. Qui dit rentabilité dit gestion des coûts et pour profiter d’un avantage concurrentiel tout en gérant au mieux les dépenses, l’entreprise se devra ainsi d’être innovante dans ses procédés de fabrication et de vente. Il lui sera plus facile par la suite d’espérer de bons profits, et ce, pour des dépenses maîtrisées.

Enfin, l’innovation, si elle est maitrisée, aide également l’entreprise à se démarquer de ses concurrents par la qualité de ses produits et la diversité de ses offres et services.

En somme, l’innovation va de pair avec le développement de l’entreprise, mais il ne faut pas oublier que l’innovation a besoin d'essais, et donc d'erreurs et même si le succès n’est pas toujours au rendez-vous, il reste que l’erreur serait de ne pas essayer !

L’innovation implique un risque d’échec

L’échec peut être considéré comme catalyseur de l'innovation et les entreprises doivent se rappeler que les idées les plus novatrices ont toujours été précédées de nombreux échecs.

Avoir un peu d’ambition et espérer compter parmi ceux qui ont « réussi » ne ferait pas de mal, cela aiderait même à avancer, à innover et surtout à dépasser les craintes de se tromper dans ses décisions et dans ses actions. L'échec semble donc être un mal nécessaire.

Il faut également se rappeler que l’erreur est humaine et que tous les grands entrepreneurs de ce monde ont déjà connu l’échec avant de connaitre le succès.

Parmi les exemples les plus connus, l’on citera Steve Job et sa tablette Newton, l’ancêtre de l’iPAD, sortie en 1993 qui avait fait un gros bide ou encore le célèbre auteur Stephen King qui a essuyé plusieurs refus de grandes maisons d’éditeurs avant d’être publié. Ce qui devait être perçus comme des freins et des échecs dans leur carrière, ils les ont considérés comme des tremplins, des essais qui ont mal tourné qui les ont aidés à avancer et à innover, car comme on l’a dit, l’innovation implique l’échec et la plus grande erreur serait de jeter l’éponge avant même d’essayer.

Ne pas innover c'est se laisser dépasser par ceux qui innovent

C’est un fait, seules les entreprises qui ont su se mettre à l’air du temps et innover ont réussi, là où d’autres ont disparu, faute d’avoir su se moderniser.

 

2000px-Kodak_logo.svg

C’est notamment le cas de Kodak, leader dans le domaine de la photographie argentique dans les années 90. Bien que l'entreprise soit une des premières à s'être lancée dans le développement de la photographie numérique, l'enseigne a choisi de préserver son activité principale, l'argentique. Et tout naturellement, Kodak s’est fait enterrer par ses concurrents directs comme Fujifilm qui ont su tirer profit de l’avènement du numérique et l’adapter à leur activité sans renier leur modèle d’affaires.

 

Impression

Ce fût également le cas de Caddie, leader sur son marché, qui continua de produire des chariots de supermarché en fil d'acier, alors que ses concurrents proposaient des chariots plus légers, en plastique.

Ces leaders n'ont pas su réagir à temps aux évolutions de leur marché et oser prendre le train de l'innovation en marche ; ils ont tous deux frôlé la faillite. Aujourd'hui, Kodak et Caddie ont retenu la leçon et leur stratégie intègre désormais pleinement l'innovation.

On ne le répètera jamais assez, innover c'est inscrire son activité sur le long terme, que ce soit pour rester dans la course ou dépasser ses concurrents.

 

Voir l’échec autrement : une étape vers le succès

Certains diront qu’un succès est plus profitable qu’un échec et ce n’est pas faux, mais on apprend moins par le succès que par l’échec. En effet, un succès qui débouche sur du succès est bien anodin tandis que des échecs qui se suivent et qui finissent par aboutir au succès méritent attention.

L'échec est une composante nécessaire du succès. Il doit être considéré comme une étape qui mène au succès.

Nestlé a par exemple essuyé 2 échecs de lancement de Nespresso avant de connaître le succès, ce qui a finalement pris 20 ans...

Mais comment tirer parti de ses échecs ?

Grâce au retour d'expérience. Il est nécessaire d'analyser les causes des échecs, d'identifier les freins, les points de blocage pour en tirer des leçons.

C'est d'ailleurs le principe de la conférence annuelle "Failcon" qui a lieu à San Francisco depuis 2009 et où des startupper viennent témoigner de leurs échecs. L'objectif est ici de les expliquer mais surtout de tirer des enseignements de ces expériences.

Le concept séduit et s'est exporté en France où ce sont déjà organisés des FailCon à Paris, Lyon, Toulouse ou encore Grenoble.

Failconconference

 

Aussi, l’échec ne devrait pas freiner l'ardeur des innovateurs, mais plutôt les inciter à avancer. Il peut être perçu comme un mal nécessaire, mais pour espérer de belles avancées, il faut arriver à dédramatiser l’échec, à le voir de manière positive et à l'accepter.

Accepter les échecs comme des expériences et en tirer des leçons pour mieux se préparer au futur, voilà une bonne idée à retenir, car l’enjeu de l’innovation n’est pas de faire une erreur, mais de la faire au plus tôt afin de pouvoir avancer et innover. 

Le principe d'apprentissage par l'échec est également repris dans le slogan de la célèbre agence de design Ideo qui popularisa la méthode du design thinking : "Fail often to succeed sooner" ("Echouer souvent pour réussir plus vite").

Ne partez pas, ces articles devraient vous intéresser :

1 commentaire

  1. Kaydence Auteur août 21, 2016 (9:51 )

    That’s a posting full of insgiht!

 

 

 

 

Vous souhaitez innover ?

Recevez des conseils, des méthodes et des outils pour booster votre créativité et innover !

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle de l'innovation !

Merci d'entrer votre email ci-dessous :


Abonnez-vous à la newsletter de l'innovation !